dimanche 27 novembre 2016

Décès de Louis LAOUCHEZ !


Nous avons appris, ce matin avec tristesse, le décès de notre Camarade Louis LAOUCHEZ !

Au nom du MIM, je présente nos sincères condoléances à son épouse, sa famille et aux camarades patriotes de Saint-Joseph.

Louis LAOUCHEZ était un militant de longue date de notre parti.

Il était membre de notre « Komité Patriyot Sen Josef»

Louis LAOUCHEZ est un grand artiste plasticien de l’école négro-caraïbe qui a réalisé de nombreuses œuvres d’art dont une fresque murale visible à l’Hôtel de la Collectivité Territoriale de Martinique.

Son excellence connaissance de l’Afrique lui avait permis d’être désigné aux fonctions de Consul de la Côte d’Ivoire.

La Martinique vient de perdre à la fois un grand Artiste et un grand Patriote !

Le 27 novembre 2016
Daniel MARIE-SAINTE
Secrétaire National du MIM

jeudi 3 novembre 2016

La Martinique et la Première Guerre mondiale en 100 questions-réponses


La Martinique et la Première Guerre mondiale en 100 questions-réponses
(éditions ORPHIE)

Un ouvrage de Sabine ANDRIVON-MILTON
Exemples de questions :
Pourquoi les soldats martiniquais ont-ils participé à la guerre ?
Combien sont morts ?
Ont-ils servi de chair à canon ?
Quels ont été les effets de la guerre sur la Martinique ?
Quels sont les lieux de mémoire de la guerre en Martinique ?

Cet ouvrage apporte les réponses à une centaine de questions et permet de mieux comprendre cette période de l’histoire de la Martinique qui est restée longtemps peu connue.


SOMMAIRE

  • La Martinique à la veille du conflit
La Martinique pendant la guerre
La mobilisation des soldats martiniquais
Les soldats martiniquais dans la guerre
La fin de la guerre et le retour des soldats
L’après-guerre et les lieux de mémoire
Documentaires, colloques, ouvrages, expositions


Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui veulent connaître cette histoire.

RENCONTRES AVEC LE PUBLIC- DEDICACES


SAMEDI 5 NOVEMBRE 2014

9h-11h :
Librairie antillaise la Galléria

16h-18h
librairie antillaise le Rond Point

JEUDI 10 NOVEMBRE
18H
PREFECTURE DE FORT-DE-France (séminaire CANOPE)


L’AUTEUR


LE LABEL CENTENAIRE


Cet ouvrage a obtenu le label national Centenaire qui permet de distinguer les projets les plus innovants et les plus structurants pour les territoires. Avec ce label l’ouvrage est répertorié dans le programme national officiel des commémorations du Centenaire.

QUESTIONS A L’AUTEUR

  1. Pourquoi ce titre ? Pourquoi 100 questions et pas plus ?
Nous avons retenu cent questions pour correspondre au Centenaire 14-18. Nous avons aussi constaté que la formule questions-réponses plaisait aux lecteurs.

  1. Pourquoi avez-vous écrit un ouvrage de plus sur la Grande Guerre ?
Au cours de mes interventions auprès des scolaires et du grand public, il revenait les mêmes questions concernant la participation de la Martinique et des soldats martiniquais dans la Grande Guerre. Il m’a donc semblé opportun, avec le Centenaire, de réaliser cet ouvrage qui apportera des réponses simples aux questions les plus fréquemment posées. Il deviendra ainsi un outil indispensable pour les personnes désirant s’informer sur le sujet. Cet ouvrage fait un peu la synthèse des ouvrages précédents.

  1. N’a-t-on pas déjà tout dit sur cette guerre?
Pas du tout. Au contraire. Il reste plusieurs sujets à étudier, comme le rôle des soldats martiniquais dans la bataille de Verdun, leur implication dans le Chemin des dames et la bataille de la Somme… Avec le Centenaire, plusieurs thématiques sont mises en lumière et permettent d’approfondir cette histoire sous divers angles. Ce qui n’avait pas encore été fait à ce jour.

  1. Quel public visez-vous pour cet ouvrage ?

Je vise en premier lieu les scolaires car le sujet de la Première Guerre mondiale est étudié au CM2, en 3e et en 1ère. Cet ouvrage est aussi destiné aux enseignants qui pourront réaliser leurs cours et au grand public.

  1. Pensez-vous que les Martiniquais s’intéressent à l’histoire militaire?

Les Martiniquais s’intéressent à leur histoire et sont de plus en plus avides de connaissances. Cela se ressent pour l’intérêt qu’ils portent à la découverte du patrimoine. Lors de la journée du patrimoine, les sites militaires sont très fréquentés. Nous avons encore dans notre société, une grande partie des adultes qui ont fait leur service militaire. Celui qui ne s’intéresse pas à l’histoire militaire veut quand même connaître le rôle joué par la Martinique et les Martiniquais dans les différents conflits car cela n’avait pas été étudié autrefois.

  1. Peut-on savoir quel sera votre prochain ouvrage ?

Si l’ouvrage se rapportant à la Première Guerre mondiale retient l’attention des lecteurs, je réaliserai celui se rapportant à la Seconde Guerre mondiale.




dimanche 16 octobre 2016

A PROPOS DU FILM " LE GANG DES ANTILLAIS "


Etant retenu par une réunion du MIM, je n'ai pu répondre à l'invitation à assister à l'avant-première du film "LE GANG DES ANTILLAIS" du réalisateur Jean-Claude Barny qui s'est inspiré du roman autobiographique de mon cousin Loic Lery.

Je me suis rattrapé en allant voir une séance payante dès cet après-midi.
J'en suis sorti encore plus ému que lors la lecture du livre de Loic dont j'ai été , à son initiative, l'un des tous premiers lecteurs, il y a déjà une dizaine d'années !

Le film est d'autant plus fort que le spectateur subit, de surcroit, le choc des images!

Je profite pour remercier Loic Lery pour avoir fait citer mon nom au générique du film, parmi ceux qui ont oeuvré pour qu'il puisse se faire.

Le roman, tout comme le film, dénoncent la politique de "génocide par substitution" menée par le général de Gaulle et son premier ministre Michel Debré, à partir de 1960 et pendant une vingtaine d'année.

Le bras armé de cette politique de vidage des Antilles colonisées de leur jeunesse a été le BUMIDOM (Bureau pour le développement des Migrations dans les départements d'outre-mer) qui était chargé de délivrer à chaque jeune (homme et femme) un billet d'aller simple vers Paris, en les trompant avec des promesses fallacieuses de vie meilleure en France!

Dans le même temps, les "pieds noirs" expulsés de l'Algérie nouvellement indépendante, arrivaient en masse dans les dernières colonies françaises.

C'est cette politique qu'Aimé Césaire avait qualifiée, avec raison, "génocide par substitution" du Peuple martiniquais !

Dès le milieu des années 1960, les militants patriotes (étudiants et travailleurs) martiniquais et guadeloupéens vivant en France démarrent une lutte acharnée contre cette politique du BUMIDOM, allant jusqu'à envahir et saccager ses locaux parisiens (des photos de ce saccage sont montrées au début du film).

Les jeunes antillais, présentés dans le film, sont des chômeurs qui se rendant compte qu'ils ont été trompés par l'état français, vont  "exproprier par la violence armée les recettes des bureaux publics de la Poste".

Ces actions de rébellion vont les conduire en prison...

C'est là, sous l'influence de Patrick Chamoiseau , alors éducateur de prisonniers, que Loic Léry va connaître une nouvelle naissance de sa conscience politique.
La thérapie, conseillée par l'éducateur, a consisté à raconter ses péripéties dans un roman autobiographie.

Revenu au Pays après avoir purgé sa peine, il a pu réussir sa réinsertion grâce à la main que lui a tendue Mr Pierre Zobda-Quitman, alors directeur de CHUM de la Meynard.

Il va le recruter au sein du personnel paramédical de l'hôpital.

Le camarade Loic Lery mettra son énergie au service de ses collègues en participant activement à l'action syndicale, puis en 2008, au service du Peuple martiniquais, en rejoignant les rangs du MIM au sein "Komité Patwiot Lanmanten"(KPL)!

NB : Je recommande à tous ceux qui veulent connaître cette page sombre de l'histoire de notre Pays, d'aller voir le film et de lire le roman de Loic Lery qui vient d'être ré-édité.


Le 15 octobre 2016
Daniel MARIE-SAINTE
Président du KPL 
Secrétaire National du MIM

vendredi 14 octobre 2016

Les racines du mal


Si on s’en tient aux statistiques, la Guadeloupe après la Martinique possède le taux le moins élevé d’homicides volontaires de la Caraïbe. Ce constat n’a pas pour but de relativiser l’importance du phénomène de violence dans notre société. Tout homicide est toujours un homicide de trop. Ce qui sur le sujet suscite l’indignation et affole les esprits, ce ne sont donc pas les chiffres. C’est surtout la commission d’homicide par des jeunes à l’égard d’autres jeunes. Le crime n’est pas plus odieux que s’il s’agissait d’adultes, mais le phénomène est nouveau et il dérange. Il nous culpabilise, nous renvoie à nos échecs, à nos manquements.

Dans ces conditions, il est normal que les bonnes volontés se lèvent pour répartir les responsabilités et inviter à trouver ensemble des solutions. Et c’est en leur honneur.

Malheureusement, le phénomène de violence des jeunes a l’air de nous dépasser. D’autant que les clés de sa compréhension manifestement nous échappent. Nous tâtonnons à la recherche d’explications, de solutions. Nous mettons simultanément en accusation, le système éducatif, la drogue, le chômage, la violence dans les médias, les réseaux sociaux… Et comme pour conjurer tous ces maux, nous nous accrochons à notre imaginaire pour redonner vie à une société déjà morte. Nous exhumons la famille d’antan, l’école du passé, l’église de nos parents. Parce que, confusément, nous sentons que la violence des jeunes est le signe paroxysmique d’une vie en commun qui se désagrège.

Comment stopper cette spirale négative ? Réhabiliter l’autorité dans la famille et dans l’école est pour beaucoup une priorité. Avec fermeté, nous devons imposer à nos enfants la contrainte des règles d’une vie en société. Cela marchait avant. Seulement voilà, cela marchait parce que la contrainte, acceptée par les enfants, était légitimée par une autorité reconnue d’eux. Ce n’était pas l’autorité liée au pouvoir des parents ou des professeurs sur les enfants. L’autorité dont il est question était ailleurs. Elle résidait dans quelque chose qui se situe au-dessus de la réalité de ma famille ou de mon école. Elle résidait dans une représentation transcendantale de la Famille et de l’École qui, en tant qu’institution, imposaient à tous le respect. C’est cette représentation symbolique de la famille et de l’école qui jouait un rôle régulateur des conduites et comportements des enfants, et qui les faisait respecter les règles et les normes sociales en vigueur dans notre société. Tout ceci pour dire qu’une organisation juridique ne peut produire du commun dans une société que parce qu’elle est couplée à une organisation symbolique. C’est un invariant anthropologique vérifiable dans le temps et dans l’espace.

Aujourd’hui, ça a l’air de ne plus marcher. Parce que nos enfants, dit-on, auraient changé dans leurs comportements. Ils ne respectent plus rien. C’est vrai que le comportement des jeunes d’aujourd'hui tranche nettement avec celui de ceux d’hier. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir changé. Leurs aînés aussi ont changé. Leur changement à eux fait moins désordre, parce qu’il investit moins que celui des jeunes le registre de la délinquance et des incivilités.
Au demeurant, tous ces changements s’inscrivent dans une logique. Avec l’évolution de l’organisation surtout matérielle de notre société, les subjectivités individuelles au fil du temps se sont modifiées. Notre manière de nous représenter et notre manière d’être dans le monde ont suivi cette évolution. Ce qu’on n’a pas vu venir et qui perturbe assez profondément notre vie en commun, ce sont les conséquences négatives de ces changements sur l’ordre symbolique tel qu’il existait par le passé.

Comme pour compenser le processus de désagrégation de notre vie en commun, nous cherchons à faire corps en pointant dans un esprit de contrition notre responsabilité collective dans les causes à l’origine des phénomènes de déviances qui gangrènent notre société. Or, les causes profondes selon nous sont ailleurs. Elles sont dans ce qu’il est convenu d’appeler la « mondialisation » et sa logique néolibérale. De manière multiforme ce phénomène agit sur les consciences individuelles et collectives partout dans le monde. Grâce en particulier à l’extraordinaire développement des moyens et techniques de communication mettant en contact en temps réel les habitants de la planète, la mondialisation contribue à produire des formes de subjectivité de moins en moins marquées culturellement. Ainsi, le numérique, sous toutes ses formes et principalement par le biais d’internet, est devenu un lieu virtuel d’appartenance transcendant les appartenances culturelles. Il offre la possibilité aux individus dans le monde entier de puiser dans la circulation planétaire de l’information des éléments de leur construction identitaire, en mettant à distance les contraintes normatives en rapport avec l’organisation symbolique des sociétés dans lesquelles ils vivent.

Pour autant, parvenir à la conclusion que la mondialisation serait responsable de la mort chez nous d’un jeune agressé par un autre jeune pour lui voler son portable, n’a évidemment pas de sens. Par contre, nous pensons que les raisons qui poussent aujourd’hui les jeunes à s’entretuer sont très certainement en rapport avec les formes de subjectivités produites par la mondialisation ; et qui font que tout en étant membres d’une communauté, les individus finissent par exister pour eux-mêmes. Ce phénomène d’individuation interprété à tort par certains comme l’expression de la conquête d’une liberté plus grande, ne libère pas davantage l’individu, mais libère surtout les forces enfouies de l’ego, comme les pulsions qui peuvent être des pulsions de mort pour utiliser un langage freudien.

Sans qu’on s’en rende compte, pour la première fois de son histoire l’humanité est sans doute en train de vivre une mutation d’ordre anthropologique dont les signes sont visibles dans la transformation du rapport des individus aux réalités extérieures. Aussi bien chez les adultes que chez les jeunes, il y a comme un désir de chercher la reconnaissance, l’estime de soi, en affranchissant son égo des contraintes de ces réalités. Ce phénomène est particulièrement sensible dans le rapport au savoir, si essentiel dans le mécanisme de transmission des valeurs nécessaires à la construction des identités collectives. En puisant de manière passive, sans distanciation critique dans toutes sortes de médias des éléments de savoir hétéroclites, les individus développent un rapport narcissique au savoir. Ils l’expriment en délégitimant tous les savoirs autres que le leur, y compris le savoir scientifique. Les élèves contestent de plus en plus la validité du savoir de leur professeur, et le patient va jusqu’à contester le diagnostic de son médecin.

Il ne s’agit pas pour nous de céder à la résignation, mais soyons lucides. Nos valeurs identitaires familiales ou sociales, passablement affaiblies, ne constituent plus une arme efficace pour réguler le comportement de nos enfants. Dans ce monde naissant, chargé d’incertitudes, les jeunes sont les principales victimes. Privés de repères pouvant donner sens à leur existence, ils manifestent leur besoin d’exister en basculant dans la violence. Cela se vérifie surtout chez ceux ayant un esprit fragile. C’est donc dans des modes d’encadrement permettant à ces jeunes de se soustraire autant que faire se peut du monde de l’ignorance, que nous parviendrons sans doute à les éloigner du monde de la violence.

Georges Trésor

dimanche 18 septembre 2016

La Guadeloupe faits divers après faits divers découvre l'enracinement de la violence dans notre société.


Dernier fait tragique en date, le 13 septembre un jeune lycéen de 15 ans a trouvé la mort de 7 coups de couteau portés par un autre jeune âgé lui aussi de 15 ans et cela pour lui dérober son téléphone portable.

Force est de constater qu'une partie de nos jeunes, les plus fragilisés, se sont laissés emporter par cette société caractérisée par l'individualisme, le matérialisme, la perte de la conscience de nous-mêmes pour embrasser un consumérisme qui tient lieu de marqueur social. Dis-moi quelle marque tu portes, si tu as une villa ou dans quelle voiture tu roules, je te dirais qui tu es.

La société du paraître a pris le pas sur celle fondée sur les valeurs traditionnelles guadeloupéennes.

Nous sommes devenus à force de renoncement à nous assumer pour rester dans l'opulence de la société de consommation un peuple schizophrène enfantant des enfants désorientés nourris des représentations véhiculées par les médias et les réseaux sociaux.

Tous les gendarmes et tous les policiers dépêchés en urgence à la demande d'une classe politique qui a faillit à sa mission durant ces quarante dernières années ne pourront pas régler le problème de fonds de la société guadeloupéenne.

Voulons-nous des caméras de surveillance partout, des sociétés de gardiennages privées armées jusqu'aux dents faisant des rondes, la multiplication des prisons pour enfermer délinquants et malades mentaux produit par le système que nous cautionnons en campant sur nos sois disant privilèges d'aujourd'hui ?

Ou voulons-nous nous prendre en mains collectivement pour assurer notre destin et offrir une éducation notre jeunesse correspondant à notre réel et des perspectives d'avenir ?

Jean-Jacob Bicep


jeudi 15 septembre 2016

24 h d’un drame de la violence en Guadeloupe dans les médias et réseaux sociaux



1- Annonce du drame par les médias.

2- Effarement sur les réseaux sociaux, multiplication des posts Facebook et des hashtags #NouRivéLaNouTéKay #JaiMalAMonIle #SatanRivé

3- Des vidéos du drame circulent. Les gens partagent sur les groupes Whatsapp. Les mêmes gens postent des statuts indignés sur les gens qui partagent ces vidéos. Ah.

4- France Antilles titre « Piqué pour un portable, la goutte de trop ». Page de gauche : les chiffres de la violence 2016 : 22 crimes de sang. Page de droite interview croisée de Raphael Speronel/Erol Nuissier psychologues : « La société guadeloupéenne est violente ». Analyse.

5- « La nouvelle équipe ne fait rien » Victorin Lurel est effaré. « L’ancienne équipe n’a rien fait » Ary Chalus est en colère. Le Maire de Pointe à Pitre ne comprend pas. Le maire des Abymes ne comprend pas. La Région est « endeuillée et va prendre des mesures ». C’est la faute de l’abandon de la France. Du Ministre de l’Intérieur. De François Hollande. Ibo Simon rappelle qu’il nous avait prévenus. 

6- Les guadeloupéens proposent une Marche pour la paix. D’autres qu’on « pende par les graines ces petits makomè ». Point makomè atteint. C’est la faute des Illuminatis. De Babylone. Des clips. De Rihanna. Des Iphones à l’école qui devraient être bannis. Des allocs. Du rimé bonda à la Mercury day. Des dominiquais (sauf le 28 octobre, World music festival). Des Haïtiens (sauf T Vice). De l’arrêt du service militaire. Jamais des parents, ni des guadeloupéens. 

7- Brother Jimmy poste une analyse lucide. On se rappelle son post FB de 2009.2010.2011.2012.2013.2014.2015.

8- Un infographiste publie un visuel « Pray for Guadeloupe ». “Je suis Guadeloupe”. Changement des bannières Facebook.

9- Écœurement. Chacun cherche une solution « contre la violence. M. R pense qu’il faut « tchouyé les vermines ». Madame F cite un passage de la Bible « C’est l’apocalypse ».

10- Keros-n est invité par Guadeloupe 1ère pour un « débat contre la violence ». C’est la faute du dancehall. C’est la faute du bouyon. C’est la faute de la trap. Analyse des clips de Russi-la. Ahou ahou. Keros-n rappelle le rôle des parents. Diffusion du clip « Madame » de Keros-n. Il parle bien mais les gens "préfèrent la musique d’Admiral T". Le gendarme invité s’en fout. Il confond les deux sur le plateau.

11- Les télévisions françaises rediffusent le reportage « Violence sous les tropiques ».

12- Les éducateurs de rue, les professeurs, les gens sur le terrain se disent abandonnés. 1500 likes. 550 partages.

1 jour, 2 jours, 5 jours, 1 mois. La vie reprend son cours. Nouveau drame. Repeat.



Nelly Schuster

lundi 12 septembre 2016

Le hold up de ces élus pour qui nous votons, revotons...

Taxes d'ordures ménagères au François - Martinique


2015 : 319 €
2016 : 434 € soit une augmentation de 36,05 % !
Il y aura encore des moutons pour voter pour le même maire et Sénateur Maurice Antiste ?
C'est en plus celui qui a décoré le raciste Hugues Despointes, qui a craché à la gueule des Martiniquais.

E.D