jeudi 30 août 2012

FRESCO: LES POPULATIONS MARCHENT SUR LE CAMP DES BOUVIERS FRCI APRÈS LES ENLÈVEMENTS DE 2 PRO GBAGBO



"A bas la dictature ! A bas le brigandage politique ! Trop c'est trop ! Honte à Ouattara ! Honte à Ouattara !..."

La tension était très vive devant le camp des Frci à Fresco. Et ces slogans hostiles à Ouattara et son régime, les populations Dida-Godié et autres pro-Gbagbo de la localité les ont scandés mille et une fois toute la nuit du vendredi 24 au samedi 25 août 2012. Raison, les populations n'ont pu supporter cette nuit-là du vendredi à 23 heures, l'arrestation jugée abusive de deux pro-Gbagbo. Il s'agit de Jean-Marie Abia, agent à l'Etat civil à la Mairie de Fresco et de B'bra Eugène, Directeur des Etudes au collège Sainte Marie. La nouvelle de leur arrestation, comme une trainée de poudre a vite fait le tour de la capitale du Koyéré.

Excédées par cette énième arrestation arbitraire, les populations locales, sifflet à la bouche et constituées en majorité de femmes presque nues, badigeonnées de kaolin et de charbon et chargées de branchages ont parcouru toute la nuit, les principales rues de Fresco avant d'assiéger le camp des hommes du Commandant Abissa et les Frci à la résidence de Henri César Damana, occupée toujours par les Frci.

"Ils n'ont rien fait. Nous leur avons dit que nous ne voulons plus les voir ici. Ils ont demandé que l'on leur donne 500 000f pour chacun de nos camarades mais nous avons refusé", explique une jeune dame témoin de l'évènement.

Aux dernières nouvelles, les deux pro-Gbagbo arrêtés, auraient été libérés sous la pression des manifestants.

(Ibo Cheick Oumar)

PROMESSES NON TENUES EN COTE D’IVOIRE : DES «MERCENAIRES» BURKINABÈ HAUSSENT ENCORE LE TON



Lu pour vous dans le journal burkinabè « Le Courrier confidentiel »

L’affaire commence à prendre des allures inquiétantes. Des «mercenaires» burkinabè, qui disent avoir combattu aux côtés des forces pro-Ouattara afin de déloger Laurent Gbagbo du pouvoir, réclament, une fois de plus, leur argent. Ils devaient, disent-ils, recevoir, chacun, 5 millions FCFA par mois. Mais ils affirment avoir été roulés dans la farine. «C’est le Commandant Zakaria Koné des Forces nouvelles qui nous a contactés et nous a remis, séance tenante, à Ouagadougou, 500 mille FCFA chacun. Mis à part cela, nous n’avons rien reçu malgré que nous ayons combattu au péril de notre vie», affirment-ils, très mécontents. «Zakaria Koné ne décroche plus le téléphone quand on l’appelle; l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Burkina, Abdou Touré, que nous avons contacté, ne nous a pas non plus donné de suite favorable».

Les militaires concernés ont le regard tourné vers le Président Ouattara. «Il faut qu’il règle ce problème, sinon, nous allons prendre nos responsabilités», affirme l’un d’entre eux, sans autre précision. Visiblement, ce dossier brûlant devient de plus en plus brûlant. Et il va falloir trouver rapidement une solution au regard du caractère sensible de cette affaire. Selon des sources concordantes, le commandement de l’Armée burkinabè «suit de près la situation». Mais les militaires mécontents tiennent à préciser ceci: «Nous ne sommes pas en activité dans l’Armée burkinabè et nous n’avons pas été envoyés en Côte d’Ivoire par les autorités burkinabè. Nous avons traité directement avec la partie ivoirienne.

C’est elle qui doit résoudre notre problème, pas les autorités burkinabè. Nous demandons donc au Président Ouattara de faire diligence car cette affaire traîne depuis trop longtemps. Nous avons contribué, avec force et intelligence, pour qu’il soit au pouvoir. Nous ne réclamons que ce qui nous a été promis; et nous espérons que cela se fera le plus tôt possible». La balle est donc dans le camp des autorités ivoiriennes. Selon nos sources, le ministre ivoirien de l’Intérieur est imprégné du dossier depuis longtemps. Mais la suite tant attendue par les «mercenaires » se fait toujours attendre.

Hélène TRAORE

In journal burkinabé :« Le Courrier confidentiel » N°8 du 25 avril au 9 mai 2012.

mercredi 29 août 2012

ACCUSÉ DE MONTER UNE RÉBELLION : BLÉ GOUDÉ REPOND A SES DÉTRACTEURS




Depuis la crise post-électorale, les Ivoiriens vivent dans un climat sécuritaire qui laisse à désirer. Leur quotidien est rythmé par des attaques meurtrières menées ces dernières semaines par un commando non encore identifié. A la recherche des auteurs et co-auteurs de ces attaques, les Frci procèdent à des opérations d'enlèvements et d'arrestations ; ce qui rend la situation sécuritaire beaucoup plus délétère.

Ces enlèvements sont pour la plupart du temps consécutifs à des dénonciations calomnieuses et fantaisistes qui s'apparentent plus à des règlements de comptes. C'est certainement dans cette optique que depuis quelques jours, une certaine presse se fait l’écho d'une prétendue enquête qui me présente comme le cerveau d'une rébellion qui se préparerait depuis le Libéria voisin. Cette enquête menée par monsieur Venance Konan et publiée par le quotidien dont il est le Directeu
r général, à été reprise par un autre quotidien du même bord politique.

Face à cette alchimie qui tient forcément à m'associer aux attaques de ces dernières semaines, je voudrais interpeller les auteurs de ces articles et les tenir pour responsables de ce qui pourrait arriver à ma famille et à mes proches, dans une Côte d'Ivoire où l'on est à la recherche de bouc-émissaire. Est-il encore important de vous rappeler que je suis opposé à l'usage des armes comme moyens de conquête du pouvoir. Je demeure attaché à cette philosophie qui est le fondement de mon action politique. Et vous ne réussirez pas à me transformer en putschiste. Pour moi, le règlement de nos différends politiques doit se faire par le dialogue et la paix.

Mieux, faire la paix dans un pays qui a été déséquilibré par une crise liée à des élections, n'est pas une option, c'est un impératif pour le peuple de Côte d'Ivoire. Je reste convaincu que le dialogue pose les balises d'une lisibilité et d'une visibilité politiques durables dont notre pays a besoin. C'est pourquoi, je considère que ceux qui inventent des histoires et les montent de toutes pièces, dans le seul objectif de se rendre utiles aux yeux du pouvoir ne rendent pas service à la Côte d'Ivoire.

Comme une plaie qui a besoin de toutes les cellules du corps pour cicatriser, la Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et fils pour reprendre le chemin de la reconstruction et du développement. Pour y arriver, notre pays a besoin de discours et d'actes d’apaisement. Tous ceux qui, au lieu d'y contribuer, attisent plutôt les braises, seront un jour montrés du doigt par le tribunal de l'histoire. Car le tableau analytique du climat politique de notre pays appelle à des inquiétudes. 

Charles Blé Goudé

mardi 28 août 2012

Mali : Des civils s'entraînent pour chasser les islamistes du Nord.



A Mopti, près de 300 jeunes s'entraînent ainsi avec un instructeur militaire pour, disent-ils, aller combattre les islamistes armés occupant depuis cinq mois le nord de leur pays. "Je suis un jeune volontaire. Je ne peux pas voir une partie de mon pays sous contrôle de +criminels+ et ne pas aller combattre!", déclare Oumar Touré. "Mohamed Ali", un autre "volontaire" surnommé d'après le boxeur américain à cause de son physique impressionnant, bombe le torse et se dit prêt à "faire à la guerre aux ennemis du Mali". Au total, ils sont 285 jeunes, dont une trentaine de mineurs mais aucune femme, rassemblés sur un grand terrain nu. Ils sont chômeurs, lycéens, étudiants ou fonctionnaires déplacés des zones sous contrôle des islamistes. Certains sont sympathisants ou membres du mouvement d'auto-défense "Ganda Iso", "Le fils du terroir" en langue songhoï parlée majoritairement dans le Nord. "Un! Deux! Trois!", hurlent-ils en choeur en entamant un exercice de mise en forme. Chacun tente de monter son genou droit vers son menton. Tous sont en tenue civile, certains portent des chaussures en plastique, d'autres sont pieds nus. L'ambiance est plutôt bon enfant. "On appelle ce camp +la base militaire+. Je suis +le contrôleur général+. J'encadre ces jeunes", explique Oumar Maïga, un militaire de l'armée régulière malienne qui fait office d'instructeur, alors qu'officiellement l'Etat malien ne reconnaît pas ces milices. D'après Oumar Maïga, la formation se déroule en plusieurs phases: "formation morale pour que les jeunes soient aguerris, formation physique, et formation militaire avec exercices tactiques et de tirs". Les aspirants à la guerre contre les islamistes "sont disciplinés", soutient-il fièrement. Pour en donner une illustration, il pousse un cri strident et aussitôt les jeunes forment trois figures, un cercle, un triangle et un rectangle. Les jeunes ont aussi des séances d'apprentissage de tirs à l'arme, une Kalachnikov. Un jeune, gaucher, s'y essaie, tire mais le coup ne part pas. Son arme n'était pas chargée. "Si tu étais devant l'ennemi, tu serais mort", lui dit l'instructeur avant qu'une averse n'interrompe les cours. En attendant de pouvoir reprendre position sur leur terrain d'entraînement, ils se regroupent dans un hangar qui fait office de cuisine. Leur repas, du riz avec de la sauce cuit dans deux grosses marmites, est préparé par des femmes, elles aussi "volontaires". "C'est notre contribution à la guerre. Il faut aider et encourager ces jeunes qui font la fierté de notre pays. Ici, des sympathisants donnent un peu de nourriture pour ces jeunes, d'autres un peu d'argent. Nous, nous participons aussi", affirme une des cuisinières, Awa Samaké, ménagère à Soufouroulaye. D'autres "volontaires" pour le Nord suivent un entraînement similaire sur un autre site dans la région de Mopti et dans un quartier dans le sud-est de Bamako où ils sont encadrés par d'anciens militaires, d'après une source sécuritaire malienne. Même s'ils ne sont pas officiellement reconnus, ces miliciens semblent tolérés par les autorités. Ce "ne sont pas des troupes militaires mais actuellement tous ceux qui veulent défendre la patrie sont les bienvenus", a déclaré une source militaire sous couvert d'anonymat interrogée à Mopti. Pour cette source, ces "volontaires" pour le combat pourraient venir en supplément aux forces maliennes en cas de besoin, voire être intégrés en partie dans l'armée.

S. Bilé

GABIADJI (SAN PEDRO): LE FILM DE L'ENLÈVEMENT DU SOUS-PRÉFET PAR LES BOUVIERS FRCI DE OUATTARA




La paranoïa du pouvoir Ouattara n’épargne plus personne. Même les représentants du chef de l’Etat, dans les contrées les plus reculées. Le sous-préfet de Gabiadji, Kathet Gnakot Aimé, est, en ce moment, aux mains des Frci qui le détiennent au secret. Son supposé crime : collusion avec l’ennemi. De quoi renverser ses proches. Puisque, le jeudi dernier, un jour avant son kidnapping, il réunissait Frci, Onuci et chefs de villages pour parler de réconciliation. Ce vendredi 24 août 2012, le sous-préfet ne se doutait de rien. Dès 8 heures, en tenue de travail, il s’apprêtait à regagner ses bureaux, lorsque le commandant Koné Dramane et deux ses agents en armes pointent à son domicile. A les en croire, ils sont venus à la demande du capitaine Bema, patron des Frci dans le Sud-Bandama. Pour aller où ? A Touih, un village de Gabiadji, où les Frci viennent de 
mettre le grappin sur des assaillants. Au sous-préfet, on fait croire qu’il devait assister à l’interrogatoire des suspects. Droit de l’homme obligeant, il n’a rien eu à dire. Mais là où ce dernier sent le danger, c’est lorsqu’on lui demande d’emporter son ordinateur aux fins de prendre note. L’homme n’étant pas un as des computers, il demande la permission de faire venir un collaborateur pour saisir les textes. Le commandant lui fait savoir que seul le capitaine Bema peut donner suite à cette demande. Le sous-préfet demande à son épouse d’appeler le patron des Frci du coin. Il ne fait pas de difficulté à accéder à la demande. Le sous-préfet, son collaborateur et ses hôtes en treillis s’engouffrent dans une Bmw. Direction : Touih. Là, une ancienne base de la Sodefor sert de camp aux Frci. Le sous-préfet s’y introduit. Curieusement, sans le collaborateur, à qui l’on a demandé d’attendre dehors avec l’ordinateur. Quelque temps après, un Fcri arrive à son niveau et lui exige de remettre l’ordinateur. Il s’exécute. Des minutes après, le sous-préfet sort et est embarqué dans un autre véhicule, sans le collaborateur. A qui l’on a demandé de regagner Gabiadji par ses propres moyens, faute de place. Convaincu qu’il est désormais un otage, le sous-préfet lui remet les clés de sa voiture. Une fois à Gabiadji, le collaborateur remet les clés à l’épouse du sous-préfet, assurant que son époux viendrait d’un moment à l’autre. L’attente a été longue. Jusqu’à ce que la femme appelle le Cdt Koné et le capitaine Béma. Tous deux lui rétorquent qu’ils ne savent pas où se trouve le sous-préfet. Elle saisit immédiatement le préfet de région. Les fouilles de ce dernier n’ont jusque-là rien donné. Le sous-préfet étant sous traitement médical, sa famille s’inquiète. Ainsi va la Côte d’Ivoire de Ouattara. 

Tché Bi Tché

ALERTE !!! OUATTARA FAIT ARRÊTER TOUTE LA FAMILLE D'UNE JOURNALISTE IVOIRIENNE

Abié Zogoé Celestin, Père de la journaliste en exil, Mireille Patricia Abié et de l'ancien ambassadeur de la Côte d'ivoire en Afrique du Sud, le Dr Abié zogié , avec toute sa famille vient d’être enlevé  très tôt ce matin du 28 Août 2012 à son domicile sis à Abidjan -Yopougon carrefour Académie par les FRCI; et conduits dans un "camp" aux environs du KM 17 route de Dabou. Depuis la crise post électorale c'est précisément la 3ème fois que cette famille qui ne se reproche rien reçoit la visite des Frci.

NOUS SOMMES DANS UN ETAT TOTALITAIRE, DIGNE DE L'EPOQUE NAZI. LE RÉGIME DE OUATTARA S'ATTAQUE AUX FAMILLES DES EXILÉS POLITIQUES, AUX OPPOSANTS ET A LEURS FAMILLES ET AUX RESSORTISSANTS DE L'OUEST, DU SUD, DE L'EST... DE LA CÔTE D'IVOIRE.

lundi 27 août 2012

Yopougon: BAE, un camp de torture des bouviers FRCI de ouattara


Le nouveau camp de la Brigade Anti-Emeute (BAE) de Yopougon, situé non loin du Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de ladite commune ne désemplit pas. Selon des personnes interrogées sur place, le vendredi 24 août dernier, elles sont venues négocier la libération de leurs fils, frères ou autres proches qui ont été enlevés ou raflés après les attaques du 17è arrondissement du commissariat de police de Yopougon-Niangon à gauche, du camp d'Akouedo et à l'intérieur du pays. Depuis donc près de deux semaines, ces personnes font le pied de grue devant ce camp occupé par les Frci. 

Ces éléments des Frci qui font la loi devant ce camp, soumettent les parents des détenus à un véritable calvaire à telle enseigne que certains parents abandonnent leur démarche non sans confier leurs enfants à Dieu. Le premier calvaire se situe au niveau de l'accès au camp. Il faut d'abord payer les militaires postés à l'entrée avant d'accéder à l'intérieur. La somme à débourser varie selon les humeurs des militaires de garde. "Mes deux fils ont été raflés le 15 août dernier alors qu'ils venaient des cours du soir. Malgré le fait qu'ils aient présenté leurs cartes scolaires, ils ont été embarqués dans le cargo des militaires. Nous avons sillonné plusieurs commissariats et c'est finalement à la BAE qu'ils se trouvent. Nous voulons tout simplement les voir, mais leur accès nous est interdit. J'ai donné de l'argent aux FRCI, mais l'on m'a fait entendre que le cas de mes enfants est délicat et nécessite des enquêtes. Alors, je ne dois pas leur rendre visite pour le moment. Je suis inquiet", nous a confié, sous le couvert de l'anonymat, un homme visiblement abattu. Ceux qui ont la chance de rencontrer leurs enfants ne sont pas au bout de leur peine parce qu'ils doivent mettre encore la main à la poche avant leur libération. Cette rançon va de 25 000 à 50 000FCFA. "Je viens de payer 30 000FCFA pour libérer mon fils qui est un étudiant. Comme job de vacances, il gère une cabine téléphonique. Son péché, c'est d'avoir travaillé jusqu'à 22 heures. Au moment où il s'apprêtait à rentrer à la maison, il a été arrêté par les FRCI qui lui ont arraché ses quatre téléphones cellulaires et la recette du jour qui s’élève à 45000FCFA", indique dame Minkado G., commerçante de son état.  

 Une correspondance d'Emile Kian

Noé: Le secrétaire général de la section FPI enlevé par les FRCI du préfet ouattara


Le secrétaire général de la section FPI de Noé, Vincent Kpai, est porté disparu depuis le jeudi 23 août dernier. Selon ses camarades de parti, il aurait été enlevé, ce jour-là, par des éléments des FRCI de Noé pour une destination inconnue. Que lui reproche-t-on ? Nos informateurs disent ne pas en savoir davantage. Pour eux, ce rapt s’inscrit dans le cadre de la traque organisée contre les pro-Gbagbo et les militants de son parti. Les recherches se poursuivent pour savoir où les soldats pro-Ouattara ont amené le SG.

Koukougnon Zabril

Suite aux « Journées Presse Morte » des vendredi 24 et samedi 25 août 2012 Les Journaux Victimes du 11 avril 2011 se félicitent



Les vendredi 24 et samedi 25 août 2012, les journaux pro-Gbagbo, membres de l’organisation dénommée les JV11, créée le 5 juillet 2011, ont observé un mot d’ordre de deux « Journées Presse Morte ». Ce mot d’ordre a été également suivi et exécuté par plusieurs sites internet. Ensemble, ces journaux pro-Gbagbo et sites internet ont tenu ainsi à alerter l’opinion nationale et internationale sur les graves atteintes à la liberté de la presse en Côte d’Ivoire, depuis le changement de régime par la guerre comme moyen de résolution d’un conflit électoral dans leur pays. Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 août 2012, des individus armés ont vandalisé et partiellement incendié le siège du Groupe Cyclone, éditeur des quotidiens Le Temps, LG Infos et du magazine Prestige Mag, déclarant chercher à « tuer les pro-Gbagbo ». Cette attaque barbare a davantage noirci une situation sécuritaire déjà sombre, doublée d’une perverse censure officielle jusque-là endurées dans le silence par les JV11. Pour rappel :

• Au plan sécuritaire :

- L’assassinat de notre confrère Sylvain Gagnetaud, ancien rédacteur en chef adjoint de Radio Yopougon, journaliste pro-Gbagbo

- Les sièges des quotidiens Notre Voie, Le Temps, Le Quotidien d’Abidjan et Le Nouveau Courrier ont été attaqués, saccagés, pillés et/ou transformés en camps militaires par les forces pro-Ouattara suite à la crise postélectorale ;

- Trois (3) journalistes de Notre Voie ont été arbitrairement incarcérés pendant 13 jours, fin 2011et le DG de Cyclone emprisonné attend d’être jugé depuis mars 2012 ;

- Des menaces de mort sont constamment proférés contre les responsables des journaux pro-Gbagbo et leurs journalistes.

• Au plan de la censure officielle :

- De lourdes sanctions ciblées sont prononcées par le Conseil national de la Presse (CNP), uniquement contre les journaux pro-Gbagbo : Le Temps (6 suspensions, soit 76jours de silence imposé), Aujourd’hui (4 suspensions, soit également 76 jours de silence), Le Quotidien (1 suspension, soit 6 jours de silence), Notre Voie (1 suspension, soit 3 jours de silence) ; l’hebdomadaire satirique Bôl’Kotch (2 suspensions de 10 parutions en 6 mois, soit au total 2 mois et demie de silence) et l’hebdomadaire Prestige Mag (1 suspension de 8 parutions, soit 2 mois de silence ; - Des interpellations n’ayant aucun rapport avec le code de déontologie sont infligées aux journaux pro-Gbagbo ;

- Les responsables de ces rédactions sont régulièrement convoqués et font l’objet de menaces et de propos injurieux de la part du président de l’institution.

A la fin de ces deux Journées Presse Morte, JV11 :

- 1°)- Félicite les journaux et sites internet qui ont observé ce mot d’ordre pour la reconquête de la liberté de la presse en Côte d’Ivoire ;

- 2°)- Remercie toutes les organisations professionnelles nationales et internationales qui ont condamné l’attaque contre le siège de Cyclone et marqué leur solidarité avec les journalistes traumatisés ;

- 3°)- Exprime sa gratitude aux lecteurs pour leur compréhension et leur soutien, ainsi qu’aux partenaires et aux annonceurs pour ce de rendez-vous manqué ;

- 4°)- Réaffirme la suspension de la participation de tous les journaux pro- Gbagbo aux Etats généraux de la Presse projetés par le Gouvernement, dans cette atmosphère dangereuse, en raison de la stigmatisation des entreprises de presse, des journalistes et agents des médias pro-Gbagbo en Côte d’Ivoire.



Fait à Abidjan, le 26 août 2012

Pour les JV11

Le Président

César Etou




vendredi 24 août 2012

Côte d'Ivoire : la France préparerait l'évacuation de ses ressortissants



La situation sociopolitique doublée d’une atmosphère d’insécurité et de crépitements d’armes quasi-quotidiens ne laissent pas indifférentes les chancelleries occidentales. L’Ambassade de France, selon des sources, se prépare à toute éventualité, notamment, l’évacuation de ses ressortissants qui sont depuis quelques jours contactés, via le service «Sécurité et protection des Français».

L’information n’est pas officielle, mais elle est de première main. La France, via son Ambassade, à Abidjan, réveille les «cellules»d’évacuation de ses ressortissants, qui pourraient entrer en action, sans tarder, en cas d’extrême urgence et de dégradation accentuée de l’environnement sécuritaire.


On n’en est, certes, pas là, pour l’instant, mais depuis quelques jours, selon les informations dignes de foi en notre possession, la chancellerie française a entrepris de mettre en alerte ses ressortissants. Face au constat de la dégradation progressive de la situation sécuritaire, en Côte d’Ivoire, l’Ambassade veut s’y prendre tôt, pour éviter des débordements et des failles plus tard. Selon des ressortissants français vivant à Abidjan, dans le quartier de Cocody, qui nous ont joints il y a quelques trois jours, ils ont reçu un coup de fil de leur chancellerie leur recommandant beaucoup de prudence. Et, surtout, de se préparer, pour toute évacuation, en cas de«pourrissement» de la situation sécuritaire.

Dans la ville de San Pedro, selon une dépêche de l’APA, les ressortissants français sont invités à s’enregistrer, à leur consulat, depuis la semaine dernière. Les quelques dix attaques subies, en moins de deux semaines, par les Frci, sont-elles la cause de ce «remue-ménage» à la «Maison de France» ? L’on ne peut, objectivement, répondre par l’affirmative. Etant donné que depuis la prise du pouvoir, par Alassane Ouattara, le 11 avril 2011, ce ne sont pas les premières attaques enregistrées. A moins que cette «précoce»prise de disposition par la chancellerie française ne cache des choses.


La France, qui possède de performants services de renseignements, sait plus qu’elle ne laisse croire. Et le matraquage subit du régime Ouattara par la presse française ressemble fort à la période pré-septembre 2002 et trahit bien un secret. Interrogé par ses coups de fils à ses ressortissants, en rapport avec le climat sécuritaire, l’Ambassade de France a nié une telle démarche qu’elle aurait entreprise. Mettant cela sur le «compte des rumeurs». Et reconnaît avoir conseillé l’extrême prudence aux ressortissants français, en pareille circonstance«d’incidents sécuritaires». Une chose est sûre, au sein de la communauté française, on semble bien prendre au sérieux la menace qui plane, vu la dégradation du climat sécuritaire, depuis quelques semaines.

Frank Toti

Conflits : aucun Etat africain n'est à l'abri de la dislocation!



Pour l’écrivain et historien camerounais Achille Mbembe, l’explosion du Mali et l’instabilité du Sahel sont les prémices d’une désintégration du continent. Mais l’historien ne se contente pas de donner l’alarme, il avance des propositions pour «sortir de la grande nuit». Propos recueillis par Antoine de Padou.

 Antoine de Padou :  Bon nombre de pays d’Afrique sont de plus en plus confrontés à des tensions identitaires. Comment en sortir ?
Achille Mbembe :  L’Afrique, au lieu de se transformer et de redevenir un vaste espace ouvert aux circulations et aux échanges des hommes, des idées et des biens, avec l’éclatement des Etats existants, s’oriente vers la création de micro-Etats sans nom, sans voix, sans poids propre. Nous devrions aller dans la direction opposée, mais la manière dont la plupart de nos Etats sont gouvernés crée malheureusement des conditions telles que pour beaucoup la seule solution, c’est le séparatisme. C’est ce qui s’est passé au Soudan.

Antoine de Padou :  C’est en partie le cas du Mali…

Achille Mbembe :  Bien sûr, mais le Nigeria n’est pas non plus à l’abri d’une dislocation. Aucun Etat africain, à l’heure où je parle, n’est à l’abri d’une dislocation. On assiste actuellement à une extraordinaire désintégration du Sahara. Ce n’est pas qu’un désert. Il recèle d’énormes richesses, du pétrole, du gaz, de l’uranium, et il fait donc l’objet de convoitises de puissances extérieures à l’Afrique et dont les intérêts ne sont pas nécessairement les nôtres.

Antoine de Padou :  Pensez-vous, comme certains, que ce sont des puissances occidentales qui tirent les f icelles des conflits en Afrique, notamment dans le Sahara ?

Achille Mbembe :  Historiquement, disons que les puissances occidentales, avec leurs interventions à la fois militaires et économiques en Afrique, n’ont produit aucun exemple positif. Je demande que l’on me cite un seul exemple d’intervention extérieure qui ait accéléré le développement du continent. Il n’y en a pas ; ce sont des interventions qui compliquent davantage la scène locale et dont les coûts humains, économiques et sociaux sont incalculables.
C’est ce qui s’est passé en Libye, par exemple, où l’intervention militaire de l’«OTAN » s’est produite d’une manière telle que cette organisation ne s’est point intéressée aux conséquences. Par principe, je suis contre les interventions extérieures en Afrique, ce qui signifie en retour que le continent devrait se doter de moyens internes pour se gouverner lui-même, ce que malheureusement il ne fait pas.
Avec le Mali, la Guinée-Bissau ou encore la Libye, on a vu une «Union africaine» et une «Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao)» attentistes.

Antoine de Padou :  Faudrait-il repenser la mission de ces institutions ?

Achille Mbembe :  L’heure est venue de construire un véritable agenda africain pour le XXIe siècle face, effectivement, aux risques de dislocation des Etats, alors que nous devrions avancer vers la construction de larges espaces africains unifiés qui feraient la force propre du continent. Face également aux convoitises que l’on vient de signaler, il est important que, sur le plan continental, nous ayons, par exemple, une politique africaine à l’égard de la Chine.
La Chine a une politique chinoise à l’égard de l’Afrique, mais l’Afrique, pour le moment, n’a pas de politique africaine à l’égard de la Chine, alors que les chiffres officiels du gouvernement chinois prévoient l’arrivée chez nous d’ici cinquante ans d’à peu près 20 millions de Chinois. Nous n’avons pas de politique africaine à l’égard de l’Europe alors que la politique européenne en Afrique semble se réduire à la gestion des flux migratoires et à l’affirmation d’une volonté d’apartheid qui se nourrit, au fond, du racisme.Mais tout ce travail exige d’énormes investissements analytiques et intellectuels, et une vision sur le long terme qui trancherait avec le court terme des politiques d’instrumentalisation du pouvoir à des fins privées.

Antoine de Padou :  Et quelle doit être la place, dans ce schéma, de l’Afrique du Sud, que vous citez souvent comme modèle ?

Achille Mbembe :  Nous avons, par réalisme stratégique, besoin de l’émergence sur le continent de deux ou trois pouvoirs hégémoniques. Nous ne pouvons pas fonctionner sur la scène mondiale avec une poussière d’Etats faibles et de pacotilles qui ne pèsent d’aucun poids, ni sur le plan régional ni sur le plan international. L’Afrique du Sud, de par sa force, son histoire, sa richesse, et une certaine sophistication institutionnelle et sociale, est évidemment candidate à cette position. Mais il faudrait créer les conditions pour qu’émergent des points et des pouvoirs régionaux, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale – ventre mou du continent – et en Afrique de l’Est. Ces moteurs permettraient d’entraîner le reste des pays dans la construction d’un agenda africain.

Antoine de Padou :  François Hollande vient d’être élu président de la République française, signant le retour de la gauche aux affaires. Comment voyez-vous l’avenir des rapports entre la France et l’Afrique ?

Achille Mbembe :  Il faudrait que l’on arrive à un point où l’avenir des rapports entre l’Afrique et la France soit décidé en Afrique et ne dépende plus des élections françaises. Pour y arriver, il faudrait que les forces africaines s’organisent, qu’elles pensent sur le long terme et investissent dans l’effort d’analyses, d’interprétations, de connaissances qui permettent de transformer le savoir en pouvoir.Ce qui me frappe : les élites françaises, qu’elles soient de droite ou de gauche, n’ont pas développé un concept de l’Afrique qui soit à la mesure des mutations de ce continent. Il y a un décalage extraordinaire entre ces mutations, les connaissances que nous en avons et les politiques rétrogrades mises en place par les gouvernements successifs de la France, qu’ils soient de gauche ou de droite. De ce point de vue, il faut que l’Afrique reprenne l’initiative.
La fin de la «Françafrique», c’est-à-dire le démantèlement du système de corruption mutuelle des élites africaines et des classes prédatrices francophones, sera le résultat de l’action des forces africaines organisées solidairement, et bien entendu des forces similaires en France qui veulent voir la fin de ce système.

Antoine de Padou :  Mais, en attendant, ne pensez-vous pas qu’ il est urgent pour François Hollande de corriger le discours de Dakar prononcé par l’ex-président Nicolas Sarkozy ?

Achille Mbembe :  Peu importent ses priorités, ce qui m’intéresse au premier chef, c’est d’organiser en Afrique même les capacités intellectuelles, politiques, qui feraient que l’aventurisme étranger sur le continent se solde par un prix très élevé et que cela fasse réfléchir tous ceux qui pensent que l’Afrique reste leur terrain de jeu.

Antoine de Padou :  Et quel est le rôle des élites africaines dans ce changement ?

Achille Mbembe :  Il faut plutôt que l’on constitue une contre-élite. Ce qui s’est passé, c’est que les élites ont été décapitées. Les élites sont passées par un processus que Gramsci appelait «transformisme». Ce qui me frappe dans nos sociétés, c’est la capacité des Etats africains à décapiter leurs élites et à les soumettre à travers un système de dépendance, de corruption. D’où la nécessité d’une contre-élite porteuse d’un projet de transformation radicale du continent, parce que l’Afrique a besoin d’une transformation radicale. Malheureusement, les forces susceptibles de conduire à cette transformation manquent pour le moment à l’appel et voilà le dilemme auquel nous faisons face.

Achille Mbembe

Réseau Nerrati-Press

jeudi 23 août 2012

NON A L’EPANDAGE DES PESTICIDES




Passons aux actes …

La santé n’est pas une marchandise c’est un bien précieux. Sa défense est une exigence non négociable

En date du 10 août 2012 le préfet de Martinique a signé un arrêté portant une nouvelle dérogation à l’interdiction de l épandage aérien de six mois et limitée à 20 communes.

La démarche du préfet aboutissant à cet arrêté peut se résumer en quatre points :

D’abord il constate que « les études et essais » visant à trouver des alternatives sont « non aboutis et ne permettent pas d’envisager des solutions de traitement terrestre à court terme » mais de qui se moque-t-on ? On sait que pour trouver des produits chimiques plus doux que ceux utilisés ponctuellement en épandage aérien il faut entre 15 et 20 ans de recherche ; or le lancement des recherches ne date pas de longtemps. A ce rythme, il faut s’attendre à ce que la banane espèrent jouer sur la lassitude, l’essoufflement fait enfin la résignation des défenseurs de la santé.

Ensuite le préfet affirme que toutes le conditions sont réunies pour assurer les épandages aériens (…) dans le respect de l’Environnement et de la santé ».

C’est une formule classique pour dire que les services de l’Etat traitant le sujet se sont référés à des articles du Code du travail concernant « les produits toxiques et très toxiques » comportant des phrases à risque bien déterminées. Dans le cas d’espèce les produits qui nous interpellent sont le Tilt 250 et le SICO dont les principes actifs sont pour le 1er le propiconazole et pour le 2è, le difénoconazole. Pour les fonctionnaires de l’Etat qui selon la fiche technique disposent que les produits en question qui présentent une toxicité avérée ne comportent pas des phrases à risque « pouvant entraîner des effets néfastes sur l’environnement et la santé ». Ces fonctionnaires ne prennent en compte ni le nombre d’épandage réalisé par rapport au nombre toléré, ni la proximité des habitations par rapport aux bananeraies et encore moins les cocktails détonants que peuvent constituer les molécules entre elles ou avec d’autres comme le chloredécone dont on connaît la nocivité sur l’environnement et la santé. En fait le préfet et ses services nient toute évaluation spécifique et complémentaire recommandée par la règlementation. Qu’importe si la valeur toxicologique de référence (VTR) est dépassée dans les communes recevant l’épandage et déjà contaminées par le chloredécone ! On peut donc passer outre les données scientifiques qui attestent qu’en Martinique il y a surexposition de 18,5% des surexpositions de 18,5% des enfants de 3 à 5 ans vivant en zones contaminées par le chloredécone qui est considéré comme une perturbation endocrinienne, classée cancérigène possible pour l’homme.

On peut continuer de nier que près de 2 500 personnes des Antilles françaises seraient exposées au pesticide chloredécone.

On peut mutiler la santé des Martiniquais parce que précisément on se trouve en Martinique, qui se trouve à l’ultra-périphérie de la métropole bananière.

Le préfet poursuit dans un 3è temps en assurant que « les producteurs de bananes ne peuvent pas remplir leur obligation de lutte contre la cercosporiose ».

C’est donc là que le réalisme économique prend le pas sur tout et spécialement sur la santé. Au nom de ce réalisme économique le préfet s’aligne sur l’argumentation de Eric de LUCY et son supplétif Bérard CAPGRAS qui avancent qu’il s’agit de plus de 2 500 emplois directs qui sont en jeu. Entre la sauvegarde des emplois et la protection de la santé ils nous invitent à choisir l’emploi. C’est du chantage et même de l’imposture car en fait une telle comparaison est stupide, ignoble, incorrecte et malhonnête. Car c’est à ce malin jeu que le lobby de la banane se prête depuis 1993 quand on a commencé à révéler que l’usage des pesticides contenant des organochlorés comme le chloredécone était nocif à la santé. En 20 ans combien de travailleurs ont été contaminés ? Combien d’habitants des lieux pollués par le chloredécone ont été tués ? En 20 ans et plus combien de sources ont été contaminées ? Combien d’espaces littoraux, de rivières ont été pollués par le chloredécone ? Tout ceci, Mr le préfet, Mrs les défenseurs invétérés de l’épandage aérien, n’est pas encore comptabilisé.

Tout n’est pas comptabilisable, car les morts par pesticides directement ou indirectement ne sont pas dévoilés et sont interdits de parole. Décoloniser La Martinique conclusion du préfet se résume à un appel à l’unité : Mr le préfet demande par ailleurs à « l’ensemble des partenaires à poursuivre les travaux engagés pour développer le plus rapidement possible une solution efficace et réaliste de traitement par voie terrestre ».

Qui sont donc ces partenaires ? Sont-ce ceux qui ont déjà été contaminés et qui en souffrent terriblement ? Sont-ce aussi ceux qui seront exposés aux centaines d’épandages à venir ? Sont-ce encore les pourfendeurs de l’épandage ? A vrai dire si on inclue dans le comptage du préfet tous ceux qui viennent d’être énumérés, on verra qu’il y a peu de gens présents à cet appel.

De quels travaux s’agit-il ? Qui contrôlent ces travaux ? D’où proviennent les moyens mis en œuvre pour l’exécution de ces travaux ? Quelle est la part financière des pollueurs ? Quelle est la participation financière des pouvoirs publics ? A-t-on inclu la dépollution des sols par le chloredécone dans ces travaux ? On sait bien que le sol pollué est affaibli biologiquement et son sort se répercute sur la capacité des plantes qu’il supporte à résister aux maladies ; son sort influe aussi sur les nappes phréatiques qu’il abrite tout est lié.

Ces travaux doivent « permettre de développer le plus rapidement possible une solution efficace et réaliste… ; ». Ainsi pour le préfet au-delà de la production bananière il n’y a point de salut pour la Martinique ? C’est encore la vieille politique coloniale que l’Etat continue d’afficher aux Antilles. C’est le Colbertisme : l’ensemble des lois et règlements selon lesquels « la colonie est créée par et pour la métropole ». Il y eu le café, ensuite la canne et il y a la banane. Pas question de faire « des productions qui puissent concurrencer celles de métropole ». En net pas question de diversifier ; tout doit être axé sur la monoculture sous contrôle du représentant de l’Etat colonial ici en colonie et de la « caste béké » qui excelle dans son rôle. La logique colbertiste est une logique capitaliste raciste qui a permis à un groupe racial largement minoritaire de s’agripper aux affaires économiques en Martinique et de rayonner dans la sphère mondialisée en maintenant constamment et habilement sous ses ordres les afro-descendants.

La logique colbertiste précède la logique productiviste affichée par la mondialisation néo libérale. Ce qui compte avant tout c’est le tout-profit issu de la croissance produite à partir de travail et de son intervention sur les ressources naturelles. Un tel schéma se complète par la consommation comme moteur de la croissance.

Au terme de cette analyse, on mesure bien que les dés étaient pipés dès le lancement par le préfet de la consultation publique. Le préfet était sûr de la décision qu’il prendrait. D’ailleurs, il ne pouvait en être autrement puisque son homologue de la Guadeloupe avait, deux semaines avant, donné son accord à l’épandage. Ceci fait avec la bénédiction de Monsieur Victorin LUREL, ministre de l’Outre Mer. Cette manière de maquiller les procédures démocratiques n’est pas nouvelle. On met en place une manœuvre déguisée de la démocratie sans remettre en cause le système économique. Ici la consultation est soumise pendant un mois à l’avis du public dont la prise en compte des remarques sera sans effet puisque le système agrochimique que nécessite la banane pour résister au marché a été d’avance retenu. C’est cela qu’Eduardo GALEANO a appelé la « démocrature » ou encore la dictature démocratique. Un préfet qui agit en gouverneur pour prononcer une décision acquise d’avance mérite bien qu’on lui applique cette notion de « démocrature ».

Toujours dans son rôle de « dictateur éclairé », Mr le préfet va tenter de diviser le peuple Martiniquais en déclarant que la « dérogation à l’interdiction de l’épandage aérien n’est valable que sur 24 communes. Par quel tour de passe ? Par quel pouvoir magique, Mr le préfet arrivera à maîtriser les épandages pour qu’il rassure que 24 communes seront concernées et pas plus. Mr le préfet ignore-t-il que, dans ce petit pays soumis aux alizés, les aérosols peuvent se répandre dans l’ensemble des communes ? Ignore-t-il l’impact des gouttelettes de produit sur le sol, puis dans l’eau et enfin dans la mer ? Les arguments du représentant de l’Etat sont orientés vers la défense du productivisme, un système qui joue la carte de « la dictature éclairée » pour privilégier le réalisme économique. Comme si l’un s’opposait à l’autre ; par contre, la carte de la mort contre la vie est inadmissible.

A la lumière de toutes ces réflexions, il apparaît que sur la santé, Mr le préfet et ses alliés, veulent maintenir le peuple Martiniquais sous tutelle de la banane car pour vous l’alternative à la banane c’est la banane elle-même.

Il faut combattre le monopole colbertiste de la banane par un véritable projet de diversification agricole qui respecte les équilibres écologiques et qui épouse la voie du développement durable et solidaire. Ainsi Les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) ; les SEL (Système d’Echanges Locaux) ; les Jardins Solidaires ; les JKL (Jadin Koudmen Lyanné)… sont des pistes à creuser pour parfaire le projet.

Il apparaît aussi que l’Etat mise sur notre soumission pour poursuivre la destruction de la santé des Martiniquais.

Nous refuserons de nous soumettre.

Passons aux actes et laissons de côté les mots…

Car trop souvent nous prenons un malin plaisir à chercher ce qui nous divise plutôt ce qui peut nous réunir dans une action contre un ennemi commun.

La santé est le bien le plus précieux que nous ait donné le créateur. Mobilisons nous pour la préserver. C’est une exigence non négociable.

Garcin MALSA,

Maire de Sainte-Anne
Président du MODEMAS
Martinique-Caraïbe

mercredi 22 août 2012

LES ENLÈVEMENTS CONTINUENT:DANS LA VILLE DE DIVO, 9 RESPONSABLES DU FPI ENLEVÉS PAR LES FRCI DU PRÉFET OUATTARA



Tôt le matin du vendredi 17 août 2012, la nouvelle de l’enlèvement la veille de deux (2) agents du Conseil Général de Divo par des frci armés a envahi la ville de Divo. Il s’agit de : Ayekpa Djidji Tako chargé de mission de l’Institution et Godé qui est en charge de la maintenance du matériel informatique au même Conseil Général. Ces rapts ont eu lieu dans des circonstances qui rappellent les méthodes de la GESTAPO, la police secrète d’Adolf Hitler. En effet, s’étant fait passer pour des clients ordinaires, les ravisseurs ont passé une commande puis ont demandé à voir le patron pour parler affaire. Ignorant tout, M. Ayekpa Djidji Tako s’est donc rendu dans son maquis pour répondre aux attentes de ces clients qui en réalité étaient ceux-là mêmes qui allaient l’enlever. Il fut donc embarqué avec deux (2) de ses ouvriers vers une destination inconnue. Le même jeudi 16 août, M. Godé reçoit un appel téléphonique d’une connaissance. Il répond au rendez-vous qui doit avoir lieu au rond point à l’entrée de Divo, au carrefour de Guitry. Une fois sur les lieux, il se rendra compte qu’il a été piégé. Malgré la lutte qu’il engage pour se défaire des kidnappeurs, il est embarqué lui aussi pour une destination inconnue. Le vendredi 17 août 2012 s’engage une journée de chasse aux Pro-Gbagbo. Des dirigeants de la Fédération FPI, des élus locaux, des jeunes du Cojep ont été la cible d’hommes armés. Pour échapper à cette violence, certains jeunes ou responsables ont dû passer la nuit en brousse quand d’autres ont quitté la ville pour se mettre à l’abri. À ce jour, ce sont neuf (9) responsables politiques qui ont été enlevés et qui demeurent introuvables. Saisies, les autorités administratives et militaires affirment ne pas être informées de cette mission qui serait, selon elles, l’œuvre de la Dst. Pourtant, Divo devait recevoir le samedi 18 août 2012 une délégation de la Cdvr pour procéder à une cérémonie de libation en faveur de la réconciliation. A qui le tour les jours à venir? Ainsi va la Côte d’Ivoire de la «solution». 

 Une correspondance particulière de Djibril Moussa

ENCORE UN CRIME CRAPULEUX DES FRCI :UN OFFICIER DE POLICE ENLEVÉ EN PLEIN COMMISSARIAT ET ABATTU PLUS TARD



la Police nationale est en deuil.Singulièrement, le commissariat de police du 33ème arrondissement, à Derrière Warf, dans la commune de Port-Bouët.



Un des éléments, en la personne du sous-lieutenant Koné Yacouba, a trouvé la mort dans des conditions tragiques. Sur les circonstances du drame, on retient, selon les renseignements, que, le lundi 20 août 2012, le sous-lieutenant Koné Yacouba, officier assurant la permanence au niveau de la zone du District 2 ( Port-Bouët), est à son bureau, attendant de procéder à d'éventuelles interventions. Et voilà qu'aux environs de 20h, un commando, fort d'une dizaine d'éléments en tenue et lourdement armés, arrivés à bord de véhicules de types 4x4, débarque dans les locaux du commissariat du 33ème arrondissement. Ces derniers qui se présentent comme des éléments des Frci, demandent à rencontrer ici et m
aintenant l’officier Koné Yacouba. Et tout de suite, ils se dirigent au bureau de ce dernier, à la porte 3. Puis, ils intiment l’ordre au sous-lieutenant, de les suivre. Lorsque celui-ci veut savoir les raisons de cette injonction, des témoins disent qu’il est extrait de son bureau manu militari et rudoyé, avant d’être projeté à l’arrière de l’un des véhicules du commando. Véhicules qui démarrent aussitôt.

Après leur départ, les autorités compétentes sont saisies et des collègues du policier enlevé entrent un peu plus tard en contact avec le commandant des éléments des Frci basés à la cité universitaire de Port-Bouët 1. Ils veulent savoir si ce sont effectivement ses hommes qui ont mené l’opération. Leur interlocuteur répond par l’affirmative. Par contre, sur les raisons, il invite les policiers à leur référer plutôt à sa hiérarchie.On en est donc là, lorsque le mardi 21 août 2012, aux environs de 9h, un habitant du quartier-village dit Bénogosso, dans les environs de Gonzagueville, saisit la police. Il explique que le corps sans vie d’un homme, vêtu d’une demi-saison de tenue militaire, traîne dans une zone marécageuse, sur un terrain nu, non loin de la route. Des agents dépêchés sur les lieux pour le constat sont ahuris.

Ce cadavre est bien celui de l’officier Koné Yacouba. L’infortuné porte six impacts de balles de pistolet automatique et trois faits à la kalachnikov.

mardi 21 août 2012

LA GESTAPO DES FRCI DU SANGUINAIRE OUATTARA DANS SES OEUVRES



Côte d’Ivoire : Cité NGOUAN 2 de YOPOUGON, Abidjan. Des éléments FRCI lynchent un jeune malgré les supplications de sa mère.Voici à quoi ressemble la Côte-d'Ivoire depuis le 11 avril 2011.Les ivoiriens sont livrés à la merci des ferrailleurs et menuisiers qui portent des armes.Plus de police.Plus de gendarmerie.

Encore moins de justice.Bastonnades, enlèvements, brimades, assassinats sont devenus le quotidien des ivoiriens. 

Grand merci au PDCI du vieil ivrogne Henri Konan Bédié, le sanguinaire préfet dirige sous son autorité.

REPRÉSAILLES APRÈS L' ATTAQUE DE TOULÉPLEU: LES FRCI DU PRÉFET OUATTARA MASSACRENT ET INCENDIENT DES MAISONS AVEC LA BÉNÉDICTION DE HENRI KONAN BÉDIÉ ET DU PDCI



Après l’attaque du poste des Frci à Pékan-barrage, dans la région de Toulépleu, précisément à la frontière ivoiro-libérienne, lundi dernier, les forces armées pro-Ouattara se sont livrées à de violentes représailles. Selon des habitants, un couple, dont la femme est enceinte, originaire du village de Pahoubli, et deux jeunes gens du village de Sahoubli, ont été massacrés par les Frci, mardi dernier, dans la matinée. Ce même jour, aux environs de 14h, le commissaire de police, Bléoué Augustin, chef du service de la police frontière de Toulépleu, a été révoqué de ses fonctions par sa hiérarchie. Le village de Péhékanhouebli a été incendié par des éléments des Frci, lundi nuit. Comment en est-on arrivé à ces situations ? Selon des témoignages, après l’attaque du poste-frontière de Pékan-barrage qui a fait officiellement deux blessés graves du côté des Frci, l’alerte a été donnée à Toulépleu. Pour éviter d’être prises pour cibles, les populations Wê se sont réfugiées tantôt en brousse, tantôt au Libéria. Les éléments de la brigade de gendarmerie et les agents de police du commissariat de Toulépleu se sont positionnés autour de leurs locaux. C’est ainsi qu’arrivent en trombe le lieutenant Sangaré Abdramane, commandant des Frci, et ses hommes lesquels se rendent aussitôt à la brigade de gendarmerie et intiment l’ordre aux gendarmes à qui ils reprochent de ne pas être allés sur la ligne de front pour combattre, de remettre leurs armes. Refus des gendarmes. Il s’en suit une vive altercation au cours de laquelle des Frci tirent sur les gendarmes faisant un blessé. Les Frci saccagent la brigade et emportent de force des armes et un véhicule. Ils ouvrent le feu, peu après, sur le commissariat de police et emportent aussi un véhicule. Puis, ils se dirigent vers la frontière libérienne. Chemin faisant, les Frci font un tonneau avec le véhicule de la police qui est irrécupérable. Les nouvelles peu rassurantes en provenance de la frontière les conduisent à rebrousser chemin. Ils reviennent à Toulépleu. Où la panique fait fuir les populations locales. Les assaillants du poste frontière ont, après avoir emporté les armes et les munitions des Frci, repris le chemin du Libéria. C’est donc après le départ de ces inconnus que les hélicoptères de l’Onuci se sont mis à survoler l’espace frontalier et à rassurer les Frci qu’ils pouvaient se rendre à Pékan-barrage. Les éléments des Frci se sont mis à bastonner des villageois au motif qu’ils seraient de mèche avec les assaillants. Dans leur colère dévastatrice, les Frci et les dozos ont incendié les maisons à Péhékanhouébli. Le Sous-préfet de la localité de Bakoubli, voisine de Pékan-barrage, est envoyé d’urgence sur les lieux pour ramener le calme. Mais l’autorité administrative sera séquestrée par les Frci et les dozos qui lui arrachent même son véhicule de commandement. Elle n’a eu la vie sauve que grâce aux gendarmes venus à sa rescousse.Des boutiques et des maisons ont été pillées par les Frci et les dozos. Continuant sur leur lancée, ces forces armées pro-Ouattara ont interpellé, mardi matin, à 5 km du village de Pahoubli, un couple et ses enfants revenant de la brousse où ils s’étaient réfugiés. Quelque temps après, ils reviendront informer le village que le couple s’est échappé.Pour l’heure, l’homme et son épouse sont introuvables.On pense qu’ils ont été assassinés.Deux jeunes gens du village de Sahoubli, Péhé Richmond et Gadé Jonas, ont aussi été enlevés, le mardi matin, par des éléments des Frci et conduits au bord d’une rivière près de Pahoubli où ils ont été massacrés. C’est dans cette ambiance délétère qu’un message radio des autorités policières a annoncé, à 14h, le limogeage du commissaire de la police frontière de Toulépleu, Bléhoué Augustin. Il est remplacé à son poste par le commissaire Camara Gnelka, anciennement Lieutenant de police à Ferké en 2002 et passé dans la rébellion armée pro-Ouattara. Il a été promu par le régime Ouattara, commissaire sans passer le concours professionnel. Mercredi dernier, les dozos ont intimé l’ordre aux populations de Bakoubli de ne pas sortir de leurs maisons tandis que des jeunes Wê étaient appréhendés et conduits sous la torture à Toulépleu. La traque aux jeunes se poursuivait encore dans les villages et en ville, selon des habitants joints hier.

Didier Kéi in Notre Voie

lundi 20 août 2012

LA GESTAPO DE OUATTARA VEUT NOUS RAMENER AU PARTI UNIQUE: ENLÈVEMENTS DE PLUSIEURS RESPONSABLES DU FPI DANS L'OUEST IVOIRIEN



Hier nuit les bouviers FRCI ont enlevé Mr Kohou Jean, Secrétaire General du FPI du village de Goya situé à 5 km de Guiglo sur l’axe Guiglo-Duékoué. Apres leur forfait, ils ont continué à Yaoude, à 3 km de Goya toujours sur le même axe ou ils ont aussi tenté d’enlever le SG du FPI mais les populations se sont opposées et une bagarre a éclaté avant que l’ONUCI ne se déporte sur les lieux, les contraignant à replier.

vendredi 17 août 2012

Zuma plaide pour la traduction en justice des auteurs du massacre des mineurs



Le président de l’Afrique du Sud plaide pour la traduction en justice des auteurs du massacre de "trente six" mineurs protestataires.

Jeudi, le Président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a déclaré que les problèmes du pays devraient être réglés, via le dialogue, et que les violences policières, face au peuple, n’étaient pas pardonnables. Zuma, qui a plaidé, pour la traduction en justice des auteurs du massacre de  "trente six"  mineurs protestataires, a jugé cet événement très choquant et amer. Les forces sécuritaires de l’Afrique du Sud ont ouvert le feu, jeudi, sur les mineurs, en grève, depuis quelque temps.  "Trente six"  protestataires ont été tués, dans cette fusillade.


Le massacre des mineurs



Afrique du sud : plus de 36 grévistes tués sur... par BFMTV


mardi 14 août 2012

Show-biz : Gnahoua Josué aux mains du sanguinaire Koné Zackaria

Koné Zackaria



Le colosse et bouillant Gnahoua Josué, célèbre manager d’artiste et propriétaire-gérant du «Maquis Zouglou Plein Air chez Gnahoua», sis entre le 19ème arrondissement de Police et la brigade de gendarmerie de Yopougon-Toits Rouges, reste toujours prisonnier des Frci.Enlevé le jeudi dernier aux environs de 17 h dans un maquis de Youpougon par la Brigade anti-émeutes (Bae) et détenus dans ses locaux, il a été transféré depuis, le lendemain, dans les anciens locaux du Génie militaire d’Adjamé devenus de hauts lieux de torture et de déshumanisation depuis qu’ils sont occupés par la Police militaire de Koné Zackaria. Gnahoua Josué a été kidnappé, quelques heures après son passage à «Midi Chez Nous» sur RTI 1 pour annoncer son concept musical baptisé «Zouglou contre Humoriste », après «Zouglou contre Dj» et «DJ contre Humoristes» les semaines précédentes.

Comme beaucoup d’Ivoiriens, selon les dernières informations, il est reproché à Gnahoua Josué de vouloir «attenter à la sureté de l’Etat». Ce qui aisse de marbre ses proches qui estiment que le pouvoir lui en veut parce qu’il serait tout simplement pro-Gbagbo. En effet, depuis l’avènement du nouveau régime Ouattara, Gnahoua Josué serait dans l’œil du cyclone.

«Il a déjà été plusieurs fois menacé de mort pour les mêmes motifs imaginaires. Son maquis a été longtemps gardé fermé. Il est l’objet d’un grossier chantage, on lui crée toutes les misères du monde. C’est dans quel pays où tout le monde est devenu expert en coup d’Etat. Non, ce n’est pas de notre Gnahoua-là qu’on parle. Ce n’est pas du bon travail», proteste un noceur, tout en s’inquiétant pour la vie du manger.

Schadé Adédé

MURIELLE AHOURÉ BLOQUÉE À LONDRES,UN DES 3 FUYARDS DE LA DÉLÉGATION IVOIRIENNE A VOLÉ SES PAPIERS


L’athlète ivoirienne, Muriel Ahouré finaliste aux 100 mètres et 200 mètres est bloquée à Londres. Sans papiers. Sans passeport. Sans sa green card américaine. Sans documents d’identification. Impossible pour l’ivoirienne de voyager. La délégation ivoirienne doit quitter le village olympique ce mardi. Elle sera hébergée à l’ambassade de Côte d’Ivoire en Grande-Brétagne.Le temps de trouver une solution à son problème. Son problème justement, un des trois ivoiriens qui ont disparu à Londres après les jeux olympiques, lui a dérobé ses papiers. Elle s’en est aperçue dimanche, au moment où elle s’apprêtait à quitter Londres pour les Etats-unis.

COMBATS À TOULÉPLEU


L'armée tribale FRCI du préfet ouattara ont reçu le soutien aérien des miliciens de l'ONU durant les affrontements.Les bouviers FRCI étaient en pleine débandade abandonnant armes et artilleries à l’ennemi.Les MI-24 de cette force de paix(sic) ont donc bombardé la ville de Toulépleu et ses faubourgs toute la nuit dernière. Les bouviers FRCI comme à l'accoutumée ont été incapables de mener le combat. Les gendarmes et militaires ivoiriens présents dans la zone que les bouviers ont appelé à l'aide ont également refusé de participer aux combats. De nombreux bouviers FRCI sont cachés dans la forêt après avoir ôté le treillis. Ils attendent que les soldats pro françois hollande de la force licorne et les miliciens de l'onu finissent pour récupérer leurs positions pour une fois de plus venir tuer les civils Wê

LE PREFET AUX ABOIS / LE GOUVERNEMENT DU PREFET VEUT APPELLER LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A L' AIDE


Nous étions ce week-end dans un supermarché de la commune de Cocody pour y faire quelques emplettes. Comme chaque week-end, le magasin était pris d’assaut. Le parking affichait complet, les guichets bondés, la pâtisserie refusait du monde. Et les piétons, comme nous autres, en rajoutaient à ce décor chaleureux. Après avoir fait le tour des rayons, nous fîmes nos maigres achats et profitâmes pour faire un tour dans le rayon chocolat, question d’aiguiser un peu notre « côvi »*, vu que nous n’avons pas les moyens de nous offrir ce produit que nous aimons fortement pourtant. Une fois devant le rayon chocolat, nous sommes frappés par les prix affichés. Ce n’était pourtant pas la première fois que nous rôdions devant ce rayon-là. Tenez, une plaquette de chocolat 400g coûte plus de 4700fcfa. Passée la stupeur, une vive colère s’empara de nous. Quand nous pensons que contrairement aux messages télévisés, le cacao ivoirien est acheté entre 150f et 300f/kg bord-champ et que quelques grammes seulement de chocolat coûtent 100 voire 200 fois plus que le kilo, on comprend aisément la guerre faite à la Côte d’Ivoire dont les porte-flambeaux visibles sont ceux à qui profitent à ce jour le désagrégement de la société ivoirienne.

L’insécurité ambiante dans laquelle les autorités maintiennent le pays, la politique d’autruche du président- ministre-de-la-Défense qui feint de solutionner ce nœud gordien mais qui en réalité semble y apporter son aval pour la survie de son pouvoir, les propos tentant à faire porter le chapeau des attaques des camps d’Abidjan aux fameux « miliciens pro-Gbagbo », ne sont que partie du jeu. Alassane Ouattara, dans sa soif inextinguible de pouvoir s’est jeté corps et âme dans l’engrenage de ses partenaires internationaux dont il ne maitrise finalement plus les commandes. Les attaques se multiplient, la fameuse communauté internationale dont il s’enorgueillissait d’être le poulain l’a lâché, les multinationales qui l’avaient soutenu financièrement dans sa folle conquête du pouvoir se sont éclipsées. C’est un homme seul. Qui n’a plus de solutions aux maux qu’il a lui-même créés. C’est un homme apeuré par son passé, un homme qui n’a plus confiance en personne. Et le bombardement d’un marmiton au grade de général en est une preuve. Il se barricade car sentant tout autour de lui s’effondrer comme un château de cartes.

Face à la répétition des attaques des positions des FRCI dans plusieurs endroits du pays et précisément à l’ouest, le gouvernement de Dramane Ouattara s’apprête à publier un communiqué indiquant que la Cote d’Ivoire est attaquée par des combattants étrangers venus du Liberia voisin.

Cette manœuvre a pour objectif de vouloir actionner des dispositions des résolutions des nations unies sur la côte d’Ivoire en vue d’ impliquer les forces étrangères (Onuci et Licorne française )dans la défense du régime face à l’incompétence avérée des FRCI qui fuient leurs positions en masse.

C’est le lieu de dénoncer cette fuite en avant des réalités de l’ouest du pays. Car en réalité tout bon observateur de la vie socio politique du pays pouvait aisément s’attendre à cette résurgence de la violence tant le gouvernement de Ouattara n’a fait aucun effort pour résoudre les graves injustices liées à l’occupation sauvage des terres des We et Dan constatées à l’ouest du pays sans parler du mécontentement général au sein de son armée.

A toute fin utile, rappelons par ailleurs que l’attaque du camp de Nahibly à Duekoué a fait plusieurs morts sans que le gouvernement ne se décide à prendre des mesures idoines et courageuses pour régler durablement les facteurs criminogènes dans cette partie du pays.

Encore une fois, Dramane va tenter de convaincre la communauté internationale à travers la Licorne et l’ONUCI de se battre à la place de ses miliciens comme par le passé dans ce cocktail explosif qu’il a préparé des ses propres main par une politique ignoble aujourd’hui décriée par tous .

La suite des événements confirmera non seulement nos informations mais surtout nous situera sur le sens dans lequel ira la dite communauté internationale.

Source : Telediaspora.net / Afrik53.com

dimanche 12 août 2012

Des centaines d'exécutions sommaires, commises, en Côte d'Ivoire



Les deux tiers des personnes, tuées, pendant la guerre civile de l'an dernier, en Côte d'Ivoire, ont été, sommairement, exécutées. Nombre d'entre elles ont été tuées, par des partisans de l'actuel Président Alassane Ouattara, selon un rapport d'enquête officiel.

S'appuyant sur quelque 16.000 entretiens, la commission nationale d'enquête (CNE) a étudié les violences commises, entre octobre 2010 et mai 2011, et recensé meurtres, viols, tortures, disparitions forcées et attaques contre les populations civiles. Ses travaux pourraient ouvrir la voie à des poursuites contre les protagonistes des deux camps, dans ce conflit, qui a fait plus de 3.000 morts.

"La CNE note que, parmi les 3.248 victimes enregistrées, figurent 2.241 cas d'individus, sommairement, exécutés, pour d'apparentes raisons politiques et/ou ethniques", peut-on lire, dans le rapport, qui n'a pas été rendu public, officiellement, mais que Reuters a pu consulter, vendredi.