dimanche 27 février 2011

AFFAIRE ZEMMOUR 1:


EN FRANCE, POUR 1000 EUROS, ON PEUT ENCORE CRACHER SUR LES NÈGRES & LES ARABES 
  
Rivière-Pilote, vendredi 18 février 2011 

Le 6 mars 2010, le chroniqueur réactionnaire Éric ZEMMOUR estimait sur France Ô que les employeurs «ont le droit» de refuser des personnes arabes ou noires. Le tribunal correctionnel de Paris le condamne aujourd’hui à 1.000 euros d’amende (avec sursis...) pour avoir, par ces propos, «justifié une pratique discriminatoire illégale - la discrimination à l’embauche - en la présentant comme licite». 
  
Le COLLECTIFDOM (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais & Mahorais) et TOTAL RESPECT - TJENBÉ RÈD FÉDÉRATION (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida issue des communautés afro-caribéennes) regrettent la modération de cette condamnation. Qu’est-ce que 1.000 euros pour Éric ZEMMOUR, alors que cette somme correspond sans doute à peine au cachet qu’il touche en une seule chronique ? 
  
Illégales, les discriminations raciales à l’embauche sont tellement fréquentes et tellement peu réprimées par l’État que M. ZEMMOUR n’a fait qu’exprimer (certes maladroitement...) une opinion pourtant commune en estimant que le patronat pouvait y recourir. 
  
M. ZEMMOUR, finalement, c’est la voix d’une certaine France : celle qui refuse les valeurs de la Révolution française et de la Résistance ; celle qui refuse d’intégrer les personnes arabes ou noires dans ses conseils d’administration mais les embauche volontiers - «au noir» bien sûr - dans ses cuisines, ses champs ou ses chantiers ; celle de Guerlain ou de LVMH. 

AFFAIRE ZEMMOUR :


POUR MARIANI, LE RACISME EST UNE OPINION COMME UNE AUTRE 
  
Rivière-Pilote, vendredi 18 février 2011 
                                                                                    
  
Thierry MARIANI - ce membre du gouvernement qui, récemment député, voulait renvoyer les étrangers malades du sida mourir chez eux - vient d’exprimer sa «consternation» après la condamnation du chroniqueur réactionnaire Éric ZEMMOUR pour provocation à la discrimination raciale (il avait déclaré sur France Ô que les employeurs «ont le droit» de refuser des personnes arabes ou noires). Selon M. MARIANI, «les professionnels de l’antiracisme préfèrent se constituer partie civile, plutôt que d’assumer un débat public à la loyale»... 
  
Ce qui est consternant, c’est qu’un représentant du pouvoir exécutif conteste ainsi une décision de justice. 
  
Ce qui est consternant, c’est qu’à travers M. MARIANI, secrétaire d’État chargé des transports, l’État reconnaisse ainsi cyniquement qu’il ne prend pas au sérieux les discriminations raciales à l’embauche et leur corollaire, les embauches dissimulées, qui portent atteinte aux droits sociaux des personnes arabes ou noires - singulièrement dans le secteur des transports ! 
  
Le COLLECTIFDOM (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais & Mahorais) et TOTAL RESPECT - TJENBÉ RÈD FÉDÉRATION (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida issue des communautés afro-caribéennes) exigent la démission immédiate de M. MARIANI et demandent au président de la République Nicolas SARKOZY de réaffirmer l’engagement clair et net de l’État contre les discriminations raciales à l’embauche et contre le travail dissimulé. 
  

Nous vous invitons au prochain colloque annuel de sensibilisation de la Fédération du CMR Europe qui se tiendra au Sénat,

Bonjour,

Nous vous invitons au prochain colloque annuel de sensibilisation de la Fédération du CMR Europe qui se tiendra au Sénat, Palais du Luxembourg, le samedi 19 mars 2011, de 12h à 17h 30, sur les thèmes :
 ‘’Les Chefs d’Entreprises issus de la Diversité, quel parcours’’
‘’La politique Française et Européenne Quelle place pour les Citoyens Issus de la Diversité ? Faut il une Loi ?’’

 Le nombre de places étant limité, l'inscription est obligatoire.
Veuillez nous faire parvenir votre bulletin d'inscription ainsi que votre participation au déjeuner de 30€,
par virement, par mandat cash ou le déposer dans notre boîte aux lettres, soit lors de nos permanences
tous les mercredi de 16h à 20h, avant le 14 mars 2011, à l’adresse suivante :
Fédération CMR Europe
181, Avenue Daumesnil
Maison des Associations du 12ème-BAL 106 (Ancienne Gare de Reuillly)
75012 Paris. Métro ligne 8 ou 6, arrêt Daumesnil
Tél : 0173703255

Merci de bien vouloir faire passer l'invitation dans vos réseaux.

Cordialement,


Invitation et demande de partenariat à la deuxième édition de l'hommage aux femmes le 23 avril 2011 à Paris

FEMMES 2011.2

LA TAXE ROBIN DES BOIS MAINTENANT !

  
À l’invitation de Aides, Total Respect appelle à signer la pétition lancée par Oxfam pour une taxe sur la finance 
  
Rivière-Pilote, mercredi 23 février 2011 

À l’invitation de AIDES (association française de lutte contre le sida), TOTAL RESPECT - TJENBÉ RÈD FÉDÉRATION (fédération de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida issue des communautés afro-caribéennes) signe et appelle à signer la pétition «La taxe Robin des bois maintenant !», lancée par OXFAM FRANCE pour une taxe sur la finance, à l’attention du président de la République Nicolas SARKOZYet des autres chefs d’État du G20. 
  
Une taxe sur la finance permettrait de dégager des centaines de milliards d’euros chaque année pour lutter contre la pauvreté et le changement climatique. 
  
Elle contribuerait à réduire la spéculation financière et à redistribuer les richesses. 
  
La France doit montrer l’exemple et la mettre en place en 2011 à l’occasion du G20. 
  
Cette pétition doit être signée en ligne : http://www.taxerobindesbois.org/. 
_ 
  
Contact : David AUERBACH CHIFFRIN 
06 10 55 63 60 (Hexagone) - federation@tjenbered.fr 

INVITATION DU 13 MARS A AUBERVILLIERS



Cinquante ans après les indépendances les peuples d’Afrique subsaharienne et du nord  se soulèvent contre l’oppression !

Le dimanche  13 mars 2011 de 11h30 heures à  19heures à l’Espace Fraternité sis au 10-12, rue de la Gare à Aubervilliers (93300)

samedi 26 février 2011

Manifestations contre les "OGM cachés"

Une trentaine de "faucheurs volontaires" ont manifesté samedi devant le salon de l'agriculture à Paris pour dénoncer la commercialisation d'"OGM cachés".

Avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Halte aux OGM cachés", les manifestants entendaient mettre en garde contre l'existence de nouvelles variétés de tournesols et de colzas, désormais tolérantes à des herbicides après "mutagenèse" (action d'un produit chimique ou irradiation).

Pour les "faucheurs volontaires" cette technique aboutit au même résultat que celle de la "transgenèse" (apport de matériel génétique extérieur) dans la mise au point d'OGM (organisme génétiquement modifié). D'où le nom "OGM cachés".

Les manifestants réclament que ces nouvelles variétés, soient soumises à la même réglementation que les OGM transgéniques (études, autorisations,..). "Les OGM cachés présentent les mêmes dangers que les plantes transgéniques: contamination des autres cultures, utilisation accrue d'herbicides, brevetage des semences...", expliquent les faucheurs dans un tract.

En juillet dernier, plusieurs dizaines de faucheurs volontaires avaient coupé des tournesols "mutés" résistants à des pesticides en Indre-et-Loire.


jeudi 24 février 2011

bienvenue aux rendez-vous de l'Alba de cette fin de la 6ème semaine anticoloniale :


  rencontre débat  "de l'indépendance à la souverainté politique : l'Alba" avec Viktor Dedaj, Hernando Calvo Ospina, Christophe Ventura, 

  • jeudi 24 février à 18H30 à la Maison de l'Amérique latine, 217 Boulevard St Germain, Métro Solférino
  •  Bal Solidaire des Peuples en Lutte, dédié aux 5 dont Amnestie Internationale demande la révision de dossier alors qu'ils sont dans leur 12ème année d'emprisonnement aux Etats Unis,
    samedi 26 février à partir de 17H à la Grande Salle des Fêtes de la Mairie du XIVème,
Bienvenue à tous et à toutes,
merci pour la diffusion des invitations

Cordialement
Roxana

DE L'INDEPENDANCE A LA SOUVERAINETE POLITIQUE : L'ALBA
Si l’accession à l’indépendance a signifié un éloignement en termes  de structures politiques vis-à-vis des anciennes puissances coloniales : Espagne, Portugal…le pouvoir est resté entre les mains des élites locales qui ont œuvré à leur seul profit. En 1959, Cuba s’est affranchi du joug des Etats-Unis qui se sont progressivement substitués dans la région aux anciennes puissances coloniales ; en faisant échouer l’invasion de la Baie des Cochons le 19 avril 1961, Cuba s’est affirmé comme Etat souverain au prix d’un Blocus décidé et pérennisé depuis maintenant plus de 50 ans par les Etats-Unis qui au nom de la doctrine Monroe proclamant dès 1824 « l’Amérique aux Américains » et prônant une politique du « gros bâton » en alternance avec la « diplomatie du dollar » affichent des ambitions vis-à-vis de l’ensemble des pays d’Amérique Centrale , Amérique du Sud et Caraïbes (Opération Condor des années 70/80, soutien aux dictatures). Avec l’arrivée au pouvoir de dirigeants élus par le Peuple sur des programmes affichant une volonté de Justice sociale dont Hugo Chavez (Vénézuela), Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Equateur),… la résistance cubaine vis-à-vis des Etats-Unis a essaimé. En 2005, la création de l’ALBA (Alliance ou Alternative Bolivarienne des Amériques) a commencé à rassembler ces pays optant pour une répartition plus juste des richesses, une préservation de l’environnement, se dotant d’une monnaie commune : le Sucre ainsi nommée en honneur du général Antonio José de Sucre, compagnon de Simon Bolivar et héros de la lutte de libération américaine contre l’impérialisme espagnol, cette monnaie est destinée à se substituer au dollar états-unien dans tous les échanges entre États membresFace à l’ALBA, et au nom de la démocratie le gouvernement étasunien gronde et multiplie directement ou indirectement les interventions : coup d’Etat au Honduras (juin 2009), tentative de Renversement du Président Rafael Correa en Equateur (septembre 2010), campagne médiatique contre Cuba, contre les dirigeants des pays de l’Alba : Hugo Chavez, Rafael Correa…de cette expérience d’une autre organisation et gestion politique qui remet le peuple au centre des processus décisionnels , Roxana d’ »El Otro Correo » et Nathalie Levallois du Cercle Bolivarien vous invitent à venir vous en informer et en discuter :

JEUDI 24 FEVRIER de18H30 à 21H,
à LA MAISON DE L'AMERIQUE LATINE,
217 BLD SAINT-GERMAIN métro Solférino
RENCONTRE-DEBAT avec                                                                                                                                                            Viktor Dedaj du « Grand Soir »  http://www.legrandsoir.infospécialiste de Cuba et du Blocus qui rappellera l’appui de Cuba à la lutte contre le colonialisme en Angola et fera le point  sur la dimension néocoloniale du Blocus étasunien contre Cuba,                                                                                                                                                                                                       &a mp;n bsp;                                      Hernando Calvo Ospina, http://hcalvospina.free.fr/,écrivain journaliste, auteur de « L’équipe de choc de la CIA » évoquera les plans de déstabilisation orchestrés par les Etats-Unis                                                                                                       Christophe Ventura de Mémoire des Luttes http://www.medelu.org/reviendra sur le Coup d’Etat au Honduras et la revanche des opposants à Zelaya et à l’appartenance du Honduras à l’Alba  ,                                                                                              en présence des représentants entre autre des Ambassades du Vénézuéla,  de Cuba, dont son Excellence, Monsieur Orlando Requeiro Gual, Ambassadeur de Cuba en France.
 
Pour toute information : Nathalie Levallois, Cercle bolivarien de Paris et  Roxana, El Otro Correo au 06 17 62 51 11Roxana.elotrocorreo@orange.fr
BAL SOLIDAIRE DES PEUPLES EN LUTTE
En clôture de la 6ème édition de la semaine anticoloniale, « EL OTRO CORREO » et les rencontres débats « Peuples en Lutte » invitent tous ceux et celles qui ont pris part aux différents rendez-vous de l’édition 2011 et de façon plus générale tous ceux et celles qui souhaitent une société plus juste et humaine à participer au Bal Solidaire des Peuples en lutte organisé ce samedi 26 février 2011 de 17H à 23H, à la Grande Salle des Fêtes de la Mairie du XIVème(entrée 12 rue Durouchoux Métro Mouton Duvernet. )Cette soirée est dédiée aux 5 Cubains emprisonnés aux Etats-Unis depuis plus de 12 ans ( 4551 Jours le 26 février 2011) en faveur desquels dans le numéro de janvier 2011 de sa revue consacrée aux Droits Humains, Amnestie Internationale se prononce de nouveau en  appelant à la révision du  jugement rendu par des jurés sous pression à Miami, ville  régie par les Cubains anticastristes. Il faut savoir que les 5 Cubains : Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez, et René Gonzalez avaient infiltré des groupes d’extrême droite orchestrés par les cubains anticastristes de Miami,  impliqués dans des attentats à la bombe, assassinats et actions de sabotage contre les civils Cubains (BILAN DEPUIS 1959: 3 478 MORTS, 2 099 INFIRMES). Ils ont été condamnés à des peines très lourdes de  15 ans de prison pour René Gonzalez à 2 fois la prison à perpétuité et 15 ans pour Gerardo Hernandez, en passant par , 17 ans et 9 mois pour Fernando Gonzalez, 21 ans et 10 mois Antonio Guerrero et 30 ans de prison pour Ramon Labañino. S’y ajoutent depuis 12 ans des interdictions de droit de visite pour les épouses et famille de Gérardo et René.  Tous payent chèrement leur loyauté vis-à-vis de leur pays. Chaque mois une mobilisation de soutien aux 5 est organisée à Paris et dans différentes villes de France.
Au programme du  BAL SOLIDAIRE DES PEUPLES EN LUTTE, SAMEDI 26 FEVRIER DE 17H à 23H, à la GRANDE SALLE DES FETES DE LA MAIRIE DU XIVème, entrée 12 rue Durouchoux Métro Mouton-Duvernet
à partir de 17h : projection d’EL BENNY (mise en scène José Luis Sanchez) drame musical de 120 mn, 2006,                               production ICAIC, Coral Capital Entertainment LTD, Ibermédia, Igeldo, Komunikazioa). Sous-titré en français                                                      Ce film a été le film cubain le plus attendu de tous les temps. Inspiré de la vie de Benny More, un vrai génie autodidacte,                           chanteur et compositeur exceptionnels.  A Cuba, en 15 jours à peine, plus de 140 000 personnes accoururent aux cinémas pour rencontrer celui qu'on appelait « le Barbare du rythme ». Ce film fit partie de la nomination cubaine aux Oscars 2007.                                           Il a aussi  fait partie de la sélection officielle des XIX° Rencontres Cinématographiques d'Amérique Latine de Toulouse (France), 2007.                                                                                                            
19H accueil par Pascal Cherki, Maire du XIVème et par Son Excellence Orlando Requeiro Gual, Ambassadeur de Cuba en France                                                                                                                                                                             
de 19h à 23h "BAL SOLIDAIRE DES PEUPLES EN LUTTE", SOIREE DEDIEE AUX 5, expos, MUSIQUE SALSA CUBAINE  AVEC « TENTACION DE CUBA », TOMAS DE AQUINO GUITARISTE CHANTEUR VENEZUELIEN, ET AUTRES ARTISTES ASSOCIES : présentations de projets coopératifs en cours et rencontres avec associations en relation avec Cuba, l’Equateur et les autres pays d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud.   Mojitos, restauration cubaine pour toutes précisions et réservations (repas 10€ soirée du 26/2, entrée gratuite) Roxana au 06 17 62 51 11, Roxana.elotrocorreo@orange.fr.

dimanche 20 février 2011

G20 Finance : points d'attention du CCFD-Terre Solidaire


Évasion fiscale et taxe sur les transactions financières,
Le premier G20 finance ne doit pas être dans l’illusion
A l’occasion de la première réunion du G20 en France, les ministres des finances doivent démontrer leur volonté politique de remettre la finance au service de l’économie et du développement. Cette première étape est décisive pour l’ensemble de la présidence française du G20.
Les ministres des Finances qui se rencontrent depuis ce matin et le 19 février à Paris plancheront sur deux priorités du CCFD-Terre Solidaire en matière de régulation financière et de développement.
Lutte contre les paradis fiscaux
Trois des cinq grandes priorités énoncées par la présidence française – création d’indicateurs macroéconomiques pour prévenir les grands déséquilibres ; régulation financière sans faille et financement du développement - ne pourront être traitées sans s’attaquer sérieusement au problème de l’opacité financière et des paradis fiscaux.
Investissement, épargne, commerce, productivité : les indicateurs macroéconomiques dont discutent aujourd’hui les ministres des finances sont en effet biaisés. En cause, les manipulations comptables auxquelles se prêtent les entreprises multinationales pour déplacer artificiellement leurs activités à des fins d’évasion fiscale. 
«  Quand on sait que sur le papier, 70% des investissements étrangers en Chine proviennent de cinq petits paradis fiscaux, comment peut-on prétendre élaborer des indicateurs fiables pour piloter l’économie ? Pour être crédible, le G20 doit impérativement faire passer les comptes des entreprises multinationales au détecteur de mensonges » explique Mathilde Dupré, chargée de plaidoyer financement du développement au CCFD-Terre Solidaire.
Les mesures de lutte contre les paradis fiscaux mises en place lors des sommets précédents sont inappropriées pour mettre fin au pillage des ressources dans les pays du Sud, soit 800 milliards d’euros chaque année. Au-delà du suivi des engagements actuels, il est urgent que le G20 change de stratégie et cible directement les utilisateurs des paradis fiscaux, banques et multinationales, afin d’imposer plus de transparence sur leurs activités.
 Taxes sur les transactions financières internationales
Réclamée de très longue date par le CCFD-Terre Solidaire, la taxe sur les transactions financières internationales est également aujourd’hui sur la table des Ministres des finances. Outil de lutte contre la spéculation sur les marchés financiers, elle doit permettre de collecter des centaines de milliards d’euros pour financer le développement et les biens communs de l’humanité.
 « Différentes options sont sur la table. Les réticences exprimées par un certain nombre de pays du G20 ne doivent pas empêcher ceux qui le souhaitent d’avancer en mettant en place une coalition de pionniers. Le CCFD-Terre Solidaire s’associe pleinement à la campagne française Robin des Bois(www.taxerobindesbois.org) pour demander des avancées concrètes d’ici la fin de l’année 2011 » déclare Mathilde Dupré.
Dans le cadre de la campagne du CCFD-Terre Solidaire « Aidons l’argent à revenir des paradis fiscaux », 241 246 cartes postales ont déjà été envoyées pour indiquer à la présidence française du G20 que l’opinion publique reste plus que jamais mobilisée contre les paradis fiscaux.
Dans un contexte de crise, les citoyens attendent des mesures concrètes et efficaces et ne comprendraient pas que les pays du G20 renoncent à réguler la finance.

Colloque "Aide au développement ou colonialisme humanitaire ? dans l'Edition 2011 de la Semaine anticoloniale 3 exemples de manifestations

Lundi 21 février à 19h : Conférence-débat "Aide au développement ou colonialisme humanitaire ? : Haïti, Cameroun, Tchad, ..."  Ce titre ne signifie pas que la contribution des pays riches au développement des pays les moins avancé doit marquer une pause.  Tout au contraire mais le terme d’aide est bien souvent inapproprié compte tenu de son usage par ceux qui la distribue.  Interrogée par la journaliste Eugénie Diecky, les différents intervenants présenterons des cas ou manifestement le mot aide tel qu’elle est pratiqué sert aussi de couverture à des comportements que l’on pourrait qualifier de colonial.  Dans bien des cas il s’agirait plutôt de devoir de restitution comme le montre Sophie Perchelet du CADTM et auteur d’un livre sur Haïti.  Dans d’autre cas comme le montreRoxana Correo pour l’Amérique latine ou Soleyman Abdallah pour le Tchad, il a pu même être utilisé comme instrument de domination politique.  Sekou Fofana nous montre aussi qu’il peu en encourageant des comportements d’assistanat être un handicap au développement.  Par la présentation d’un cas concret au Cameroun, Jean-Paul Vanhoove montre que certaine ONG du nord peuvent, de bonne fois, sans même s’en rendre compte, privilégier en réalité leur propre développement.  Pour finir Sophie Perchelet  ramènera ces disfonctionnements à leur juste valeur en montrant que cette aide du Nord n’est qu’une petite compensation à la prédation et au pillage des ressources du Sud par certain opérateurs économiques du Nord. - Dans le cadre de la semaine anticoloniale  - Lieu : Mairie du IIème, 8 rue de la Banque, Paris 2è, M° Bourse - Rens. :06 21 05 47 38  http://www.anticolonial.net

Cette Conférence-débat de l'Edition 2011 de la Semaine anticoloniale est un exemple de manifestations parmis une soixantaine d'évènements (débats, concerts, etc.) principalement en Île-de-France - La "semaine anticoloniale" est organisée du 18 au 27 février à l'initiative de l'association "Sortir du colonialisme" pour refuser "cette politique toujours du côté des dictateurs" et "empreinte de néocolonialisme". "L'objectif est de débattre de ce qu'était la colonisation dans toute sa complexité, de répondre au discours de guerre des civilisations et de dénoncer la recolonisation économique et l'ingérence des multinationales dans la vie politique des pays où elles développent leurs activités". L'évènement est soutenu par de très nombreuses associations (MRAP, Attac, Survie, Fasti, ... ), partis politiques (Europe Ecologie Les Verts, PCF, NPA, ...), syndicats (Solidaires) ou médias (L'Humanité, Politis, Beur FM, Respect magazine, Mediapart, Nova) – 

vendredi 18 février 2011

Décès de Jean-Marc Léger : la Francophonie en deuil

Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, a fait part, ce mardi 15 février 2011, de sa très grande tristesse et de sa profonde émotion à l’annonce du décès du Québécois Jean-Marc Léger qui avait posé les premières pierres de l’édifice fondé par Senghor, Bourguiba, Diori et Sihanouk à Niamey en 1970, devenu aujourd’hui l’Organisation internationale de la Francophonie.

« La famille francophone pleure la perte d’un grand militant de la Francophonie et d’un père pour la Francophonie institutionnelle » a déclaré le Secrétaire général. « Grâce à son courage, à ses compétences et à ses profondes convictions, Jean-Marc Léger a donné à notre Institution des assises solides dont nous mesurons encore, quarante ans plus tard, la portée. Il a activement contribué à la construction des deux principaux réseaux de la Francophonie au sein de la société civile : celui des journalistes et celui des universitaires », a-t-il ajouté.

« La vivacité de notre mouvement, son rayonnement à travers le monde, le rôle que la Francophonie a acquis dans le domaine des relations internationales, sont le fruit de ce projet visionnaire auquel la contribution de ce grand francophone a été essentielle, parce que fondatrice » a déclaré Abdou Diouf qui a chargé Clément Duhaime, Administrateur de l’OIF, de le représenter aux obsèques.


Amoureux de l’Afrique, humaniste engagé dans la défense des valeurs de solidarité entre les peuples, inlassable acteur et militant de la francophonie, Jean-Marc Léger a impulsé en tant que premier Secrétaire général de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), les programmes de coopération en faveur du développement des pays francophones du Sud, autour de l’éducation et de la diversité culturelle. Son engagement pour la Francophonie l’avait déjà amené à se pencher sur le berceau de l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF) aujourd’hui Agence universitaire de la Francophonie et d'en diriger le secrétariat général de 1961 à 1978. Il a également été Secrétaire général de l'Association internationale des journalistes de langue française, de 1960 à 1962.

Diplômé en droit, en sciences sociales et en histoire, Jean-Marc Léger entreprend une carrière de journaliste dès l'âge de 24 ans au quotidien québécois La Presse puis au Devoir et occupera les fonctions de secrétaire général puis de président de l'Union canadienne des journalistes de langue française. Il a servi son pays au sein du ministère des Relations internationales et du ministère de l’Éducation du Québec.
Jean-Marc Léger est l'auteur de Afrique française, Afrique nouvelle (1958), La Francophonie, grand dessein, grande ambiguïté (1987), Vers l'indépendance? Le pays à portée de main (1989).

L’OIF compte 56 États et gouvernements membres, et 19 pays observateurs.
Plus d’informations sur le site www.francophonie.org

mercredi 16 février 2011

Près de 60% des Français souhaitent une "révolte", selon Harris


PARIS (Reuters) - Près de six Français sur dix souhaitent qu'une "révolte" éclate dans leur pays mais moins de la moitié pensent que cela a des chances se produire, selon un sondage Harris Interactive pour l'Humanité Dimanche.
Selon cette enquête, 58% des personnes interrogées souhaitent qu'une révolte se produise aujourd'hui en France mais seuls 49% jugent la population capable de se soulever.
Au chapitre des raisons de se révolter, les Français citent l'emploi (47%), le coût de la santé (46%), les différences sociales (46%), le pouvoir d'achat (42%) ou les perspectives d'avenir de leurs enfants (42%).
Les sympathisants de gauche estiment à 57% qu'une révolte est possible (64% des sympathisants du Front de Gauche le pensent) alors que les sympathisants de droite ne sont que 39% à partager cette opinion.
Seuls les sympathisants de droite sont défavorables à une révolte, prônée en revanche à 80% par les sympathisants de gauche, par ceux du MoDem (59%), mais aussi par les personnes sans préférence partisane (58%).
Plus des deux tiers des sympathisants du Front National (67%) souhaitent eux aussi qu'une révolte ait lieu.
L'enquête de l'institut Harris Interactive a été réalisée les 10 et 11 février 2011 sur un échantillon de 1.247 personnes âgées de 18 ans et plus.
Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse