jeudi 26 avril 2012

LA DÉMOLITION DU PONT DE PENDAISON HUMAINE DE GUINÉE.

LES FAMILLES DES VICTIMES DU RÉGIME DE SEKOU TOURE ÉTAIENT EN LARME CE SAMEDI A CONAKRY.


Les familles des victimes pleurent «la destruction des symboles de l'histoire


C’est vers 5 heures du matin ce samedi que la démolition du Pont 8 Novembre a démarré à la rentrée du Kaloum, le principal centre administratif et des affaires de la capitale, Conakry, en présence de l’Association de la Famille des Victimes du Camp Boiro massivement mobilisée pour la cause. Les uns filmaient, d’autres prenaient des photos pour la postérité, a-t-on assisté.

Les témoignages poignants de Mme Barry :

Notre reporter a tendu le micro à Mme Barry, qui plante le décor en des termes assez poignants. « Cela me fait mal au cœur. C’est ici que nos parents ont été pendus par le régime de Sékou Touré. Faire disparaître ce pont sans laisser une trace est une façon d’effacer l’histoire de tout un peuple », a-t-elle martelé le cœur serré.

Les victimes des pendaisons et des exécutions sommaires auxquelles se sont livrés les hommes à la solde de la dictature de Sékou Touré, réunies au sein de l’Association des victimes du Camp Boiro, étaient toutes en larmes devant le spectacle : « Ici, était le seul endroit de recueillement qui nous restait. Tous les Guinéens connaissent le Pont 8 novembre, mais l’histoire n’est pas enseignée dans notre pays. Ce qui veut dire qu’à partir de maintenant, l’édifice disparait avec tout ce qu’il symbolise, tout ce qu’il porte comme mémoire collective », a poursuivi Mme Barry.

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