vendredi 17 juin 2011

La seconde traite négrière: Après Laurent Gbagbo, bientôt Kadhafi, à qui le tour ?



Le 1er juin 2011 par IvoireBusiness - « Nous sommes encore à l´époque de l´esclavagisme, de la traite négrière ».
Mouammar Kadhafi (17 Janv. 2O1O à Tripoli)

« Au lendemain des processus de sortie de crise en Afrique, les intellectuels oublient de prendre leur place. Ils se détournent, avec leur foi humaine et leur clairvoyance impitoyable de leur devoir de rappeler à tous, les règles d’équité et de sagesse dont le mépris livre les hommes au règne de la force brutale et de la ruse sournoise c´est a dire à la fatalité de la guerre ».
Mamadou Koulibaly
« Le combat pour une cause juste n’est jamais vain même si celui qui le mène n’en voit pas l’aboutissement ».
Laurent Gbagbo
L’Afrique vit en ce millénaire sa seconde traite négrière après celle qu’Elle a connue entre le VIII et VXe siècle. Pendant cette période, les Occidentaux donnaient pacotilles, miroirs, liqueurs et bonbons aux chefs de tribus et ceux-ci livraient tout le village.Aujourd’hui, encore les choses n’ont guère changé. Les mêmes africains continuent de livrer leurs propres frères à cette meute de capitalistes afin de d׳asservir tout le continent.Hier, c’était leur frère le président élu Laurent Gbagbo qui était livré par ses pairs pour qu’il soit envahi, détruit et chassé de son pays au prétexte que la démocratie y a trébuché ou qu’il utilise des armes lourdes contre sa population pendant que «le commando invisible» qui tue, pille, viole et brûle est encensé. Aujourd’hui, c’est la Libye qu’il faut libérer de ce guide maléfique et diabolique qu’est Mouammar Kadhafi. Là où quelques années auparavant, il était le partenaire fréquentable ou privilégié.Lui et son peuple sont chaque jour sous un déluge de missiles humanitaires parce qu'une résolution (1973) votée à l’unanimité des africains (Gabon, Afrique du Sud, Nigeria) leur donne ce droit.
Tuer un homme surtout un africain n’a rien de juridiquement répréhensible, ni de moralement inacceptable. Il suffit que les «grands de ce monde» garants de la morale mondiale, décrètent que tel ou tel homme africain, mérite de mourir.
Après un demi-siècle de vie souveraine, nos élites continuent d’être des «préfets» des puissances coloniales incapables qu’ils sont de penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes.
En 2000, entre soutenir un président démocratiquement élu et une rébellion qui a endeuillé un pays, les chefs d’Etats africains ont choisi la rébellion.
La raison : le Boss d’alors (Jacques Chirac) avait déjà choisi la rébellion.
Pour un simple contentieux électoral, comme il y en a dans tous les pays du monde, des chefs d´Etats africains se réunissent pour monter une armée et attaquer un pays frère.
La raison : les BO-NS (Barack Obama et Nicolas Sarkozy) ont décidé qu´il en soit ainsi.
Entre une commission internationale d’évaluation des élections qui allait épargner des vies humaines et une guerre qui va semer ruine et désolation,les chefs d´Etats ont choisi la guerre.
La raison : les BO-NS (Barack Obama et Nicolas Sarkozy) ont décidé qu’il en soit ainsi.
Entre soutenir un pays tranquille qui tient à bout de bras l´Union Africaine, certains pays d´Afrique et qui en matière de redistribution des richesses du pays peut exporter son savoir faire (selon un rapport de L’ONU) et une rébellion, les chefs d´Etats peinent à se décider.
La raison : les BO-NS (Barack Obama et Nicolas Sarkozy) ont déjà choisi de soutenir la rébellion.
Aujourd´hui, il y a un groupe d´Africains se prénommant ELDERS qui sillonne l´Afrique en agents commerciaux pour faire la promotion du produit « BO-NS » (Barack Obama et Nicolas Sarkozy)
Nos organisations sous-régionales sont devenues «des armes de destruction massive» dans les mains des occidentaux contre les Africains. Vous voulez savoir pourquoi une organisation comme la CEDEAO fait l´apologie de la guerre en Côte d’Ivoire? C’est parce que les BO-NS en ont décidé ainsi.
A quoi ont servi toutes ces célébrations de cinquantenaire dans nos pays si les Occidentaux doivent encore continuer de décider pour nous.
Comme par exemple qui doit être Président de la Guinée où le Pr Alpha Condé avec ses 18,25% contre 43,69% pour son adversaire au premier tour, remporte ces élections. De même qu´au Gabon où le vainqueur devient vaincu et le vaincu devient vainqueur par la seule volonté d’un des «grands de ce monde».
En Afrique tout est permis et l´intolérable est toujours… tolérable et l’inacceptable … acceptable. Pourvu qu’il y ait cette stabilité indispensable à la préservation des intérêts des puissances colonialistes. «Les grands de ce monde» s´arrogent le droit d’apporter la démocratie salvatrice et pourvoyeuse de miracles à nos peuples allaités à l´obscurantisme et à l´ignorance au point de justifier des expéditions punitives. Alors que cette démocratie est en crise dans leurs pays.
L’Union Européenne refuse des Etats non démocratiques en son sein mais accepte que cohabite au sein de l’Union Africaine, des démocraties naissantes et des dictatures de plein exercice ou des dirigeants qui font du blanchiment politique c’est-à-dire qui arrivent au pouvoir par coup d’Etat et qui se refont une virginité politique par des élections.
Alors qu’en Syrie, au Yémen, les Présidents pilonnent leur population avec des chars, ni la France, ni l’Amérique encore moins l’ONU n’a jugé bon de voler au secours de la veuve et de l’orphelin à coups de missiles humanitaires dans ces pays. Et aucun chef d´Etat Africain n’a osé réclamer cela. Or, si c’était en Afrique, ces mêmes chefs d’Etat africains seraient les premiers à livrer ce frère à la vindicte internationale.
Pauvre Afrique ! Ces élites installées dans les carcans des sociétés tropicalisées attendent encore les lumières.
Kouassi Aya Madeleine
Ingénieur en Management de la Qualité, politologue, plume libre

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