mercredi 29 février 2012

Tous pour Sarkozy, tel semble être le mot d'ordre des dirigeants Africains !


Tous pour Sarkozy, tel est le mot d'ordre des dirigeants Africains : curieux ! C'est étonnant, consternant presque ! Selon le JA de cette semaine tous les dirigeants Africains soutiennent Sarkozy, et ce, malgré tout le mal qu'il a pu faire au continent, en faisant éliminer physiquement celui-là qui a bâti l'Union Africaine, à sa voir Khadafi ! En faisant déporter l'un des leurs à la CPI, Laurent Gbagbo !Que c'est étrange cette espèce de masochisme, ils disent qu'ils veulent qu'il soit réelu, mais diantre, pourquoi ? Pour courir le risque de voir sa souvérainété bafouée, son pays bombardé ? Il est à parier que d'autres pays Africains se feront détruire si jamais Nicolas Sarkozy était réelu ! A moins que ces dirigeants Africains s'en fichent totalement de leur pays, de leur peuple... A moins qu'on les tienne.... La françafrique ? Sans doute !

Calixthe Beyala

mardi 28 février 2012

Il n'y a pas de poursuite contre Bertrand Aristide


Le ministre haïtien de la Justice Michel Brunache a démenti avoir ordonné le lancement de poursuites contre l'ancien président Jean-Bertrand Aristide pour trafic de drogue. "Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique tient à apporter un démenti formel aux rumeurs selon lesquelles deux mandats auraient été émis à l'encontre du président Jean-Bertrand Aristide", lit-on dans une note du ministère remise à la presse.

Paroles de Malcolm X

‎"Tant que vous continuerez à aimer et admirer des personnes, des nations et systèmes qui vous méprisent et vous haïssent, vous ne cesserez de vous rendre méprisables et haïssables, et ce faisant commettez un triple crime. Le premier contre votre propre dignité en vous humiliant, le second en servant objectivement en tant que supplétifs, des intérêts qui feront votre perte. Et enfin contre l'intelligence et le bon sens, qui veulent que l'attrait et l'admiration soient toujours partagés !"

(MALCOLM X, 1964)

Parole d'Afrique



Malheureusement, plusieurs pays du Tiers-Monde présentent une démocratie de façade, caricaturée. L'on fait certes parler les urnes mais le résultat n'est pas l'expression de la volonté souveraine du peuple mais plutôt de la puissance du prince. En conséquence, les dirigeants deviennent, au fil du temps, de moins en moins enclins à accepter le contrôle du peuple. La démocratie devenant alors le pouvoir du plus fort, par le plus fort et pour le plus fort. Quelques exemples peuvent être tirés à la volée de l'histoire récente.

Propos d'un facebookien

lundi 27 février 2012

Conférences à Paris sur les buts et moyens du colonialisme

Mardi 28 février de 18h à 22h : Conférence-Débat « Et si le colonialisme n’était que l’histoire de l’exploitation forcée des ressources matérielles et humaines des colonisés » point de vue d’africains.
Animé par Lanciné Camara dans le cadre de la semaine anticoloniale : 
A différentes époques correspondent des modes de colonisation ainsi que des justificatifs différents : la sécurité, apporter la civilisation, la démocratie, la vraie religion, mais on observe qu’il s’agit généralement, en réalité, d’un motif économique : besoin de main d’œuvre bon marché (dont l’esclavagisme), libre circulation des biens et des commerçants, pillage de produits miniers, agricoles, etc. Il ne s’agit pas uniquement des Etats, ex-coloniaux ou non, mais aussi de catégories socio-économiques comme le monde de la finance, les multinationales, etc.
On peut ainsi distinguer différentes méthodes du colonialisme : par la dette, le contrôle de la monnaie et des organismes financiers, par le contrôle des élites et l’élimination des insoumis, par la maitrise des coûts des matières premières, la spéculation, l’achat des terres ou de concession de pêche, par le soutien à des rebellions, par la diabolisation médiatique pouvant aller jusqu’à justifier une recolonisation par voie militaire, par le commerce des armes, la corruption, etc.
Il reste que, quelque soit les motifs avancés et les moyens utilisés par le colonisateur, la conséquence et donc le but est l’exploitation forcée des ressources matérielles et humaines des colonisés.
Programme
-- 18h00 : Accueil, Présentation des intervenants et introduction par Lanciné Camara, journaliste, Président de l’UIJA basée à Paris et directeur de publication du magazine Le Devoir Africain.
-- 18h40 : « Du développement injuste au développement juste de l'Occident. Défis majeurs pour l'Occident et l'Afrique» par Armand Mavinga Tsafunenga, Ecrivain poète, Ambassadeur de paix, chercheur, expert en formulation des politiques culturelles pour le développement en Afrique, Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et du Centre d'études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM)
-- 19h10 : « L'état de non droit du pillage des matières premières et des ressources naturelles ou bien humaines en Afrique » par Maître Norbert Tricaud, Avocat au Barreau de Paris et spécialiste de la RDC.
-- 19h30: « Le franc cfa un moyen néocolonial pour la France d’aujourd’hui de contrôler l’économie des anciennes colonies africaines». Cette mise sous tutelle permet ainsi à la France à la fois de tirer profit des économies de la zone cfa mais aussi de bloquer toute possibilité d'indépendance politique et donc de développement. Intervenant : Dr Nicolas Agbohou, Politologue, économiste monétariste, enseignant, écrivain et spécialiste de la monnaie, le franc CFA, Il a publié notamment: Les causes structurelles de la faim en Afrique, Le franc CFA et l'euro contre l'Afrique
-- 20h20 Débat avec la salle -- 21h20 Conclusion par Lanciné Camara,
-- 21h40 Séance de dédicaces (en cas de retard dans un bistro proche de la salle après 22h) - table de presse : des conférenciers, de l'association Survie, de Gégory Protche, etc.
-- Lieu : Espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, Paris 2è. 01 55 80 78 35 - M° Sentier ligne 3 ou parking au 42 rue Aboukir 01 40 13 98 20 sinon à 300m près du M° Bourse -- Renseignements : Maud Martin 06 63 98 64 37 ou Jean-Paul Vanhoove 06.21.05.47.38 (Plateforme Panafricaine)

jeudi 23 février 2012

Koné Dramane,un autre tueur de ouattara en liberté






Ces tueries ont eu lieu le mardi 6 avril 2011 dans la commune de koumassi à Abidjan.Cet escadron de la mort du préfet ouattara était dirigé par dramane koné.Ce minable était menuisier à Daloa avant les élections avant de se muer en commandant rebelle.Il a abattu froidement des dizaines de jeunes qui avaient été dénoncés comme partisans du président Gbagbo.Il avait une liste de personne à abattre et bénéficiaient de l'aide de certains indics RHDP.Pendant une semaine il a tué sans relâche dans les quartiers sud d'Abidjan.Comme récompense il a été nommé chef de sécurité des milices FRCI dans la ville portuaire de San Pédro.Il roule dans une Dodge Dakota volée qui est son véhicule de commandement.

mercredi 22 février 2012

Caudillisme !



"La bataille des fils de Macoutes Garry Conille vs Jean Max Bellerive "

La République a désormais une Prima Donna. Elle tient le premier rôle en tout. Une rareté de carburant sur le marché ? C’est son Palais national qui informe. Le carnaval ? C’est le Palais national. Ses gourous du marketing s’engagent dans une concurrence déloyale, agressive et sans mérite contre le chef du gouvernement dans le domaine de la communication officielle. Extraordinaire ! Autrement dit, le président Michel Martelly veut nous habituer à l’idée qu’en plus d’avoir le musicien Albert Chancy dans son staff, il entend diriger Haïti comme ce dernier performait en solo. Le style « one man show » relève de la politique-spectacle. Avec tous ses travers. Ses dérives. Et ces conférences de presse en mode obscène de la téléréalité, auxquelles les journalistes continuent d’être invités pour se faire systématiquement insulter sous les applaudissements obséquieux de courtisans serviles.

En pleine rareté d’essence, le Premier ministre Conille était à Washington, faisant la navette entre ces hauts lieux de pouvoir et les bureaux de ces bailleurs internationaux qui font bâiller une Haïti on ne peut plus fatiguée de ces engagements non respectés et toujours différés. Conille doit bien planifier ses sorties à l’étranger, même s’il a besoin de Washington au moment où son fauteuil de Premier ministre s’inscrit plus que jamais dans l’éjectable. Il est devenu la bête noire dans les cercles rapprochés du Président. Notamment, le cercle qui s’est renforcé d’un Jean-Max Bellerive. Ce même Jean-Max Bellerive qui a des comptes à rendre sur ces contrats de gré à gré, de plusieurs millions de dollars, signés, pour certains, deux jours avant l’investiture du président Martelly le 14 mai 2011 et jugés suspects par son successeur à la primature. Bellerive n’aime pas Conille. Conille ne digère pas Bellerive en retour, lui qui aurait manœuvré à la dernière minute avec son cousin Martelly pour le priver du fauteuil de la Planification et y placer un de ses protégés fidèles. Continuité assurée. Le ministère de la Planification devenu un vaste trou noir pour les tractations juteuses, les trafics d’influence, l’entretien des clientèles politiques du pouvoir et les pratiques insondables des tenants d’un appareil d’État dévoyé.

Le pays se porte mal. Une forte polarisation politique. Des centaines de lavalassiens en colère s’en prennent aux portraits de M. Martelly. D’anciens militaires en armes et pro-Martelly gagnent les rues et s’imposent en maints endroits en agents de l’ordre. Dangereux développements. Contexte assez volatile. D’autant plus que des proches du président Martelly sont convaincus qu’un plan visant à le destituer serait en cours d’exécution. Serions-nous revenus à la période d’avant 2004, quand le pays était livré à l’anarchie des gangs armés, la violence d’État et la fureur martiale des paramilitaires en rébellion ? Des chefs de guerre au service du pouvoir remobilisés ? Chantage ? Fuite en avant ? Panique au Palais ?

Michel Martelly, flairant le désamour qui lui viendrait tôt ou tard des Américains, s’embarque dans des liaisons dangereuses avec Caracas. Il est en quête d’argent, d’assise régionale pour s’assurer d’un contrepoids politique dans ses éventuels démêlés avec les États-Unis sur les sujets qui dérangent. Il y en a tellement. Pourtant, le vrai soutien dont a besoin Martelly est à forger d’abord sur le terrain, en Haïti. Dans la légalité. La tactique de l’intimidation et les alliances régionales forcées porteuses d’impondérables pour le pays sont loin de témoigner d’un sens profond du pouvoir d’État et de la géopolitique.

Les circonvolutions du pouvoir, ses prétentions hégémoniques et sa posture irrévérencieuse envers les institutions démocratiques privées et publiques ne nous feront pas oublier que le pouvoir politique en Haïti, vingt-six ans après la chute de la dictature des Duvalier, ne saurait être l’affaire d’un homme, par un homme et pour un homme. Si l’ex-Premier ministre Bellerive doit, aujourd’hui ou demain, répondre de sa gestion de Premier ministre par-devant une commission d’enquête, M. Martelly doit, dès aujourd’hui, se conformer aux exigences de ses responsabilités de chef d’État d’un pays engagé sur la voie de la démocratie pluraliste. Une nouvelle Haïti qui n’entend point revenir à l’ère du pouvoir personnel et cocardier des caudillos.

mardi 21 février 2012

Agenda des actions africaines (fev. 2012)


Sélection de trois conférences-débats sur le néocolonialisme.
A différentes époques correspondent des modes de colonisation ainsi que des justificatifs différents : la sécurité, apporter la civilisation, la démocratie, la vraie religion, mais on observe qu’il s’agit généralement, en réalité, d’un motif économique : besoin de main d’œuvre bon marché (dont l’esclavagisme), libre circulation des biens et des commerçants, pillage de produits miniers, agricoles, etc. Il ne s’agit pas uniquement des Etats, ex-coloniaux ou non, mais aussi de catégories socio-économiques comme le monde de la finance, les multinationales, etc.

On peut ainsi distinguer différentes méthodes du colonialisme : par la dette, le contrôle de la monnaie et des organismes financiers, par le contrôle des élites et l’élimination des insoumis, par la maitrise des coûts des matières premières, la spéculation, l’achat des terres ou de concession de pêche, par le soutien à des rebellions, par la diabolisation médiatique pouvant aller jusqu’à justifier une recolonisation par voie militaire, par le commerce des armes, la corruption, etc.
Il reste que, quelque soit les motifs avancés et les moyens utilisés par le colonisateur, la conséquence et donc le but est l’exploitation forcée des ressources matérielles et humaines des colonisés.
La première parle de la dette illégitime qui étouffe l'Afrique et favorise le maintien de sa dépendance politique. La seconde parles des aspiration de sa jeunesse vers l'indépendance par la démocratie et des moyens médiatiques mis en œuvre en occident pour diaboliser en vue d'éliminer ceux des dirigeants qui s'avéreraient indociles. La dernière développe un des plus aboutis de ses instruments de domination : le contrôle par la monnaie, le franc cfa.

Ces trois conférences qui n'épuisent pas le sujet sur le néocolonialisme ont en commun de montrer qu'il ne s'agit en fait que de maintenir par tous moyens, tous prétextes et quelques soit les drames humains qui peuvent en résulter pour les populations colonisées, une situation de domination coloniale en vue de l'accaparement des richesse minérale, naturelles et humaines de l'Afrique

Vendredi 24 février 2012 de 18h30 à 21h30 : Conférence-débat "Dettes africaines et démocratie"
La Plateforme Panafricaine se prépare à intervenir dans le débat des élections présidentielles en France à la fois par un questionnaire adressé aux candidats sur les relations franco africaines et une tournée de mobilisation dans les régions. Cette conférence-débat est le lancement de cette campagne. Elle se situe également dans le cadre des réflexions sur les dettes ailleurs prévues par le collectif pour un audit citoyen de la dette publique en France qui milite pour un audit citoyen de la dette publique en France – http://www.audit-citoyen.org/ et la septième édition de la Semaine Anticoloniale http://anticolonial.net/spip.php?article2433.

Deux invités présenteront leur vision du sujet pour nourrir le débat : Damien Millet du CADTM auteur d’un livre L'Afrique sans dette, CADTM/Syllepse (2005) et Yves Ekoué Amaïzo, Consultant International, Directeur Afrology Think Tank, auteur du livre Crise financière mondiale. Des réponses alternatives de l’Afrique, éditions Menaibuc, Paris (2010).

Les deux présentations seront précédées par un documentaire Le salaire de la dette 52’, réalisé par Jean-Pierre Carlon.

Cette soirée sera co-animée par : Raymond Ayivi, référent de la Plateforme Panafricaine et Abdessalam Kleiche, membre d’ATTAC.

Lieu : Mairie du 2ème Arrondissement, 8 rue de la Banque, Paris 2è, Salle des expositions, 1er étage , M° Bourse - Contacts : ppanafricaine@gmail.com - 06 24 26 26 72.- forum.citoyennete.monde.arabe@gmail.com Vous pouvez aussi consulter : http://www.cadtm.org/ - http://www.france.attac.org/

Lundi 27 février 2012 de 18h30 à 22h : Deux table rondes "Jeunesse et démocratie, défense des libertés collectives" et "L’information, une arme de guerre coloniale"

dans le cadre de la semaine anticoloniale

-- Table ronde 1 : Jeunesse et démocratie, défense des libertés collectives , Intervenants : Michel Galy (Sociologue), Jean-Paul Ngassa ( Responsable du Projet Encyclopédia africana), Albert Bourgi (Professeur de droit) et Roxana, El Otro Correo / Rencontres avec des Peuples en Lutte: panorama sur les Jeunesses des Amériques "Rêves, révoltes, Révolution", Sergio Zamora Torres, écrivain chilien "les Guerriers de la pluie" la situation de la jeunesse mapuche au Chili

-- Table ronde 2 : L’information, une arme de guerre coloniale , Intervenants : Grégory Protche de Gri-Gri international et Théophile Kouamouo du Nouveau Courrier, Pierre Barbancey, Journaliste, grand reporter au Journal l’Humanité

-- organisé par Roxana El otro Correo et Mathilde Thepault de Halte aux Génocides-Mémoire et Justice (menbre de La Plateforme Panfricaine) -- Lieu : Salle des mariages de la mairie du 2è, 8 rue de la banque, Paris 2è, M° Bourse - Rens. Mathilde Thépault 07 78 87 23 88 mathilde.thepault@free.fr

Mardi 28 février de 18h à 22h : Conférence-Débat « Et si le colonialisme n’était que l’histoire de l’exploitation forcée des ressources matérielles et humaines des colonisés » point de vue d’africains.

Animé par Lanciné Camara dans le cadre de la semaine anticoloniale :
-- 18h00 : Accueil, Présentation des intervenants et introduction par Lanciné Camara, journaliste, Président de l’UIJA basée à Paris et directeur de publication du magazine Le Devoir Africain.

-- 18h40 : « Du développement injuste au développement juste de l'Occident. Défis majeurs pour l'Occident et l'Afrique» par Armand Mavinga Tsafunenga, Ecrivain poète, Ambassadeur de paix, chercheur, expert en formulation des politiques culturelles pour le développement en Afrique, Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et du Centre d'études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM)

-- 19h10 : « L'état de non droit du pillage des matières premières et des ressources naturelles ou bien humaines en Afrique » par Maître Norbert Tricaud, Avocat au Barreau de Paris et spécialiste de la RDC.

-- 19h30: « Le franc cfa un moyen néocolonial pour la France d’aujourd’hui de contrôler l’économie des anciennes colonies africaines». Cette mise sous tutelle permet ainsi à la France à la fois de tirer profit des économies de la zone cfa mais aussi de bloquer toute possibilité d'indépendance politique et donc de développement. Intervenant : Dr Nicolas Agbohou, Politologue, économiste monétariste, enseignant, écrivain et spécialiste de la monnaie, le franc CFA, Il a publié notamment: Les causes structurelles de la faim en Afrique, Le franc CFA et l'euro contre l'Afrique

-- 20h20 Débat avec la salle -- 21h20 Conclusion par Lanciné Camara,

-- 21h40 Séance de dédicaces (en cas de retard dans un bistro proche de la salle après 22h)

-- Lieu : Espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, Paris 2è. 01 55 80 78 35 - M° Sentier ligne 3 ou parking au 42 rue Aboukir 01 40 13 98 20 sinon à 300m près du M° Bourse -- Renseignements : Maud Martin 06 63 98 64 37 ou Jean-Paul Vanhoove 06.21.05.47.38 (Plateforme Panafricaine)

POURQUOI LE NOIR EST-IL HORRIFIE A L'IDEE QUE SON FRERE PUISSE AVOIR UN POSTE ?


Il y a de quoi se tirer une balle dans le crâne face aux frères qui ne comprennent rien, mais alors là rien du tout, à moins que dans leurs têtes subsistent encore les chaînes de l'esclavage et de la colonisation.
Je le dis avec d'autant plus de force que lorsque les leurs militent, leur accusation principale, celle sur laquelle ils se basent pour dénigrer est : " Il veut un poste " ou encore : " Il a négocié un poste c'est pour çà que !" Et les autres autour d'applaudir cette insanité à faire vomir, ce dénigrement bête et stupide !
Au MAF et à mon nom personnel, je dis : " Heureusement qu'il faudrait bien que certains d'entre nous aient des postes, des milliers de postes, des postes de députés, de maires, de conseillers régionaux, de ministres ! " Oui, je dis qu'il le faudrait bien si on veut vraiment s'en sortir. Oui, il le faudrait bien puisqu'il faudrait ces élus, ces nominations au sein des gens appartenant à notre mouvance pour défendre nos idées, voter des lois à notre faveur. Parce que mes frères, tant que nous n'aurons aucun réprésentant nul part, on ne s'en sortira pas ! On pourra toujours brailler dans les rues, manifester, crier sur la toile sans pour autant changer notre situation. Il faudrait bien prendre son courage à deux mains, aller au centre des décisions et décider de ce qui est bon pour nous Africain-français ou Africains descendants. Oui, il le faudrait bien, oui quitter cet état d'éternelle victime dans lequel certains s'y complaisent ! Quitter cette situation de pleureurs internationaux, devenir forts, très forts politiquement, économiquement ! Oui, ne m'accusez pas de vouloir un poste, J'EN VEUX DES MILLIERS, DES TONNES, pour qu'enfin peut-être nous soyons respectés ! A moins que les Noirs prefèrent toujours être commandés par les autres que par les leurs, ce qui signifie clairement que dans leurs esprits ils sont toujours des esclaves ou des colonisés !!!!!

Calixthe Beyala

jeudi 16 février 2012

ARRESTATION DE PRÉTENDUS DÉSTABILISATEURS DU RÉGIME OUATTARA : UN MONTAGE GROSSIER POUR UNE ÉPURATION DES PRO-GBAGBO A NIAMBEZARIA


Les forces armées d’Alassane Dramane Ouattara procèdent depuis quelque temps à des arrestations des militants Fpi et des pro-Gbagbo dans la sous-préfecture de Niambézaria, dans le département de Lakota. D’innocentes personnes arrêtées, battues et aux visages tuméfiés ont été présentées à la télévision comme étant des déstabilisateurs du pouvoir de Alassane Ouattara.

Ces prétendus déstabilisateurs ont été arrêtés à Niambézaria et dans les villages de Gnango, Tagobéri et Kokolilié sous prétexte qu’ils s’entraîneraient dans les forêts de Niambézaria. Et sont actuellement détenus à la garnison de la garde républicaine à Treichville. Au nombre des détenus se trouvent : Boubli Nicolas, Zégbéhi Gnogouri, Akabla Gbogou, Zagbahi Godé Simplice, Dago Douzo Franck, Zéhi Gnango et Brigui Gbato Socratès.

Selon des sources crédibles, il n’y a jamais eu de camp d’entraînement à Niambézaria et aucun cadre de la région n’a fourni aucune arme à qui que ce soit.
La vraie raison de l’arrestation de ces personnes est que les Frci qui font suffisamment de zèle pour plaire à Dramane Ouattara ont décidé d’arrêter d’honnêtes citoyens en leur collant de fausses accusations.

«Un cadre de Niambézaria est venu en pèlerinage chrétien et après son départ, les Frci commencent à arrêter les gens sous prétexte que ce cadre leur distribué des armes. En ce moment où les populations sont toutes habitées par la peur et peinent à regagner leurs villages depuis la crise post-électorale, qui peut détenir une arme et s’entraîner ? Et s’entraîner à Niambézaria pour faire quoi étant donné que le pouvoir ne se trouve pas ici ?», s’est interrogé un ressortissant qui vit dans sa cachette parce que traqué et persécuté par les Frci.

Selon un fils de Niambézaria, des gens ont été arrêtés pendant qu’ils étaient en route pour leurs champs. Un autre explique qu’un vendeur de fétiches originaire de la région de l’Ouest est allé livrer ses médicaments qui, dit-on protègent contre les balles de fusil et des villageois qui voulaient ces fétiches ont eu leur corps déchiré pour leur introduire la fameuse potion anti- balle. «Cela a suffi pour faire croire à la préparation d’un complot contre le pouvoir», a expliqué un témoin. Qui souligne que des vieux fusils de type calibre 12 ont été montrés pour tenter de faire croire que ces personnes sont des activistes contre le pouvoir actuel. Agacées par ces agissements jugés abusifs, des femmes se sont mises nues pour faire une marche et crier leur ras-le-bol aux autorités préfectorales de Lakota. Certains gendarmes joints au téléphone ont dénoncé les méthodes des Frci qui arrêtent des gens sans se référer à la gendarmerie ni à la police et les conduisent directement à Abidjan. «Les Frci font du zèle et veulent faire croire qu’ils travaillent plus que les policiers et gendarmes», estime au téléphone un autre gendarme de Lakota.

NOTRE VOIE

lundi 13 février 2012

LES PROPOS DE GUEANT : UNE BONNE VIEILLE « TRADITION » RACISTE CONTINUELLEMENT SOUTENUE PAR LES VALETS LOCAUX DE TOUS BORDS.


Certains, singulièrement des élus « dits » socialistes de Guadeloupe et autres « défenseurs » des libertés se sont offusqués des propos de Claude Guéant (UMP) sur la hiérarchie des civilisations. C’est bien, il était tout de même temps, mais quand même, mieux vaut tard que jamais. Car, admettons tout de même que les propos de Guéant s’inscrivent dans une longue « tradition »

raciste de mépris et d’insultes distillés au plus haut sommet de l’Etat colonial Français depuis toujours, quelque soit le régime politique, quelque soit le parti politique au pouvoir. Et cette « tradition » raciste dure et perdure avec la bienveillance de bon nombre de ceux là mêmes, qui aujourd’hui, se disent brusquement choqués. Nous présentons ci-après quelques morceaux choisis parmi tant d’autres, d’expressions et de discours qui n’ont d’ailleurs suscité peu ou pas d’émoi, confirmant ainsi cette bonne vieille « tradition » raciste habituellement acceptée et digérée par les valets tropicaux du système colonial.

Jules Ferry, le père de l’école publique, laïque et obligatoire déclarait devant les députés le 28 juillet 1885 : « les races supérieures ont un droit sur les races inférieures ».

Le Général de Gaulle, père de la nation Française, disait le 05 mars 1959 : «C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle.

Mais à condition qu’ils restent une petite minorité.

Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. »

Jacques Chirac le 19 juin 1991, parlant des immigrés : « ….Et si vous ajoutiez à cela le bruit et l’odeur ».

Nicolas Sarkozy, quant à lui, déclarait à Dakar le 26 juillet 2007 que : « l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire ? »

Rappelons-nous d’autres propos du candidat Sarkozy : Caen, Montpellier, … mars - mai 2007 : « Alors, c’est vrai, il y a dans notre histoire des erreurs, des fautes, des crimes, comme dans toutes les histoires de tous les pays. Mais nous n’avons pas à rougir de l’histoire de France. La France n’a pas commis de génocide, elle n’a pas inventé la solution finale. Elle est le pays qui a le plus fait pour la liberté du monde.

Elle est le pays qui a le plus fait rayonner les valeurs de liberté, de tolérance, d’humanisme. Nous pouvons être fiers de notre pays, de ce qu’il a apporté à la civilisation universelle, à l’idée d’humanité. Nous pouvons être fiers d’être les enfants d’un pays de liberté et de démocratie. Nous pouvons être fiers d’être les enfants de la patrie des Droits de l’Homme. »

Toulon 7 février 2007 : « A tous ceux d’entre vous qui sont revenus des colonies en ayant tout abandonné, n’emportant avec eux que leurs souvenirs de jeunesse et cette nostalgie qui ne les quittera plus jamais, je veux dire que si la France a une dette morale, c’est d’abord envers eux. Aux enfants des harkis qui ont servi la France, qui ont dû fuir leur pays et que la France a si mal accueillis, je veux dire que si la France doit des excuses et des réparations, c’est à eux qu’elle les doit. A tous les anciens combattants de nos anciennes colonies, je veux dire la reconnaissance de la France et je veux rendre hommage à Jacques Chirac de leur avoir rendu
justice.

Paris 6 mai 2OO7 : « Je veux remettre à l'honneur la nation et l'identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d'être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres. »

Le 02 février 2011, le Gouvernement Français lançait l’année des outre mer dont l’objectif principal était « de changer la vision des Français » sur nous, les … ultramarins, les ultrapériphériques. Les Français auraient donc une vision de NOUS. Rappelons-nous les voeux de Nicolas Sarkozy en 2011 : « Je voudrais vraiment qu'à la fin de cette action et de mon quinquennat, les Français portent un autre regard sur l'Outre-mer, qu'ils vous voient comme des gens fiers, compétents, parfaitement inscrits dans le monde d'aujourd'hui, ayant parfaitement digéré leur histoire, n'ayant ni amertume, ni revanche, simplement de l'espérance pour eux et pour leurs enfants ».

NOUS serions donc sans fierté, sans dignité, sans conscience, incompétents, fainéants, arriérés, primitifs, …. et surtout pour qu’on lui f…e la paix avec l’esclavage, il nous invitait gentiment à digérer notre histoire. Et nous savons tous ce qui suit la digestion. Aurait-il osé tenir de tels propos à Maillé où en août 1944, l’armée Allemande massacra une centaine de villageois ?

Aurait-il eu le courage et l’insouciance de dire cela à Oradour sur Glane où un village entier a été brûlé et les villageois exécutés par les Allemands en juin 1944 ?

Une telle vision nous renvoie donc, inexorablement, aux expositions coloniales dont le but était d’étaler, d’exhiber la grandeur et l’immensité de l’empire colonial français mais surtout de montrer au monde et tout particulièrement aux Français « cette mission civilisatrice » qu’un pouvoir quasi divin aurait donné à la France afin d’éduquer les sauvages, cultiver les indigènes, en faire des hommes suivant les principes et valeurs catholiques, apostoliques et romaines dixit le code noir. La IIIème République ne fut pas en reste sur ce plan là.

L’histoire de la France coloniale n’est pas enseignée.

Une grande majorité de Français ne savent rien de la barbarie du code noir qui définissait le statut de l’esclave. Ils ne savent pas que Napoléon était un négrier qui a rétabli l’esclavage en Guadeloupe en 1802 ou que Pierre Messmer au nom de l’état français organisa l’élimination de plus de 300 000 nègres au Cameroun. Ils n’ont jamais entendu parler du code de l’indigénat qui déterminait plusieurs catégories de Français (français français et français moins français).

Ils ne sont qu’une poignée à savoir ce qui s’est passé à Sétif (Algérie, 45 000 morts) ou à Madagascar (89 000 morts). Et encore moins nombreux sont ceux qui sauraient vous dire ce qui s’est produit les 26, 27 et 28 mai 1967 en Guadeloupe (assassinat de plus de 100 Guadeloupéens) ou sur l’île d’Ouvéa sous la présidence de Mitterand en 1988. Rien non plus de l’empoisonnement « légal » du Peuple Guadeloupéen à la chlordécone. Ils ne savent rien non plus sur le rôle moteur joué par la France dans la destruction de la nation Haïtienne et de nombre d’Etats Africains. C’est ça aussi l’histoire de « la France universelle patrie desdroits de l’homme » et source d’une « grande
civilisation démocratique ».

La colonisation, la traite négrière, l’esclavage et tous leurs corollaires (pillage, vol, viol, massacre, épuration ethnique, génocide, aliénation culturelle, domination économique, répression et éradication de toute contestation, racisme, soumission de la classe politique locale, …) ont assuré et assurent encore aujourd’hui à la France ses richesses, sa puissance et son autorité.

2011, année des outre mer confirme bien la vision colonialiste de la France vis-à-vis des territoires et des peuples sous sa domination. Nous sommes dans le droit fil de la loi du 23 février 2005 reconnaissant les bienfaits de la colonisation, de la domination et de l’asservissement des peuples.

Voilà, toute crue, la réalité devant laquelle certains s’émeuvent seulement à l’approche des élections ! Ce n’est pas suffisant.

Surtout quand ce sont des alliés inconditionnels de Guéant et Hortefeux. Surtout quand ce sont des
fidèles valets au service de l’Etat colonial.

Rappelons-nous ceux qui ont été les premiers à réclamer l’usage de la force contre le mouvement
social de 2009.

Les mêmes qui se sont entendus avec, Hortefeux, Guéant et Sarkozy pour renier leurs signatures, refuser l’application du protocole du 04 mars 2009 et arrêter toutes relations avec le LKP.

Ceux là mêmes qui crachent sur tous ceux qui luttent pour la dignité, le respect et la souveraineté du Peuple Guadeloupéen. Ceux là mêmes qui soutiennent les prélèvements ADN sur les syndicalistes, la répression anti syndicale et lé pwofitan kon Louisy.

Ceux-là mêmes qui ont traité LKP de fasciste le 06 mai 2009. Les mêmes qui ont traité les représentants du LKP de raciste pour avoir simplement exigé la priorité d’accès aux postes à responsabilité pour les cadres Guadeloupéens et dénoncer l’attitude des patrons békés Ceux-là mêmes que nous n’avons jamais entendus sur les propos racistes des Despointes, Guerlain ou récemment chez nous de Sylvie Hayot.

Ceux là mêmes qui ont fait de la Guadeloupe (congrès des élus du 15 avril 2005), un laboratoire de remise en cause des droits des étrangers débouchant sur des lois d’exception sur les contrôles expéditifs des étrangers (Haïtiens) et les expulsions sans recours suspensifs d’exécution, ce qui n’existe pas en France.

Encore les mêmes qui méprisaient les Guadeloupéens le 07 novembre 2011 en publiant et en approuvant des propos racistes stigmatisant le Peuple de Guadeloupe : « la majorité des crimes et des délits est commise par des guadeloupéens d’ascendance africaine, ce qui pose la question de la définition identitaire et communautaire de ce territoire ».

ALORS, FACE AU MEPRIS, AUX INSULTES. FACE A CETTE BONNE VIEILLE « TRADITION » RACISTE, ON N’EST PAS ANTI - RACISTE ET DEFENSEUR DES LIBERTES FONDAMENTALES PAR OPPORTUNISME, YENKI DAVWA NI ELEKSYON E POU SOVE POS A MINIS A LUREL OU POUR REVENDIQUER LA GUADELOUPE FRANÇAISE !

ALORS, DORENAVANT, OSEZ :
- L’Application pleine et entière de toutes les dispositions de l’accord du 04 Mars 2009, conclu avec le LKP ;
- Revendiquer respect, dignité et un véritable développement économique, social et culturel en faveur des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe aujourd’hui, demain et après demain, ….en toutes circonstances, quelque soit le régime politique, quelque soit le parti politique au pouvoir ;
- Une Guadeloupe souveraine juste et équitable, débarrassée de la pwofitasyon kolonyalis é kapitalis !


LKP - Lapwent – 12 Févriyé 2012

samedi 11 février 2012

COMMUNIQUÉ DU GRS. A PROPOS DES GUÉANTRIES PEU CIVILISÉES : MARTINIQUAIS, MARTINIQUAISES, ENCORE UN EFFORT !

Déclaration du Groupe Révolution Socialiste

Plaisant spectacle que ces ministres fuyant à la queue-leu-leu un débat sur la prétendue hiérarchie des civilisations qu'eux-mêmes par leurs déclarations honteuses ne cessent de ranimer pour courir après les faveurs électorales du courant politique le moins civilisé de France ! C'est vrai qu'ils étaient chez eux, dans un hémicycle qui en a entendu d'autres ! De Jules Ferry à Sarkozy, combien ont offensé l'intelligence et la dignité humaine en parlant de «races supérieures et races inférieures», du «devoir de civiliser des uns sur les autres», de peuples «entrés ou non entrés dans l'histoire».

«Accommodez-vous de moi, je ne m'accommode pas de vous», semblait leur dire le député martiniquais qui, en la circonstance, parlait au nom de tous les méprisé-e-s de chez nous et d'ailleurs ! Merci pour cela et que la honte soit au maitre !

Nous ne cacherons pas pourtant que ce sursaut appelle une interrogation plus sérieuse que les pitreries des grincheux : s'agirait-il vraimentde l'amorce d'un cours nouveau de la politique martiniquaise ou d'une de ces postures sans lendemain dont certains chez-nous ont le secret ? Un passé encore frais nous oblige à cette prudence dans le commentaire. Il n'y a pas longtemps, un ministre et non des moindres, condamné par un tribunal français pour racisme, accompagnait bras dessus bras dessous l'homme Ah le plaisant spectacle que ces ministres fuyant à la queue-leu-leu un débat sur la prétendue du trop fameux discours de Dakar. Nos Politiques majoritaires, dans leurs deux branches ennemies, ont alors regardé ailleurs. Leur souci principal était de jouer des coudes pour se faire caresser l'épaule par celui qui détenait la clé du 73 ou du 74 et qui pour l'heure était venu dire au patronat de hôtellerie en Martinique :«qui veut gagner des millions?»

Brice Hortefeux n'avait pas parlé de «civilisations», ni «d'entrée dans l'Histoire», mais plus trivialement de races. Etait-ce plus anodin ? Seul pourtant le GRS diffusa à 10 000 exemplaires un tract dénonçant cette présence et fustigeant celui dont les uns et les autres cherchaient désespérément un petit mot de complicité dans leurs querelles relativement dérisoire ! Seul le Collectif du 5 février tint alors meeting à la maison des syndicats, pour dénoncer le carnaval de Sarkozy.

Le sursaut de Serge Letchimy n'aura un sens profond et des conséquences bénéfiques que si, ignorant les cris des colonialistes outragés et même la gêne perceptible des alliés «socialistes», il inaugure une politique appelant un chat un chat, fustigeant systématiquement les turpitudes des administrateurs coloniaux, tournant les dos aux croyances en la sagesse d'un pouvoir colonial qui n'est capable d'entendre qu'une seule chose: l'action déterminée des travailleurs et du peuple, dans un mouvement unitaire, autour de ses seuls intérêts, loin des querelles politiciennes subalternes.

A toutes celles, à tous ceux que ce bon sens anticolonialiste et anticapitaliste toucherait, nous dirions sans hésiter : chiche !

Fort-de-France le 08/02/2012

Groupe Révolution Socialiste

Soutien à Serge Letchimy

Aucune excuse, aucune sanction, soutien total à M. Letchimy


Signer la pétition - Voir les signataires

 Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer a indiqué qu’il réunira le bureau de l’Assemblée suite à la demande de sanctions de l'UMP contre Serge Letchimy, député de Martinique, qui a refusé le petit arrangement des excuses, après sa question au gouvernement du 7 février dernier.
Les sanctions du bureau peuvent être importantes : censure (condamnation publique des propos), suspension plus ou moins longue des indemnités parlementaires et, au maximum, exclusion temporaire de l’Assemblée...
J'adhère au discours de Serge Letchimy et trouve sa réaction parfaitement appropriée suite aux déclarations du ministre Guéant. Serge Letchimy n'a pas à s'excuser. Je demande que toute sanction soit abandonnée et que sa liberté de parole soit respectée.

Traité international sur le commerce des armes 2012, tournant historique du droit international : vers la fin d’un commerce meurtrier ?



Alors que la violence armée continue de faire quotidiennement plus d’un millier de victimes civiles dans le monde, réguler le commerce des armes conventionnelles devient plus urgent que jamais déclarent, le 9 février, Amnesty International France, CCFD-Terre Solidaire et Oxfam France. Le Traité sur le commerce des armes classiques (TCA) doit être enfin adopté à l’ONU en juillet prochain et la dernière réunion de préparation des négociations se tient à New York du 13 au 17 février 2012

Dans cette dernière étape, les organisations rappellent qu’il est essentiel que les États ne fléchissent pas. L’enjeu est d’autant plus fondamental que certains membres du Conseil de Sécurité poursuivent des transferts d’armes vers des pays où leur utilisation est détournée à l’encontre des populations civiles. Le cas récent de la Russie qui maintient ses livraisons d’armes en Syrie en est un exemple alarmant. 

« Si les États font preuve de courage, ce traité pourrait être la plus grande avancée du droit international en faveur de la protection des populations civiles et de la Défense des droits de l’Homme depuis la création de la Cour pénale internationale en 1998. La mobilisation sans relâche des ONG à travers le monde depuis plus de dix ans a contraint les Etats à avancer. Ce qui paraissait impensable il y a encore cinq ans est désormais à portée de main : la grande majorité des Etats s’est clairement prononcée en faveur d’un texte contraignant et efficace. Si près du but, ils ne doivent pas reculer », Zobel Behalal, du CCFD-Terre Solidaire.

« La réunion de la semaine prochaine doit fixer les règles du jeu. Il est vital qu’une minorité d’Etats ne fasse pas obstacle à la définition de normes ambitieuses. Pour assurer le succès de la conférence de juillet, l’ensemble du processus doit demeurer transparent et les observateurs de la société civile internationale doivent avoir accès à toutes les discussions afin d’empêcher que des intérêts commerciaux prennent le pas sur la protection des populations civiles », Aymeric Elluin, d’Amnesty International France.

La France, 4ème exportateur d’armement dans le monde, a un rôle indéniable à tenir. Pour la prochaine équipe au pouvoir, ce traité représentera la première grande négociation stratégique de leur quinquennat, avec des implications diplomatiques et économiques majeures. 

« Quelle position défendront les présidentiables ? S’agira-t-il uniquement de reconquérir des parts de marché, ou bien de rendre plus responsable et plus transparent un secteur marqué par l’opacité et la corruption ? Les populations victimes de transferts d’armes irresponsables à travers le monde et les citoyens français que nous allons mobiliser dans les prochaines semaines seront particulièrement attentifs aux annonces - ou aux silences, des différents candidats sur cette question », Nicolas Vercken, d’Oxfam France. 

EPANDAGE AERIEN :AVIS TRES DEFAVORABLE DU CONSEIL DE L'ORDRE DES MEDECINS SUR LES PRODUITS PRESENTES

RAPPORT DU CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L'ORDRE DES MEDECINS  
remis au Président du Conseil Régional de Martinique

Objet : Donner un avis médical sur les risques sanitaires encourus lors de l’épandage aérien des produits phytopharmaceutiques utilisés actuellement dans le traitement de la cercosporiose noire qui affecte les bananeraies.
Produits présentés par l’Agence Régionale de Santé :
 
*TILT (PROPICONAZOLE), *SICO (DIFECONAZOLEet *BANOLE (HYDROCRACAGE DE PETROLE).

Docteur Josiane JOS PELAGE
Vice Présidente du Conseil
Départemental de l’Ordre des Médecins
60 Rue de la République
97200 Fort de France
                                                       Mr Serge LETCHIMY
                                                       Président de Région
                                                       Hôtel de Région
                                                       97233 SCHOELCHER

                                                       Fort de France le 7 février 2012.

Objet : Avis sur l’épandage

Monsieur le Président,

        Dans votre courrier du 19 janvier 2012, vous avez sollicité l’expertise sanitaire du Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins sur le dossier de l’épandage.

        Le Président du Conseil de l’Ordre m’ayant déléguée pour le représenter, j’ai assisté comme prévu à la réunion du vendredi 27 janvier 2012 à la Chambre d’Agriculture, afin de donner un avis médical sur l’incidence sanitaire de l’épandage aérien avec les produits présentés.

        La Commission du Conseil régional ayant sollicité un rapport écrit des intervenants, je vous adresse sous ce pli ma contribution à la réflexion, faite à la fois des remarques que j’ai présentées en réunion et des éléments complémentaires dont j’ai pu disposer après cette dernière.

        J’espère que ces avis contribueront comme vous le souhaitez à éclairer la commission.

        Restant à votre disposition pour toute information complémentaire, je vous prie d’agréer l’expression de ma très grande considération.


                                               Dr J.JOS PELAGE


P. / J. Rapport du Conseil de l’Ordre (7 pages )
Rapport du Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins

Destinataire : Commission ad hoc du Conseil Régional réunie le vendredi 27 janvier 2012 à la Chambre d’Agriculture.

Objet : Donner un avis médical sur les risques sanitaires encourus lors de l’épandage aérien des produits phytopharmaceutiques utilisés actuellement dans le traitement de la cercosporiose noire qui affecte les bananeraies.

Produits présentés par l’Agence Régionale de Santé :

*TILT (PROPICONAZOLE), *SICO (DIFECONAZOLEet *BANOLE (HYDROCRACAGE DE PETROLE).


        Le traitement de la cercosporiose noire tel qu’exposé lors de la réunion du 27 janvier 2012, suppose une application 9 fois par an tantôt d’antifungiques triazolés dissous dans du BANOLE tantôt de BANOLE seul.

        Les caractéristiques des produits utilisés, indiquées sur leur fiche technique, font apparaître une dangerosité réelle pour la population humaine à un degré variable selon le produit.
Le TILT et le SICO ont une toxicité aigüe modérée et localisée mais non nulle et une toxicité chronique suspectée qui les a fait inscrire en classe 3 sur le répertoire des produits cancérigènes. Le BANOLE, par contre, utilisé comme huile de dilution est un hydrocraquage de pétrole et à ce titre il présente à la fois une toxicité aigué pulmonaire et neurologique potentiellement mortelle et une toxicité chronique connue de longue date par le corps médical, à savoir un potentiel cancérogène.

        Le mode d’utilisation de ces produits, l’épandage aérien, n’enlève rien à leur dangerosité pour la population générale, même si il protège au mieux l’ouvrier agricole. En effet les petites particules de ces fongicides pulvérisés par l’aéronef, du fait de leur finesse, risquent bien de se retrouver à la faveur des vents dominants dans les poumons des riverains et de toute façon, dans la nappe phréatique à terme, lors du lessivage des feuilles par les pluies.

        L’homologation d’un produit n’est en aucun cas une preuve de non risque, car peu de données existent sur ce mode d’utilisation des produits et encore moins sur les risques spécifiques encourus par les personnes sensibles que sont les enfants en bas âge qui paient le plus lourd tribut actuellement aux perturbations environnementales.

        L’examen tant de la réglementation que de l’analyse des données sur les produits invite à beaucoup de circonspection et de prudence.
        En tout état de cause le principe de précaution doit prévaloir comme c’est le cas actuellement pour les prothèses mammaires dont on ne cesse de répéter que « rien ne prouve qu’elles sont cancérigènes mais que les femmes sont invitées vivement à les retirer au plus vite».

        Le médecin a un rôle de protection de la santé des individus mais aussi de la santé publique .Il se doit donc quand il est sollicité d’alerter et de tout mettre en œuvre pour éviter que ne soit mis en danger la population.

        C’est à ce titre que je conclurai par un avis très défavorable sur tout mode de traitement aérien ou terrestre faisant usage des produits présentés.

        Pour étayer mon rapport, j’y joins un certain nombre d’éléments que j’ai jugé indispensables à la bonne compréhension de cet avis.

A.   Réglementation

        Avant toute chose il est important de faire un rappel sur la réglementation en vigueur en matière de toxicité d’un produit.

        Avant la mise sur le marché et l’homologation d’un produit phytopharmaceutique, des études de toxicité sont requises. Ces études sont disponibles sur le Site de E.S.I.S.(esis.jrc.ec.europa.eu/doc/existing-chemicals/IUCLID/data.../64742467 )-Ces études scientifiques permettent de classer le produit en différentes catégories selon les risques encourus et notamment de documenter les risques cancérigènes conformément aux directives européennes 67/548/CEE. La liste des produits phytopharmaceutiques cancérigènes peut être retrouvée sur le site de l’Institut National de Recherche et de Sécurité-( www.inrs.fr)

            Chaque produit mis sur le marché est affecté d’un numéro CAS  qui est son numéro d'enregistrement unique auprès de la banque de données le « Chemical Abstracts Service », ce qui permet de retrouver toutes les études effectuées sur ce produit ainsi que les conclusions des experts.
            Parmi les produits répertoriés, il y a ceux qui sont dits CMR Cancérigènes, Mutagènes ou dangereux pour la Reproduction qui sont classés en I ,II ou III , selon une Réglementation Européenne qui figure à l’annexe 1de la directive 67/548/CEE. Cette classification est effectuée en fonction des données dont dispose l’Institut National Recherche et de Sécurité .INRS.
        La Classe II par exemple à laquelle appartient le BANOLE concerne les produits « considérés comme cancérigènes du fait de données positives sur deux espèces animales. Ces substances devant être assimilées à des substances cancérigènes pour l’homme. On dispose de suffisamment d’éléments pour justifier une présomption que l’exposition de l’homme à de telles substances peut entrainer un cancer. Cette présomption est fondée sur des études appropriées à long terme chez l’animal et sur d’autres études appropriées  ».
        La classe III à laquelle appartient le SICO comprend « des substances préoccupantes pour l’homme en raison d’effets cancérigènes possibles mais pour lesquelles les informations disponibles ne permettent pas une évaluation satisfaisante (preuves insuffisantes) .Il existe des informations issues d’études adéquates chez les animaux mais elles sont insuffisantes pour classer le produit dans la catégorie II. »
        Certaines dispositions réglementaires découlent de la classification en substances cancérigènes mutagènes et repro-toxiques : 1/ l’étiquetage est obligatoire 2/ il y a une interdiction de mise à disposition du grand public. 3/ des Règles particulières de prévention : l’employeur est tenu de le remplacer.

        L’étiquetage est obligatoire : il indique le degré de toxicité T et de risque R.
         « Il existe un Code spécial affecté aux produits cancérigènes signalant la dangerosité des produits qui doit figurer sur l’affichage du produit. » Catégorie I et II  toxique. Catégorie III XN nocif.
        « Les phrases de risque ("phrases R") sont des indications présentes sur les étiquettes des produits chimiques, qui indiquent les risques encourus lors de leur manipulation. Elles se présentent sous la forme d'un R suivi d’un ou de plusieurs nombres, chacun correspondant à un risque particulier ».

        Il se trouve que la présentation faite des produits le 27 janvier n’a pas permis d’apprécier leur degré de dangerosité et que certains étiquetages étaient incomplets .


                B. Les Produits

        Les deux fongicides SICO et TILT qui dans le programme de lutte contre la cercosporose noire seraient utilisés 4 fois par an pendant 2 à 3 ans présentent des risques modérés à court terme et des incertitudes sur le long terme compte tenu des informations dont nous disposons.

        1Le TILT composé de PROPICONAZOLE est un triazolé immatriculé sous le numéro CAS : 60207-90-1.
PROPICONAZOLE 250.00 60207-90-1 262-104-425,5 % p/p Xn N R 22 - R 43 - R 50/53 R 36/38
15 INFORMATIONS REGLEMENTAIRES
- Etiquetage : CLASSEMENT France Xi - IRRITANT- R 36/38 - Irritant pour les yeux et pour la peau.Dangereux pour les organismes aquatiques.

Il est étiqueté XN. à savoir classe 3 selon la classification européenne de produits cancérigènes. « Il peut provoquer une atteinte des poumons en cas d'ingestion, et l'inhalation des vapeurs peut provoquer somnolences et vertiges » ….
Si on peut éviter l’atteinte des yeux et de la peau le risque pour les poumons et le cerveau sont à prendre en compte. Ses effets sanitaires sur le long terme ne sont pas connus.


        2.Le SICO composé de DIFENOCONAZOLE est également un triazolé immatriculé sous le numéro CAS : 119446-68-3 classé selon la directive européenne comme XN – NOCIF avec de potentiels risques d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par ingestion. Il s’agit donc d’un produit classé Nocif non dénué de toxicité, et de cancérogénicité non démontrée mais non exclue. Xn R 22 - R 48/22
R 36/38

« 15 INFORMATIONS REGLEMENTAIRES
- Etiquetage : CLASSEMENT France Xn - NOCIF- R 36/38 - Irritant pour les yeux et pour la peau.
-R 43 - Peut entraîner une sensibilisation par contact avec la peau.-R 48/22 - Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par ingestion.
Dangereux pour l'environnement aquatique. »

        En médecine, les triazolés dont font partie le Propiconazole et le Difenoconazole, sont utilisés par voie buccale, cutanée ou intraveineuse. Leurs effets secondaires sont surtout d’ordre hépatique ; ils sont peu utilisés chez l’enfant en bas âge. Leur apparition récente et le manque de données toxicologiques font apparaître une méconnaissance quasi totale des effets à long terme sur la santé humaine. Leur action dans les alvéoles pulmonaires n’est pas connue. On peut s’inquiéter du fait que le filtre alvéolaire ne les laissent pas passer et qu’ils s’accumulent dans les poumons.


        3.Le BANOLE est un HYDROCRAQUAGE du pétrole immatriculé sous le numéro CAS : 64742-16-7 et classé R45 classe II donc cancérigène étiqueté T à savoir toxique .Il est toxique pour le système nerveux et cancérigène .Selon la réglementation il ne doit pas être mis à disposition du grand public et ne peut être utilisé par les travailleurs .Le risque pour les personnes en contact est réel.

        Il faut signaler que la documentation mise à notre disposition sur le BANOLE le 27 janvier présentait des lacunes graves car le numéro de risque R n’était pas indiqué, l’étiquetage du produit non signalé, alors même que sa dangerosité est connue depuis 2000 et que nous serions restés dans cette ignorance si les services de la CGSS n’étaient pas intervenus pour apporter des précisions qui ont permis de confirmer nos craintes .

« 2. COMPOSITION / INFORMATION SUR LES COMPOSANTS
SUBSTANCE
Composants contribuant aux dangers N°. CE N°. CAS Concentration Symbole Risques
Distillats lourds (pétrole), hydrocraquage 265-077-7 64741-76-0 100 % -
Voir section 16 pour des explications relatives aux phrases R :
*Commentaires sur la composition : - Teneur en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) : < 3 % (IP 346). »

« 16. AUTRES INFORMATIONS
Restrictions d'emploi : Utilisations recommandées et restrictions d'emploi : voir section 1 »

« ETIQUETTE DU PRODUIT
ETIQUETAGE (d'usage ou CE): Non concerné
Contient : Distillats lourds (pétrole), hydrocraquage
Phrases de risque : Néant
Conseils de prudence : Néant
ETIQUETAGE TRANSPORT: Non concerné. »

        Ce produit contient un solvant aromatique dérivé du pétrole. Le fournisseur signale que l'inhalation de concentrations élevées de vapeurs (plus de 1 000 ppm) entraîne l'irritation des yeux et des voies respiratoires et peut causer : maux de tête, étourdissements, anesthésie, somnolence, perte de conscience et autres effets sur le système nerveux central, y compris la mort. L'exposition de la peau peut provoquer une dermatite graisseuse et la photosensibilisation. Dans de rares cas, le solvant peut sensibiliser les muscles du coeur causant de l'arythmie.
Nous connaissons en pédiatrie le danger de l’ingestion et de l’inhalation du pétrole chez l’enfant entrainant des atteintes graves des poumons. Il est question dans cette documentation de troubles au cerveau, de possibilité de mort et de troubles cardiaques qui peuvent être graves.
        Cette dite « huile de dilution », le BANOLE cancérigène classe 2 signalé par une numérotation R45 et répertoriée comme toxique T.est utilisée 9 fois par an. Sa toxicité aigue lors des passages est importante car il peut causer des pneumonies aigues potentiellement mortelles. Sa toxicité chronique est à la fois liée à son potentiel cancérigène et son action sur le système nerveux.
.       Il sera extrêmement illusoire d’imaginer protéger la nappe phréatique et les cours d’eau de ces produits qui risquent bien de se retrouver dans l’eau du robinet et dans les aliments.

        La documentation dont nous disposons et le recul des médecins sur les effets indésirables du benzène, les leucémies et autres atteintes des lignées sanguines par les dérivés du pétrole incite le corps médical à la prudence et invite les politiques à faire jouer le principe de précaution. Sur le plan de la prévention des risques sanitaires au travail la protection des ouvriers agricoles amènera à interdire le BANOLE définitivement.

        Concernant les deux autres produits, même s’ils sont moins dangereux, ils combineront leurs effets à ceux des polluants présents dans un cocktail qui risque plus d’être potentialisateurs. La même prudence devrait être de mise.
        Le traitement par voie terrestre amène à faire des réserves similaires s’agissant des produits eux-mêmes .Simplement l’impact pulmonaire sera moindre mais la toxicité digestive et chronique sera la même.

        C .Données de Pathologie environnementale.

        Pour éclairer la commission il n’est pas inutile de rappeler quelques éléments d’ordre physiopathologique ; à savoir que si la toxicité aigüe des produits, celle  qui se manifeste rapidement après exposition, peut être réduite, par des concentrations de plus en plus infimes, car elle est souvent dose-dépendante, par contre, la toxicité chronique, qui elle apparaît plusieurs mois ou années après une exposition unique ou répétitive à un produit,n’est pas dose-dépendante mais chrono-dépendante.
        C’est la répétition des doses, même si elles sont infimes, qui est dangereuse et peut être responsable de cancers ou de dégénérescence cérébrale plusieurs dizaines d’années après. Les mécanismes en cause touchent la cellule elle-même ou la synthèse des protéines et entrainent ce que l’on appelle des « perturbations endocriniennes ou de modifications épi-génétiques ». Les populations les plus exposées aux mutations épi-génétiques et aux perturbations endocriniennes étant les êtres en pleine croissance cellulaire donc les fœtus (les femmes enceintes) et les enfants en bas âge.
        Aujourd‘hui les spécialistes en médecine environnementale, une spécialité qui prend de l’essor dans tous les pays du fait même de la pollution, mettent l’accent sur ces risques nouveaux liés à des pratiques nouvelles insuffisamment documentées, et invitent les médecins à faire jouer le principe de précaution devant toute situation innovante pouvant impacter la santé humaine. Dans la situation qui est la notre, il faut protéger les ouvriers et les ouvrières agricoles qui peuvent être enceintes un jour, mais aussi les riverains plus ou moins éloignés, et les consommateurs d’eau et d’aliments potentiellement contaminés. Parmi ces populations il y a tous les êtres à la santé déjà fragilisée à savoir les enfants en bas âge et les femmes enceintes, les insuffisants rénaux, les malades diabétiques, psychiatriques ou autres.
        D’autre part la technique utilisée bien que très séduisante, présente un risque non négligeable lié à la finesse des particules qui expose les populations même très éloignées en favorisant la dissémination aérienne des produits malgré toutes les précautions prises. Ces microparticules peuvent se charger d’autres polluants présents dans l’atmosphère et pénétrer dans les alvéoles pulmonaires qui n’opposent aucune barrière face à ces molécules extrêmement fines. Ces micro ou nanoparticules peuvent également franchir la barrière cutanée à la faveur de l’inflammation de la peau causée par leur toxicité propre.

         Il faut bien noter que l’épandage aérien comme l’application par voie terrestre ne mettent pas à l’abri d’une pénétration des produits dans les sols et dans la nappe phréatique où ils risquent de polluer l’eau et les aliments.
        Aujourd’hui les risques toxiques véhiculés par l'eau représentent une préoccupation planétaire.

Dr J.JOS PELAGE

NDLR :  Lors de la Plénière du 1er décembre 2011, le Président du Conseil Régional de Martinique a donné un avis favorable à l'utilisation de l'épandage aérien sans aucune expertise scientifique préalable, ce qui a permis au Ministre de l'agriculture de déclarer que "l'autorisation de l'épandage aérien est consécutive à un avis favorable des élus de Martinique".