samedi 13 août 2011

Stanley Lucas, le nouveau conseiller du président Martelly, accuse et menace



Stanley lucas accuse Joel Leon d’avoir pris part aux assassinats de journalistes haïtiens. Notamment, Jean Dominique, Brignole Lindor une replique incendiaire de ce journaliste progressiste qui considere le petit homme de Jean rabel comme un tonneau vide ,opportuniste qui a des ennemis politiques très puissants dans le milieu diplomatique américain en Haïti.

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Depuis des années, l’analyste politique haïtien n’a jamais été autant gâté avec tant d’événements, les uns plus comiques que les autres, entre temps le pays se meurt. Le ridicule est au pouvoir. La bêtise s’impose. L’infamie revient au pas de galop. La démagogie est sur toutes les lèvres. Ajouter à tout cela, le machiavélisme international.

Le choix de Stanley Lucas comme conseiller spécial du président Martelly lève le voile sur son orientation politique et définit sans équivoque sa présidence. C'est-à-dire l’idéologie politique, les choix stratégiques et surtout les limites démocratiques du régime. Les journalistes haïtiens tremblent d’effroi. Fidèle à la longue tradition extrême droitiste, le gouvernement s’enlise dans une perspective permanente de crise, car il faut un bouc émissaire pour culpabiliser l’échec annoncé. Jean B. Aristide doit être a nouveau immolé. L’ancien président reçoit chez lui des invités, cela fait la une de tous les médias de la république de Port-au-prince. L’homme a été président en deux fois, il est chef d’un grand parti de masse, homme politique par excellence, c’est normal qu’il rencontre des citoyens de son pays. Stanley Lucas, Sauveur Pierre Etienne, Michel Soukar…tous crient au complot. Paradoxalement, l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier reçoit gentiment ses partisans chez lui. Philippe Vob, ancien joueur de football de la sélection nationale, Franck Romain, ancien colonel de l’armée et assassin de dizaines de citoyens haïtiens…tous défilent à la résidence privée de celui-ci. Personne n’en parle. Baby doc voyage partout, on n’a vraiment pas d’yeux pour le repérer. Martelly, adepte du duvaliérisme, reproduit fidèlement les manœuvres duvaliéristes en créant des événements comme ce qui s’est passé dans la deuxième ville du pays, le Cap-Haïtien. Donc, Martelly fait partie de la droite radicale et extrémiste.

Cependant, le gouvernement en place se présente plus comme un embrouille idéologique, version tiers-mondiste, qu’un régime classique défendant la réaction. En général, les régimes extrémistes de droite brandissent toujours une banderole nationaliste effrayante pour pouvoir exercer une mainmise totale sur les institutions et les hommes. Celui de Martelly est totalement différent, non seulement il perpétue voire renforce la politique vassale de son prédécesseur vis-à-vis du grand capital financier international, René Preval, mais l’accentue d’avantage en nommant à la commission intérimaire de reconstruction d’Haïti (CIRH) des hommes totalement acquis a l’ordre impérial.

Une autre caractéristique de la droite radicale est l’utilisation de la religion et de la morale comme instruments politiques de manipulation des masses. Martelly est l’antithèse de la religion et un adepte de l’obscénité. Toutefois, cela n’empêche pas qu’il soit embrassé par l’occident chrétien et certains opportunistes du protestantisme en Haïti.

Là où le régime est fidèle à l’idéologie réactionnaire c’est le mépris cultivé pour les institutions nationales. Le parlement haïtien est dans le collimateur de Martelly pour qu’il soit dissous. Des voix autorisées, dont celle de Stanley Lucas, réclament la tête des sénateurs les plus influents de l’institution, parce qu’ils sont inquiets de l’orientation gouvernementale et demandent des comptes. En termes clairs, ces sénateurs n’entendent plus être la caisse de résonance d’un régime anti-populaire. La justice haïtienne est domestiquée avec l’introduction de Josué Pierre-Louis au ministère de la justice comme ministre, mais sans en porter le titre.

L’anti- intellectualisme du président est connu de tous. Au cours de sa campagne électorale, il reprochait beaucoup à Myrlande Manigat, sa concurrente au deuxième tour, que les intellectuels n’ont rien fait pour le pays. De ce fait, il faut placer au pouvoir le plus vulgaire des incultes. En ce sens, Stanley Lucas, un apprenti anglo-saxon s’aventure dans une campagne active pour remplacer les éléments de la classe moyenne nationale par ceux de la diaspora. A travers une soi-disant « banque de curriculum vitae », Stanley Lucas continue de collecter des CV de cadres techniques de la diaspora avec l’idée de leur trouver des emplois bien payés en Haïti. Ces derniers temps, d’après une source digne de foi, ils mobilisent des dizaines de cadres de la diaspora sous ce label. Maintenant, on peut imaginer le pire avec sa nomination dans l’administration de Martelly. La question fondamentale est : qu’en sera-t-il des cadres indigènes nationaux qui, malgré vents et marées, restent dans le pays. Ils sont dans l’éducation comme enseignants et directeurs d’école, l’administration publique et privée…l’existence d’Haïti repose sur les épaules de la classe moyenne, spécifiquement les non corrompus. Maintenant, le conseiller spécial de Martelly veut les remplacer par d’autres cadres que le gouvernement sera obligé de payer en monnaie forte. Dans l’article « le retour à l’infamie d’avant 1946 », j’avais annoncé la révolte de la classe moyenne en un seul bloc, la colère monte déjà.

Le régime est autoritaire. L’arrogance du président est allée jusqu'à exiger des journalistes de se taire, publiquement. Des voix de la société civile s’élèvent avec force pour dénoncer la dérive dictatoriale de Sweet Mickey. Quelques jours après, il reprend le même refrain responsabilisant la presse comme catalyseuse d’une campagne destructrice de l’image du pays à l’étranger. Ensuite, il y a l’incident du Cap-Haïtien. La réaction du président et de son équipe a été disproportionnée, une bouteille a été lancée contre le cortège présidentiel, près de 40 innocents ont été arrimés puis transférés illégalement a Port-au-Prince, avant d’être relâchés plus tard. Parce qu’il n’y avait rien à reprocher à ces pauvres malheureux qui vaquaient normalement à leurs activités quotidiennes. Pendant que Martelly continue ses menaces contre la presse haïtienne, son entourage n’est pas différent. Un agent de la sécurité du président a saisi une voiture blindée qui devrait être allouée à l’ancien président Aristide, manu militari. D’autres agents se sont pris à des confrères journalistes photographes qui voulaient immortaliser le président dans l’un de ses moments de délire a travers une prise photographique. Les sbires du régime, largement dénoncés comme tortionnaires et cupides par une organisation défendant les droits de l’homme en Haïti, RNDDH, se font de plus en plus menaçants. D’ailleurs, ils composent l’essentiel de l’unité d’élite de la sécurité rapprochée du président. Maintenant, ils peuvent fusiller à leur guise parce que leurs signatures riment avec pouvoir.

La nomination de Lucas est une aberration. Cet homme n’a plus l’audience d’antan. Depuis sa mise à pied de l’IRI pour excès de zèle, l’homme de Jean Rabel ne fait que traîner sa bosse un peu partout à Washington en vue de trouver une nouvelle audience. A l’OEA, au cours d’une énième conférence sur Haïti, Stanley Lucas, prévu comme « keynote speaker » fut contesté par l’assistance à un point tel que les ayant-droit décidèrent de lui interdire de parler. Donc, l’homme est décrié. Certaines personnes de l’OEA soupçonnent que Stanley manipule les listes des invités en ajoutant des zombis comme faisant partie de son organisation pour faire croire aux dirigeants qu’elle compte beaucoup de membres. Il est sous haute surveillance. Au cours de cette même conférence, il photographia cavalièrement une consœur journaliste, qui avait l’habitude de jouer le rôle de porte-parole de l’ancien Jean B. Aristide pour la presse étrangère. C’était une forme claire d’intimidation.

Gérard Latortue décida de tenir Stanley Lucas à l’écart de son gouvernement après avoir reçu des informations concordantes sur la mauvaise réputation politique de l’homme. Apres avoir tournoyé à n’en plus finir autour du premier ministre defacto en envoyant des notes sous formes de propositions stériles au gouvernement intérimaire, qui restèrent sans suite, il gagna l’opposition, devenu très amer contre son camarade républicain. En attendant que le vent change d’air, il ne pardonnera jamais à Latortue son influence sur les frères Bush, gouverneur de l’état de Floride et président des Etats-Unis, pour l’avoir effacé sur la scène politique. Il entendait prendre sa revanche avec John Mc Cain lors des dernières présidentielles, un monsieur qu’il connaît personnellement. Celui-ci a été battu par Barack Obama ce qui a mis fin définitivement à ses rêves de devenir le plus grand valet de Washington en Haïti. Le laquais de Washington est à la tête d’une organisation bidon appelée « Washington Haïti Project », mais il est totalement isolé. Ses accointances au Congrès et au Sénat américains n’existent plus, certains ont pris leurs retraites dans les affaires, c’est le cas de Jesse Helmes et Porter Goss, les autres ont été battus par des démocrates au cours des dernières élections. C’est un tonneau vide qui est devant nous, les jeunes loups du parti républicain tournent le dos à la vieille garde. L’homme est politiquement mort. C’est pourquoi il s’envole de branche en branche afin de se poser quelque part. Martelly le lui offert une sur un cabaret en or. Une récompense déméritée, parce qu’au commencement Stanley Lucas était contre les élections sous le gouvernement de Préval. Après avoir réalise que parmi les crabes candidats Sweet Mickey était le mieux placé, il se ravisa pour prendre le train déjà en marche, donc il est un opportuniste.

Stanley Lucas a des ennemis politiques très puissants dans le milieu diplomatique américain en Haïti. Il est mal vu à l’ambassade des États-Unis à cause de sa bousculade des protocoles diplomatiques des années 2002, 2003 et 2004 contre l’ancien ambassadeur Brian Dean Curran. Stanley Lucas eut à déclarer aux leaders gnbistes de l’époque « c’est lui qui représente les vraies intentions de l’administration Bush en Haïti mais non l’ambassadeur ». Mr Brian, tellement indigné après cette histoire, a pris une retraite anticipée dans les affaires après 30 ans de carrière au service de son pays. D’après une ancienne connaissance, qui tient à garder l’anonymat, Stanley utilisa son influence de l’époque pour favoriser le financement de certaines organisations non gouvernementales proches de l’opposition en présentant des projets bidon. Et ceci, au détriment des autres ONG qui présentèrent des projets bien équilibrés. Dans ce secteur aussi, notamment l’USAID et autres, Stanley Lucas a des comptes à rendre. Sa fulgurante montée fut réalisée en faisant des victimes. De son passage à l’AFL-CIO au bas de Lalue pour s’imposer comme représentant tout-puissant de l’IRI il a bouscule des seniors qui, jusqu'à présent ne le lui pardonnent pas. Et, beaucoup d’entre eux sont encore en poste en Haïti. D’où la nécessité pour lui de rester dans son coin de Washington pour ne pas rendre compte de son opportunisme.

Personnellement, j’ai rencontré l’homme de Jean-Rabel au cours de l’année 1992 ou 1993. Il travaillait pour le compte de l’AFL-CIO. Faisant partie d’une délégation qui contactait des organisations internationales en vue d’influencer la balance diplomatique contre les putschistes au pouvoir. J’étais présent lorsqu’un camarade cita le nom d’un américain qui travaillait pour le gouvernement de son pays. Il s’était brusquement énervé et mit prématurément fin à la réunion tout en suppliant le camarade de ne pas citer son nom avec le monsieur. En rencontrant l’américain, après l’incident, très curieux j’avais demandé qui était ce Stanley Lucas, l’interlocuteur avait répondu que c’était un petit poisson voguant sur les hautes mers. Par la suite, j’ai appris qu’il avait supplanté tous les gros poissons pour s’imposer comme incontournable. Ces messieurs sont toujours en place en Haïti, donc rester dans un coin de Washington est sa seule option. Pourtant, il continue à faire savoir jusqu'à hier encore que ce sont les « chimères lavalas » qui lui feraient du mal s’il mettait les pieds en Haïti. C’est faux !

Certains, jusqu'à présent se demandent qui sont les conseillers de Michel Martelly, c'est-à-dire leurs compétences et expériences dans les affaires. Parce que jamais, au grand jamais, le président n’aurait pas dû officiellement nommer un homme aussi décrié à un poste de pareille envergure. Il n’apportera rien que des complications pour le pouvoir. Il a déjà commencé. Le Jeudi 4 août 2011, Stanley Lucas à posté un texte sur Facebook, dans lequel il m’a accusé directement d’avoir pris part aux assassinats de journalistes haïtiens. Notamment, Jean Dominique, Brignole Lindor…En bon revanchard, il a récidivé après avoir republié sur le net un article que j’avais écrit en 2009, sous le titre « Stanley Lucas, l’homme des occupants ». Beaucoup de confrères de la presse et amis personnels me conseillent de ne pas me rendre en Haïti, mon pays natal, de peur de ne plus me revoir comme ce fut le cas de Lovinsky Pierre Antoine. Donc, mon deuxième exil commence avec la nomination de Stanley Lucas comme conseiller spécial du président de la république. Ma famille vit dans la peur depuis lors, parce qu’on croit que l’homme est tout puissant.

En ma qualité de journaliste et penseur progressiste, la démarche de Stanley ne va pas me freiner. Ma foi dans une Haïti juste et démocratique est plus forte que les intimidations du conseiller du président. Toutefois, je tiens à mettre l’opinion publique haïtienne et mondiale au courant que depuis jeudi 4 Août une grande menace plane sur ma vie et celle de ma famille. Que Dieu nous protège !





Joël Léon

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