mercredi 30 novembre 2011

Informations Internationales

Informations        Internationales
Nouvelle série n° 50 (419) - 25 novembre 2011 - 0,50 euro


Sommaire :
Page 2 : Communiqué  de l’Entente sur la répression en Guadeloupe
Page 3 - Grèce : - Revue de presse (14 au 21 novembre) - Abonnements.
Page 4 - Uruguay : - Interview de Hugo Dominguez, responsable du  syndicat de la métallurgie Untmra de la confédération  PIT-CNT à propos de la grève victorieuse dans la métallurgie.
- Bon de  souscription au fonds de soutien à l’Entente.


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87, rue du Faubourg-Saint-Denis - 75010 Paris - France
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Editorial de Fraternité
organe du Parti des travailleurs d’Algérie (n° 32 du 1er au 15 octobre 2011)

Renouer avec la marche du peuple algérien

La commémoration du 57e anniversaire du déclenchement de la lutte armée, le 1er novembre 1954, pour l’indépendance nationale, intervient cette année dans un contexte particulièrement lourd d’événements, présents et à venir. Les impacts directs de l’intervention de l’OTAN en Libye, sur la souveraineté et l’intégrité des pays du Maghreb et du Sahel, à travers notamment la circulation massive des armes et des groupes terroristes, sont une menace directe sur l’Algérie.

Ainsi ceux là même qui sont intervenus en premier militairement en Libye, les gouvernements français, US et britanniques font mine de s’en inquiéter, hypocritement… La liquidation physique de Kadafi et de ses proches par les avions français et US, et des miliciens, marque un tournant dans la situation mondiale et régionale car c’est la première fois que l’OTAN bombarde un pays pour tuer son président. Dans le même temps et loin de tourner la page du conflit libyen, cet assassinat est un facteur d’exacerbation de la guerre tribale en Libye, avec ses implications sur toute la région.

C’est pourquoi, le PT s’attelle à assurer le succès de la Conférence d’urgence contre les guerres d’occupation, l’ingérence dans les affaires internes des pays, en défense de l’intégrité et la souveraineté des nations, qui se tiendra les 10, 11 et 12 décembre prochain. D’ores et déjà, les militant(e)s, mènent une campagne politique collectant des signatures autour de l’appel commun à la conférence signé par les SG respectifs de l’UGTA et du PT.

Mais, tout comme l’enjeu en Libye porte sur, outre une présence militaire étrangère, le pillage des ressources de ce pays (fonds souverains, pétrole et gaz) et les contrats de la reconstruction évaluée à 470 milliards de dollars, une pression s’exerce en ce moment sur notre pays : des responsables européens et américains se croisent à Alger, dans une valse incessante avec, pour objectifs, d’arracher des contrats dans le plan de relance qui se chiffre à 286 milliards de dollars et d’obtenir du gouvernement qu’il recule sur les dispositions contenues dans les LFC 2009 et 2010, notamment, la règle 51/49, la préférence nationale et le droit de préemption au profit de l’Etat. Ces pressions et celles visant à impliquer l’Algérie dans le bourbier libyen sont alternées avec des rapports accablants sur les droits de l’homme émanant d’ONG et institutions US et européennes.

Sur le plan social, la dynamique qui s’est déclenchée depuis le mois de janvier, s’approfondit, engrangeant de nouvelles victoires pour les travailleurs amenant les retraités à exiger la satisfaction immédiate de leurs revendications légitimes et la quantité commence à se transformer en qualité.

En effet, la revendication de la nationalisation fuse de différents secteurs de la production, alors que la mobilisation des jeunes chômeurs ne faiblit pas. La révolution algérienne avait pour objectif premier, de libérer le peuple algérien des chaînes de l’oppression et l’exploitation dans lesquelles le maintenait le colonialisme… Or, 50 ans après l’indépendance,
20 % de la population vivent dans l’indigence, en deçà du seuil de pauvreté. Et si sur le plan économique et social et nonobstant les contradictions, des conquêtes sont enregistrées, la démocratie reste à conquérir. Car non seulement le processus des  réformes politiques engagées par le président était biaisé, mais les députés du FLN notamment, l’ont vidé des mesures intéressantes qui visaient à assainir la pratique politique et assurer une rupture même très partielle avec le système de parti unique. Ce faisant, c’est un statut quo mortel qui est imposé par le FLN, mettant en danger la nation comme en témoignent les «conseils» du Secrétaire d’Etat US Jeffrey Filtman en visite à Alger.

Il est ainsi établi une fois de plus, que la démocratie ne saurait émaner d’institutions archaïques, vestiges du système de parti unique et qu’une vraie réforme politique passe par l’élection d’une Assemblée constituante souveraine qui, associant le peuple par un débat large, élabore une nouvelle constitution consacrant la démocratie réelle par la refondation de la République matérialisant la souveraineté populaire. Alors que les plus grandes incertitudes pèsent sur toute la région, il s’agit de renouer avec la marche du peuple algérien pour l’émancipation nationale, de la parachever par une rupture claire avec les institutions et les politiques qui l’ont freinée, renforçant par la même, la souveraineté de la nation.

Louisa Hanoune
Le 1er novembre 2011


ENTENTE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS ET DES PEUPLES
87, rue du Faubourg-Saint-Denis – 75010 – Paris – eit.ilc@fr.oleane.com



- COMMUNIQUÉ -

L’Entente internationale des travailleurs et des peuples alerte tous les militants et organisations ouvrières et démocratiques sur la succession ininterrompue de procès et d’actes de répression qui frappent, depuis la grande grève LKP de 2009, les syndicats guadeloupéens et notamment l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG).

Raymond Gauthiérot, ancien secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) vient d’être condamné à trois mois de prison ferme. Ces derniers mois, Gaby Clavier, Mirlin Davile, Régine Delphin, Michel Madassamy, Christian Tabar, Denis Dorvilius, Jocelyn Leborgne, Charly Lendo, Teddy Coupin, Patrice Burat, tous dirigeants de l’UGTG, ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et à de lourdes amendes. José Naejus a été condamné à de lourdes amendes, tout comme Charly Lendo pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN. Ginette Lerus, Alexis Lunion, Jules Calvaire ont été mis en examen pour intimidation et séquestration suite à la plainte d’une responsable des ressources humaines du CHU dans un conflit qui remonte à 2006.

C’est aussi Gabriel Bourguignon qui a passé un mois en prison et versé 15 000 euros de caution avant d’être relaxé 10 ans après dans l’affaire Sara-Texaco, tout comme Fred Louise qui, lui, a été sauvagement tabassé par les gendarmes. C’est aussi Hilaire Cospolite, militant du Commerce, qui est convoqué ce 18 novembre à 14 heures devant le Tribunal de Pointe-à-Pitre.

Le 24 novembre 2011, c’est au tour de Charly Lendo, secrétaire général adjoint de l’UGTG et secrétaire général de l’UTHTR-UGTG d’être convoqué devant un juge d’instruction. Sa convocation porte à 21 le nombre des travailleurs et militants de l’UGTG qui ont comparu devant un juge d’instruction durant le mois de novembre.

Dix-huit d’entre eux sont mis en examen pour homicide involontaire indirect parmi lesquels Yanise Fontaine, Edmonde Polyphème, Mercédès Platon, Blaise Yengadessin, Alix Lendo, Teddy Coupin, Julio Lendo, Béatrice Charles, Anastase Rimbon, Elie Douared, Florent Latchoumaya. La justice coloniale veut les rendre responsables de la mort accidentelle d’un jeune motard à Saint-François en février 2009.

L’UGTG, qui rend publiques ces atteintes répétées à la démocratie et aux droits ouvriers, dénonce :

« Depuis le mouvement LKP, l’Etat français mène une véritable vendetta contre les travailleurs et le peuple de Guadeloupe. Les convocations devant la gendarmerie, la police, les tribunaux pleuvent. Les militants de l’UGTG sont particulièrement visés par ces procédures. »

L’UGTG rappelle que, dans des dossiers antérieurs, « la mobilisation des travailleurs de Guadeloupe et la solidarité ouvrière internationale ont fait reculer la justice coloniale confirmant ainsi qu’il s’agissait bien d’affaires montées de toute pièce pour tenter de diaboliser l’UGTG et de criminaliser l’action syndicale. Mais cette justice ne peut s’avouer vaincue et poursuit sans relâche sa croisade contre les hommes et les femmes de ce pays qui osent se soulever contre l’injustice, le mépris et l’arbitraire. »

L’UGTG accuse « les récentes déclarations du congrès des élus, de la presse aux ordres et autres experts au service du pouvoir colonial rendant LKP responsable de la violence en Guadeloupe, stigmatisant au passage les Guadeloupéens d’origine africaine (qui) ont pour objectif de légitimer la répression contre le mouvement social et singulièrement contre les militants syndicalistes.

Il s’agit aussi de faire avaler aux masses laborieuses les mesures dites d’austérité ayant pour but de sauver le système capitaliste en attaquant sans répit les acquis sociaux des travailleurs. »

L’UGTG, qui organise ce 24 novembre un rassemblement devant le tribunal où Charly Lendo, son secrétaire général adjoint, est convoqué, en appelle au mouvement démocratique français et international. Répondant à cet appel, l’Entente internationale des travailleurs et des peuples invite tous les militants et organisations qui participent à ses activités à exiger des autorités françaises:

- Le respect des libertés syndicales en Guadeloupe ;
- l’arrêt des procès, des poursuites et des condamnations à l’encontre de syndicalistes ;
- non à la criminalisation de l’action syndicale !


Paris, le 22 novembre 2011

Messages, motions à adresser à:
Ministère de la Justice : 13, place Vendôme 75001 Paris
Préfecture de Guadeloupe : (Fax) 00 33 590 81 58 32
Président du Tribunal de Pointe-à-Pitre : (Fax) 00 33 590 83 61 04
Copie à l’UGTG (Fax) : 00 33 590 89 08 70
Copie à l’Entente internationale des travailleurs et des peuples : eit.ilc@fr.oleane.com


GRECE

Revue de presse (14 au 21 novembre)

To Vima (14 novembre 2011)
DEH (EDF) : on ne coupera pas le courant à cause du défaut de paiement de la taxe immobilière1
La DEH suspend pour plusieurs jours les procédures de coupure d’électricité chez tous les consommateurs qui n’ont pas payé la taxe immobilière, ensuite sur demande du ministre de l’Economie, en attendant la promulgation des réformes annoncées pour les groupes socialement vulnérables.
Selon DEH, les consignes de coupure seront publiées et seront envoyées à l’administration du réseau, mais elles ne seront pas appliquées provisoirement : « ensuite sur demande du ministre de l’Economie, l’administration du réseau de distribution va différer les consignes de coupures qui ont un rapport avec la taxe immobilière, pour qu’il y ait des réformes limitées pour les groupes socialement fragiles ».
Néanmoins DEH, comme l’a déclaré l’administration elle-même, comme fournisseur d’énergie électrique, est contrainte par la loi – de même que les autres fournisseurs – de continuer à envoyer des consignes de coupures à l’administration du réseau, dans le cas où la taxe immobilière n’a pas été payée avec la facture de courant, après expiration d’un délai de 40 jours à partir de la date d’édition de la facture.

1 Nouvelle taxe imposée par le gouvernement sur le foncier, couplée avec la facture d’électricité.

Ta Nea (21 novembre 2011)
Occupation par la fédération des travailleurs de DEH (électricité) du centre qui donne les consignes de coupures de courant
(…) Ce matin, l’occupation qui a commencé hier soir continue. Les syndicalistes de GENOP-DEH occupent le centre émetteur des consignes de coupures de courant sur l’avenue Mésogeion. Selon le président du syndicat, N. Photopoulos, l’occupation a pour but « d’empêcher toute consigne de coupure de courant dans chaque logement des pauvres, des chômeurs et des retraités ». Il a déclaré à la radio que le gouvernement devait retirer cette loi inadmissible et qu’il n’était pas possible d’utiliser le bien qu’est l’énergie électrique pour faire chanter les gens. (…)

Kathimerini (21 novembre 2011)
Des coupes dans les retraites subsidiaires (…)
(…) Les coupes, qui concernent les travailleurs déjà retraités, pourront atteindre 20 % en moyenne et dans certains cas iront jusqu’à 50 %. Selon le ministre du travail et de l’assurance sociale, G. Koutroumanis, les diminutions seront échelonnées et proportionnelles au déficit de chaque caisse et au montant des retraites versées.
(…) De leur côté, les syndicats se déclarent contre les prévisions du nouveau budget de l’Etat pour 2012 et les évolutions qui se profilent pour la sécurité sociale.
Les directions de la GSEE et d’ADEDY vont se réunir à la fin de la semaine pour décider des actions à mener, tandis qu’ils laissent ouverte la possibilité d’appeler à une grève générale interprofessionnelle le 7 décembre, jour du vote du budget.
Le PAME fera un rassemblement de protestation demain à 11h à l’extérieur du ministère du travail, sur l’avenue Stadiou, et soutient que les mesures qui s’annoncent conduisent à la destruction et au renversement de la retraite pour une indemnité d’assistance.

To Vima (21 novembre 2011)
Aujourd’hui se termine le délai avant l’intégration dans la « réserve »
7 000 travailleurs avec un CDI de droit privé sont concernés, tant dans le public que dans les DEKO (Enterprises publiqques). (…)
Le critère d’intégration dans la « réserve » est l’ancienneté du travailleur dans son organisme d’origine ou d’accueil. Sont concernés tous ceux qui ont peu d’ancienneté.
Le personnel qui va être intégré dans la « réserve » continue à recevoir, pour une période de 12 mois, et à certaines conditions de 24 mois, des appointements égaux à 60 % de son salaire de base
Ce placement est assimilé à une annonce préalable de licenciement avec toutes ses conséquences légales, et les appointements sont considérés comme des indemnités pour cause de licenciements.

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URUGUAY

Interview de Hugo Dominguez, responsable du syndicat de la métallurgie Untmra de la confédération PIT-CNT
Vingt-six jours de grève victorieuse dans la métallurgie

La grève a-t-elle été massive ? Sur quoi portait-elle ?
La grève a été suivie par plus de 80 % des salariés de la profession. Elle a duré du 10 octobre au 7 novembre 2011. Elle portait sur la question des salaires, de la convention collective, des droits sociaux en général dans la branche.

Quelle a été l’attitude du patronat et qu’avez-vous obtenu ?
Le patronat, dès le départ a refusé toute négociation, allant même jusqu’à saisir le groupe du patronat à l’Organisation internationale du travail. Mais notre syndicat, avec les travailleurs, était déterminé.

Nous avons organisé les piquets de grève, les comités de grève, la solidarité interprofessionnelle a joué avec notre confédération, la PIT-CNT. Le patronat a essayé de faire casser la grève par la police, mais là encore, le syndicat police de la PIT-CNT a empêché cela. Nous avons contraint le patronat à la négociation.

Et, après vingt-six jours de grève, massive et déterminée, nous avons obtenu 40 % d’augmentation du salaire minimum de la branche, avec la revalorisation de toute la grille, 12 % d’augmentation de salaire de plus que l’inflation sur deux ans, la reconnaissance pour toute la profession de la convention collective, le droit à une heure d’information syndicale par mois et des moyens pour les activités culturelles et sociales des salariés.

C’est une victoire, une victoire aussi pour la reconnaissance syndicale. Mille travailleurs ont adhéré au syndicat de la métallurgie pendant ce conflit.

Pourquoi étais-tu présent au meeting de São Paulo pour le retrait des troupes de l’Onu d’Haïti ?
Mon syndicat de la métallurgie m’avait mandaté car nous sommes inconditionnellement pour le retrait des troupes de la Minustah (troupes d’occupation de l’Onu – NDLR), comme d’ailleurs la confédération PIT-CNT qui a sorti une affiche et qui a décidé de mener ce combat. Notre position est : « Fuera todas las tropas de Haïti – Haïti Libre » (« dehors toutes les troupes d’Haïti, Haïti libre »).

Aux cotés des autres camarades présents à ce meeting, nous allons continuer le combat pour la libération d Haïti et c’est une fierté de combattre aux côtés des camarades de la Centrale autonome des travailleurs haïtiens (CATH), dont Fignolé Saint-Cyr Louis est un des chefs de file. Lutter contre l’exploitation, l’occupation, est un devoir pour le mouvement ouvrier et la solidarité internationale des peuples et des travailleurs.

Propos recueillis par Jean-Charles Marquiset.



Coordination internationale de l’Entente
Bulletin de souscription
La coordination internationale de l’Entente a décidé d’ouvrir, pour financer ses activités en 2012, un fonds de souscription (voir le numéro 49 du 18 novembre 2011 d’Informations internationales).
La coordination a fixé à 30 000 € (40 000 $) la somme nécessaire pour préserver l’indépendance de fonctionnement de l’Entente internationale durant l’année 2012.


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Compte rendu par la délégation martiniquaise de la conférence caribéenne de solidarité avec Ayiti

MERCREDI 30 NOVEMBRE 2011
18H-21H A L’ATRIUM



Compte rendu par la délégation martiniquaise
de la conférence caribéenne
de solidarité avec Ayiti
des 16 17 et 18 novembre au Cap haïtien
sur les lieux de la victoire historique de Vertières
 ( 18 novembre 1803) contre les troupes de Napoléon


Projection d’un diaporama sur la conférence et
la marche du 18 novembre contre l’occupation

Partie artistique avec Papa Slam
et des slameurs solidaires

 

lundi 28 novembre 2011

L'ancien président Prosper Avril n'est pas un évadé de prison


Haïti: Depuis quelques jours circule dans certains médias de la Capitale et sur l'Internet une information totalement erronée accréditant la thèse que « L'ancien président Prosper Avril serait lui aussi un évadé de prison. » Vu l'impact négatif qu'une telle désinformation peut produire sur sa personnalité et son honorabilité, le Lt-Général Prosper Avril se voit contraint de rétablir la vérité pour ses concitoyens et pour l'histoire. Voici les faits:

Le 26 mai 2001, l'ancien président Prosper Avril signait son livre: "Le Livre Noir de l'Insécurité" au Restaurant Cassagne, à Pétion-Ville. En présence de tous ses invités, vers 10 heures du matin, un commando d'hommes cagoulés débarqua et procéda à son arrestation sans qu'aucun mandat ne lui ait été présenté, selon le voeu de la Loi et sans aucun égard à son statut d'ancien chef d'Etat. Il fut de suite placé en garde à vue au Commissariat de Police de Pétion-Ville.

Le lundi 29 mai 2001, Prosper Avril fut conduit au Parquet de Port-au-Prince. Là, il prit connaissance des raisons justifiant sa mise aux arrêts: un mandat d'amener, signé du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince et daté du 25 mai 2001, ordonnait à la Police « de rechercher et d'amener au Parquet de ce ressort le nommé Prosper Avril, en fuite, ce, conformément au mandat d'amener émis et non exécuté pour complot contre la sûreté de l'Etat ». A la demande d'éclaircissements de ses avocats sur ce document de référence, le chef du Parquet était dans l'impossibilité de s'exécuter. Néanmoins, il informa qu'il s'agissait d'un mandat émis cinq ans plus tôt, en 1996, par un juge du nom de Gérard Gilles. Lorsque ses avocats firent valoir que ce mandat n'avait plus de valeur légale puisque le juge signataire est décédé depuis belle lurette, le Commissaire du Gouvernement acquiesça, mais ordonna quand même de conduire Prosper Avril au Pénitencier National, sous les regards ahuris de ses avocats.

Ce cas manifeste de violation de la liberté individuelle fut donc présenté par devant le Doyen du Tribunal Civil qui s'est déclaré incompétent pour statuer sur la légalité ou l'illégalité de l'arrestation de Prosper Avril. Le dossier fut alors soumis à la Cour d'Appel de Port-au-Prince qui, le 12 juin 2001, trancha ainsi: « Par ces motifs... la cour donne acte au prévenu que son arrestation et sa détention sont illégales et arbitraires, ordonne en conséquence qu'il soit immédiatement mis en liberté conformément au prescrit de la Constitution en vigueur ».

Selon le voeu de la loi, cette libération devait être immédiate, exécutée "sur minute, nonobstant appel, pourvoi en cassation ou défense d'exécuter". Baliverne! Prosper Avril était conduit de nouveau au Pénitencier National et écroué. La lettre d'autorisation du Parquet qui devait rendre sa libération effective n'est jamais venue. Au contraire, les avocats de l'ancien Président l'informèrent qu'il allait être conduit devant un Juge d'Instruction dans le cadre de l'incident des prisonniers de la Toussaint, un dossier déjà évacué par un arrêt de la Cour de Cassation en date du 4 novembre 2000.

Puisque le juge d'Instruction avait jugé bon de retenir le cas et de sortir une ordonnance de renvoi dans le cadre de cette nouvelle affaire, la cause fut soumise à la Cour d'Appel de Port-au-Prince qui, le jeudi 11 avril 2002, disposa: « La Cour déclare nulle l'ordonnance de renvoi et ordonne, en conséquence que le sieur Prosper Avril soit mis en liberté immédiatement, s'il n'est retenu pour autre cause. »

Cette fois, l'exequatur arriva au Pénitencier National le lundi 15 avril 2002; les dispositions furent donc prises pour l'exécution de cette décision de justice. Cependant, la fin du libellé de l'ordonnance de libération avait fait germer une idée pernicieuse à l'esprit des persécuteurs de l'ancien Président. A peine avait-il franchi la barrière du pénitencier, il fut violemment arrêté une nouvelle fois en présence des autorités pénitentiaires qui l'avaient accompagné à la sortie. Puis, sans qu'aucun document administratif n'ait été rempli, il fut contraint de réintégrer sa cellule. A ses avocats stupéfaits au moment de l'arrestation, avait été remis le mandat d'un juge de Saint-Marc relatif à la présumée responsabilité du président Prosper Avril dans un massacre de paysans qui aurait eu lieu à Piatre le 12 mars 1990, trois jours après qu'il eût démissionné du pouvoir. On connaît l'histoire de ce juge de Saint-Marc qui déclara à la presse avoir été forcé par le pouvoir d'alors d'inscrire le nom de Prosper Avril dans ce dossier.

L'ancien Président Avril entreprend de suite une action pour dénoncer le caractère illégal de cette nouvelle arrestation. Le 22 octobre 2002, une ordonnance de mise en liberté fut, une fois de plus, prise en sa faveur par la Cour d'Appel des Gonaïves: « La cour dit et déclare ... que le sieur Prosper Avril est détenu aussi arbitrairement qu'illégalement depuis le 12 avril 2002 au Pénitencier National; ordonne donc sa mise en liberté immédiate avec exécution sur minute de la présente décision, nonobstant pourvoi en cassation ou défense d'exécuter ».

Prosper Avril allait-il enfin regagner sa demeure? Non. Selon une loi haïtienne obsolète, le citoyen libéré par la justice doit rester en prison jusqu'à ce qu'un tout-puissant chef de Parquet en décide autrement. En l'occurrence, l'ordre d'élargissement devait venir du Commissaire du Gouvernement de Saint-Marc. Une copie de cette lettre me fut remise le 25 novembre 2002. Elle était adressée au Directeur Général du Pénitencier National avec, en annexe, une copie de l'ordonnance de la Cour d'Appel des Gonaïves du 22 octobre 2002 ordonnant la libération du "citoyen Prosper Avril".

Malgré tout, Prosper Avril fut maintenu en prison sur ordre supérieur. Le directeur de l'APENA avait reçu des instructions écrites lui demandant de ne pas donner suite à cette lettre du Commissaire du Gouvernement de Saint-Marc. Enfin, ce n'est que quinze mois plus tard, le 29 février 2004, le jour même où cessèrent les contraintes exercées contre ce fonctionnaire relativement à ce dossier, que l'ancien président Prosper Avril put réintégrer son logis. Comment cela avait eu lieu?

Dès 7 heures du matin ce jour-là, l'officier de service du jour vint ouvrir les portes de sa cellule et informa Prosper Avril qu'il venait de recevoir du Directeur Général de l'APENA l'ordre de le mettre en liberté en exécution de la lettre du Parquet de Saint Marc, et de le conduire chez lui. Un véhicule du service, avec à son bord deux agents haut gradés du Pénitencier, était mis à sa disposition à cette fin. Arrivé dans sa demeure, Prosper Avril reçut un appel du directeur de l'APENA qui, vu la situation de tension et de violence qui prévalait dans les rues, tenait à s'assurer personnellement que ses instructions avaient été bien exécutées.

Port-au-Prince, le 4 novembre 2011

Références:
1.- La Justice face au Pouvoir Politique en Haïti (2001 - 2004), Imprimeur II, Septembre 2005, Port-au-Prince.
2.- Justice Versus Politics in Haiti (2001 - 2004), Universal Publishers, 2007, USA -http://www.universal-publishers.com/

Lieutenant-Général retraité Prosper AVRIL
Ancien président de la République d'Haïti

mercredi 23 novembre 2011

Une assistante d'Hillary Clinton prend la tête d'Amnesty International USA



Suzanne Nossel, ancienne assistante de Richard Holbrooke lorsqu’il était ambassadeur à l’ONU et actuelle assistante d’Hillary Clinton pour les organisations internationales, devient directrice exécutive d’Amnesty International USA. Elle s’est appliquée dans ses fonctions au département d’État à instrumenter les Droits de l’homme au service des ambitions impériales. 

Mme Nossel avait travaillé par le passé pour Human Rights Watch, ainsi que pour Bertelsmann Media Worldwide et pour l’administration du Wall Street Journal. 

Le Conseil d’administration d’Amnesty International USA a considéré que l’engagement de Suzanne Nossel au sein des administrations Clinton et Obama était un gage de compétence et ne lui a pas tenu rigueur des crimes commis en Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Liban etc. 

Mme Nossel est à l’origine de diverses campagnes contre l’Iran, la Libye et la Syrie. Au cours des derniers mois, elle s’est illustrée en intoxiquant le Conseil des Droits de l’homme de Genève de manière à faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution autorisant la guerre contre la Libye. Les imputations de Mme Nossel ont été démenties depuis. 

lundi 21 novembre 2011

Le Président de la République Française honore le représentant d’une caste de Profiteurs



Deux jours avant le procès de Sylvie HAYOT au Tribunal de Point-à-Pitre, nièce de Bernard HAYOT qui a tenu des propos racistes « Pa Mannyé mwen, Sal Neg », Nicolas SARKOZY, Président de la République Française décore de la légion d’honneur, Bernard HAYOT.

Le Maire de Sainte-Anne et Président du MODEMAS condamne fermement cette décoration d’une part et dénonce l’opération d’usurpation du nom d’Aimé CESAIRE, Nègre rebelle et insoumis opéré lors de cette cérémonie.

Cette décoration illustre au plus haut niveau la collusion de l’Etat Français avec la caste béké.
Une fois de plus, l’Etat Français légitime les rapports de race et de classe qui perdurent depuis 400 ans dans la société Martiniquaise.

Aujourd’hui, le plus haut représentant de l’Etat Français, une fois de plus s’érige en porte-parole de l’idéologie dominante dirigée par une caste de profiteurs, de prédateurs au mépris des travailleurs martiniquais.

Comment peut-on ignorer qu’un mouvement social populaire, mobilisant toutes classes sociales confondues, en Février-Mars 2009 a mis a nu les monopoles et l’arrogance des capitalistes békés ?
Comment peut-on ignorer le malaise généralisé de notre société que dénoncent les organisations syndicales, politiques et écologistes et ce depuis tant d’années ?
Comment peut-on ignorer le désarroi de notre jeunesse, de nos jeunes diplômés face au chômage massif ?

Le pouvoir colonial avec la complicité de la caste béké ne fait que maintenir et renforcer le système de la plantation.
Aussi, plus que jamais, le peuple Martiniquais doit prendre son destin en main face à l’Etat français qui ne répond pas à nos besoins et à nos problématiques.

Plus que jamais la sauvegarde de notre pays passe par un véritable changement de cap par la transformation des rapports sociaux, par la maîtrise du foncier, par l’élimination des abus de position dominante, par l’élimination des discriminations à l’embauche de nos diplômés martiniquais.

Aimé Césaire, Chantre de la Négritude affirmait que « La chance de la Martinique, c’est le travail des Martiniquais », Le Maire de Sainte-Anne appelle donc à la sauvegarde du Pays Martinique et à la solidarité des Martiniquais face au relais du pouvoir colonial.


Le Maire
Garcin MALSA

MARTİNİQUAİSES, MARTİNİQUAİS



2011 Année Internationale des AFRODESCENDANTS.

NOU MATINITJE, dans le cadre de son travail d’élévation de la Conscience Nationale de chacun de nous, et de la Libération de notre Mental, exhorte les Martiniquaises, les Martiniquais à s’approprier leurs environnements tellurique et sismique afin de mieux maitriser leur peur et de faire face aux risques majeurs naturels.

A cet effet, NOU MATINITJÉ t’invite à une conférence-débat, qui se tiendra le vendredi 25 Novembre 2011 à 18h30  à l’AMEP de Redoute, sur le Thème suivant :
L’Environnement Tellurique et Sismique de la Martinique

Cette conférence est animée par :

NOU MATINITJÉ et Mr ÉTİLÉ CHARLES
CHERCHEUR sur les Risques Majeurs Naturels

La LİBERTE une Faculté inhérente à la nature Humaine.

NOU MATINITJÉ Novembre 2011.

vendredi 18 novembre 2011

LA GESTAPO DE OUATTARA EN MARCHE : LE LIEUTENANT DE GENDARMERIE DANON KROKO ENLEVÉ



Nous venons d’apprendre que le lieutenant de gendarmerie Danon Kroko theophile, en fonction à la Gendarmerie du Port d’Abidjan, a été arrêté et conduit vers une destination inconnue, sur ordre du colonel VAKO Bamba, adjoint au commandant supérieur de la Gendarmerie. Convoqué ce jeudi 17 novembre 2011 au Commandement Supérieur de la Gendarmerie par Vako Bamba, commandant en second de ladite institution, le lieutenant Dano kroko a été entendu de 9 h à 16 h, puis conduit à son propre domicile où une perquisition a été réalisée sur ordre de Vako Bamba. Son crime est qu’il aurait expédiée de l’argent au Ghana à son ancien patron, le ministre Bertin KADET, qui en avait besoin pour payer ses frais médicaux (qui, dans un accident de la circulation avait un bras et une côte fracturés) et assurer la scolarité de ses enfants.

Depuis 18 h, le lieutenant Danon Kroko a été arrêté et transféré dans une destination inconnue par le tout puissant colonel Vako Bamba. Le lieutenant Danon Kroko a été garde du corps du ministre Kadet Bertin de 2002 à 2007, année au cours de laquelle il a été admis à l’école des officiers, à l’issue du concours très sélectif des élèves Officiers de gendarmerie. Après deux ans de formation, il est admis à l’Ecole de Zambakro. A la fin de son application, il est affecté à la gendarmerie du port d’Abidjan. Aider son ancien patron et sa famille vient de lui valoir la prison. Dans quel Etat sommes-nous ? La Gestapo de Ouattara prend des proportions inquiétantes.

Source : Infodabidjan

La mission d’évaluation sur la piraterie dans le Golfe de Guinée décidée par le Secrétaire général de l’ONU, Mr. Ban Kin-moon, séjourne à Libreville, capitale du Gabon, du 20 au 22 novembre 2011.



Elle aura une séance de travail avec les responsables de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et toutes les autres parties prenantes dans la lutte contre la piraterie maritime, y compris le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), situé dans un espace géographique couvrant quatre pays touchés par ce phénomène préoccupant (Cameroun, du Gabon, de la Guinée équatoriale et de Sao Tome et Principe). 

La délégation rencontrera M. Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de l’UNOCA, qui sera déjà de retour de New York où il a présenté le 14 novembre au Conseil de sécurité le premier rapport d’activités du Bureau. 

L’UNOCA participe d’ailleurs activement à cette mission, qui fait suite à une requête du président béninois Yayi Boni. Elle a commencé la semaine dernière au Bénin, avant d’aller au Nigeria où elle a eu des échanges avec les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et certaines autorités du pays.   

Après le Gabon, les experts onusiens se rendront en Angola, siège de la Commission du Golfe de Guinée où ils boucleront leur mission le 24 novembre. Ils doivent produire un rapport et proposer des recommandations sur les voies à suivre pour mettre fin à la piraterie maritime, dont l’impact sur l’économie et la sécurité des pays concernés est désespérant. 

La Mission est conduite par Mme Mariam Sissoko, Représentante de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) au Nigéria, et par M. Sammy Kum Buo, Directeur de la Division Afrique II du Département des Affaires politiques des Nations Unies (DPA). Elle comprend des représentants du Département des opérations de maintien de la paix de l`ONU (DPKO), de l'Organisation maritime internationale (OMI), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), et des Bureaux régionaux de l'ONU en Afrique centrale (UNOCA) et de l'ouest (UNOWA). 

mardi 15 novembre 2011

Quand les ONG tournent le dos aux sans-abri

Le Tapis-Rouge à Croix-Desprez où s'entassent quelque 14 000 personnes


Les ONG et certaines agences gouvernementales se retirent peu à peu des camps de sinistrés. Les sans-abri, en attendant un hypothétique relogement, sont condamnés à vivre dans la crasse et le dénuement.


Haïti: La Direction nationale de l'eau potable et de l'assainissement (DINEPA) est la dernière à annoncer la fin de la distribution gratuite de l'eau dans 17 camps de sinistrés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Cette décision, qui prendra effet le 30 novembre 2011, est due à un manque de fonds. L'organisme étatique dit toutefois poursuivre notamment son programme d'alimentation en eau potable dans les quartiers.

Avant la DINEPA, d'autres organismes comme la Croix-Rouge haïtienne et l'Oxfam avaient déjà mis fin à leur programme de distribution d'eau gratuite dans les camps. « La Croix-Rouge haïtienne, soutenue par la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) et la Croix-Rouge américaine, a finalisé un accord avec la Direction nationale de l'eau potable et de l'assainissement (DINEPA), pour passer l'assainissement et l'approvisionnement en eau aux autorités », lit-on dans un communiqué publié en juillet dernier. La Croix-Rouge approvisionnait, à elle-seule, quelque 54 camps en eau, atteignant environ 100 000 personnes.

Responsabiliser les sans-abri

L'Oxfam, avant de se retirer de la distribution gratuite de l'eau il y a quelques mois, avait pris le soin de transmettre aux comités des camps la responsabilité de gestion du précieux liquide. Si le processus marche plus ou moins bien dans certains camps, dans d'autres le bilan reste mitigé. La stratégie consiste à mettre des réservoirs gonflables ou citernes à la disposition du comité qui était chargé de revendre le dernier camion d'eau fournit gratuitement par l'ONG. « Le processus se déroule sans trop de difficultés », affirme Eugène, le président du comité du camp Jéricho situé à Rivière Froide. Les sans-abri, dit-il, acceptent de payer l'eau à cinq gourdes le récipient.

D'autres ONG comme l'ACF utilisent la même stratégie que l'Oxfam en laissant un camp. Au camp Tapis-Rouge à Croix-Desprez où s'entassent quelque 14 000 personnes, il constitue un casse-tête pour le comité de procéder à la vente de l'eau. « On est toujours en déficit », explique Lefèvre Préval, l'un des responsables du camp. Le Champ de Mars, qui accueille quelque 20 000 sinistrés du séisme, a cessé depuis un certain temps de recevoir les camions d'eau des ONG. L'hôtel Le Plaza situé dans l'air du Champ de Mars a ainsi décidé de venir en aide à la population en lui offrant de l'eau. Sinon, ce serait une catastrophe.

Le Parc communautaire natif natal situé à Santo 17 au nord de Port-au-Prince est transformé depuis le séisme de 2010 en un village de sinistrés. Le volet WASH (eau et assainissement) dans ce camp est pris en charge par l'Oxfam tandis que l'ONG Plan est responsable de l'éducation et de la santé. Trois kiosques y ont été construits par l'Oxfam. Un seul des kiosques, selon le responsable du camp, Mickerlange Clément, est fonctionnel. Pourtant, l'eau reste l'un des problèmes majeurs auxquels la population fait face. Contrairement aux autres camps, l'eau est disponible au camp Parc communautaire natif natal. Il suffit de la pomper.

Selon un rapport de la DINEPA publié en août 2011, la provision des services WASH (eau, assainissement et promotion d'hygiène) dans les sites d'hébergement temporaires est en état de détérioration rapide. « L'indicateur d'accès à l'eau potable est descendu de 48% en mars 2011 jusqu'à 7% en août à cause de la cessation de la distribution d'eau gratuite par camion-citerne entre mai et juin. La qualité de l'eau est aussi descendue de 14 points au cours du dernier mois », précise le rapport. L'enquête, selon la DINEPA, a été menée sur un total de 626 sites, correspondant à une population de 502 008 personnes.

Les sites, de plus en plus insalubres

L'insalubrité reste le problème commun à tous les camps de sinistrés. La situation dans la plupart des camps visités dans le cadre de ce travail est très préoccupante. Les toilettes, déjà en nombre insuffisant, sont mal entretenues. Personne n'est responsable d'assainir les sites. Les 14 000 occupants du camp Tapis-Rouge n'ont que six bouches de latrine à leur disposition. Les détritus sont jetés dans les parages des tentes faites souvent de bâches trouées et de tôles usagées. « Tout cela fait du camp Tapis-Rouge un terrain fertile pour le choléra et d'autres maladies », s'est désolé Lefèvre Préval.

Le Parc communautaire natif natal présente l'aspect d'un camp bien organisé. Les tentes ont été remplacées depuis mars 2010 par des maisons semi-permanentes faites en ply wood et en tôle. Les 679 maisons de trois pièces construites par l'OIM sont découpées en deux et abritent deux familles chacune. Certaines familles prennent le soin d'orner leur abri de fleurs.

« Il n'y a que 60 latrines pour les 4 223 personnes recensées dans l'espace, a précisé Dubuisson Mariana, l'une des bénéficiaires des maisons de l'OIM. La plupart des toilettes sont pour l'instant hors service. Face à une telle situation, la plupart des gens font leurs besoins physiologiques dans les parages des maisons. Ce qui rend l'espace insalubre. »

Le camp Acra est l'un des plus vastes camps de la commune de Delmas. Ils sont plus de 20 000 personnes à vivre sur le site depuis le 12 janvier 2010. Au début, ils trouvaient l'appui de plusieurs ONG, dont le comité américain pour les réfugiés (ARC), l'Unicef et le Catholic relief service (CRS). Depuis un certain temps, les ONG se retirent l'une après l'autre. Pour l'instant, la principale préoccupation des milliers de déplacés est l'entretien des latrines qui sont déjà insuffisantes. « C'est l'ARC et le CRS qui nettoyaient les latrines, a rappelé un membre du comité du camp. Désormais, ils ne sont plus là, nous nous demandons qui va s'en occuper maintenant. »

Le rapport publié par la DINEPA en août dernier a bien confirmé la détérioration du volet assainissement dans les camps. « Les principales raisons sont le manque des services de vidange, le retrait progressif des agences humanitaires, le manque de fonds pour la réparation des infrastructures et le manque d'entretien des latrines », note le rapport.

Les ratios de personnes par latrine et douche fonctionnelle, poursuit le document, continuent à augmenter ; les latrines fonctionnelles sont en forte diminution et le nombre de celles non fonctionnelles a augmenté d'une façon très inquiétante, soit de 50% entre juin-juillet et août. Pour cause. La défécation à l'air libre est en augmentation aussi depuis le mois de mars avec des chiffres qui ont doublé pendant les quatre derniers mois.

1 017 latrines, pour la période couverte par le rapport, ont été recensées comme "abandonnées", c'est-à-dire des toilettes non fonctionnelles et qui ne sont pas réparables, qui devraient donc être mises hors service (démontées définitivement). « Ces toilettes non utilisables, mais souvent pleines d'excreta, posent un risque de santé publique pour la population dans les camps et quartiers avoisinants », dénonce la DINEPA en guise de cri d'alarme.

L'insalubrité et la promiscuité dans les camps de sinistrés n'ont fait que compliquer les efforts pour combattre l'épidémie du choléra qui frappe le pays. Les camps de sinistrés restent un terrain fertile pour la propagation de la maladie.

Jean Pharès Jérôme

PRESIDENTS ASSASINES PAR LA FRANCE DEPUIS 1963. VOICI LA LISTE



Ils ont été assassinés parce qu’ils ont refuses d’être des « marionnettes » de la France. Est-ce cela les méthodes démocratiques que la France veut nous enseigner ?

En 1963 : Sylvanus Olympio, de TOGO 

En 1966 : John-Aguiy ironsi, du NIGERIA

En 1969 : Abdirachid-AliShermake de SOMALIE 

En 1972 : Abeid-Amani Karumé, de ZANZIBAR 

En 1975 : Richar Ratsimandrava, de MADAGASCAR 

En 1975 : François-Ngarta, du TCHAD 

En 1976 : Murtala-Ramat, du NIGERIA 

En 1977 : Marien Ngouabi, du CONGO- BRAZZAVILLE 

En 1977 : Teferi Bante, D’ETHIOPIE 

En 1981 : Anouar El-Sadate, D’EGYPTE 

En 1981 : William-Richard Tolbert, de LIBERIA 

En 1987 : Thomas Sankara, de BURKINA FASO 

En 1989 : Ahmed Abdallah, des COMORES 

En 1989 : Samuel-Kanyon Doe, de LIBERIA 

En 1992 : Mohammed Boudiaf, D’ALGERIE 

En 1993 : Melchior Ndadayé, du BURUNDI 

En 1994 : Cyprien Ntayamira, du BURUNDI 

En 1994 : Juvenal Habyarimana, du RWANDA 

En1999 : Ibrahim Barré-Mainassaran, du NIGER 

En 2001 : Laurent –Desire Kabila, du CONGO-KINSHASA 

En 2011 : Mouamar Khadafi, de la LIBYE 

La France qui tue, la France qui pille en Afrique de De Gaule a Sarkozy tel père, tel fils ou sommes-nous ? Réveillez-vous c’est le temps, Y’a-t-il des solutions pour ces crimes commis en Afrique ?