dimanche 25 février 2018

Nou Pep La appelle la population et les élus à la plus grande vigilance face aux annonces du gouvernement sur la chlordecone


Nous venons de lire avec stupéfaction le communiqué conjoint des ministres de la Santé, des Outre-mer et de l’Agriculture et de l’Alimentation suite à leur rencontre avec les parlementaires d’ « Outre-Mer » sur le dossier chlordéone.

Alors que les Martiniquais sont mobilisés depuis plusieurs semaines pour dénoncer la gestion calamiteuse, voire malhonnête du dossier chlordécone par l’état, ces ministres persistent et signent en annonçant des mesures qui ne sont en réalité qu’un épais écran de fumée. En annonçant le retour aux Limites Maximales Résiduelles (LMR : quantité de chlordéone autorisé dans les aliments) de 2005, le gouvernement cherche ni plus ni moins à tromper des parlementaires peu au fait d’un dossier très technique. En effet ces LMR fixées en 2005 étaient des limites provisoires dont la mise en œuvre à été rejetée par l’Union Européenne et qui sont supérieures à celles retenues in fine en 2008. Autre enfumage, l’annonce de la saisine de la « commission européenne afin de confirmer la stratégie française en matière de contrôle ». comme s’il appartenait à l’Union Européenne de fixer une stratégie pour la France en matière de contrôle des denrées alimentaires.

Les autres mesures annoncées ne sont là que pour l’effet d’annonce puisque ce sont des actions déjà prévues par les plans chlordécone mais bloquées depuis des années qui refont subitement surface alors que le mécontentement grandit. De plus, comme tous les plans précédents, les financements réellement mis à disposition sont largement en dessous des sommes annoncées.Autre exemple du cynisme de ce gouvernement, l’annonce de la publication de la cartographie des zones à risques. Alors que ces cartes sont disponibles depuis des années, le gouvernement vient de se voir enjoindre par la CADA (Commission d’Accès au Documents Administratifs) de mettre ce document à disposition du public.
C’est donc contraint et forcé que l’administration doit se résoudre à informer la population sur la contamination des terres Martiniquaises.

Nou Pep La tient à réaffirmer que la Santé des Martiniquais doit rester une priorité absolue devant tout autre intérêt mercantile ou politique. C’est pourquoi nous demandons à la population et aux élus d’observer (la plus grande vigilance devant les annonces du gouvernement et des différents groupes de pression qui ont intérêt au statut quo.

Nous appelons à soutenir l’ensemble des initiatives prises par le peuple et ses organisations visant à faire respecter le droit à la santé et à la dignité des Martiniquais.

C’est pourquoi nous tenons à saluer l’initiative des associations, syndicats et simples citoyens qui ont décidé d’organiser un grand forum social autour de la question du chlordécone afin d’élaborer, en toute indépendance, des propositions concrètes et exiger leur mise en œuvre.

Nous appelons toutes les Martiniquaises et tous les Martiniquais à soutenir cette initiative en participant massivement à l’organisation de ces forums.

P/ Le secrétariat de Nou Pep La -NPL-Jocelyne ARNOUX et Marcelin NADEAU Fort de France le 24 Février 2018

dimanche 28 janvier 2018

POUR BIEN COMPRENDRE LE DEBAT AUTOUR DU TCSP



Afin de permettre à tout un chacun de comprendre le débat entre Martinique Transport et la CFTU, il convient de rappeler les principes sur lesquels est fondé une délégation de service public (DSP).

La DSP pour le transport sur le territoire de la CACEM est un contrat qui lie deux parties :

- D’une part, Martinique Transport, représenté par son Président Mr Alfred MARIE-JEANNE et désigné « l’Autorité délégante »,

- D’autre part, la Compagnie Foyalaise de Transports Urbain (CFTU), mandataire d’un groupement momentané d’entreprises de transport, représenté par son président Mr Alain ALFRED et désigné « le délégataire ».

L’objet du contrat de DSP est de confier au « délégataire » l’exploitation du service public de transport de voyageurs sur le territoire de la CACEM.
Le délégataire dispose d’une exclusivité pour les lignes listées dans le contrat qui constituent le réseau « Mozaïk » au sein duquel ont été intégrées les deux lignes du TCSP.

Les prestations attendues du « délégataire » sont notamment les suivantes :
- la gestion du personnel
- la responsabilité des opérations de transport
- la relation avec les usagers
- la garde des biens du service de transport.

Le « délégataire » a une obligation de résultat pendant toute la durée du contrat qui s’étale sur plusieurs années.

« L’Autorité Délégante » pendant toute la durée du contrat de DSP exerce les compétences d’Autorité Organisatrice de Transport.

A ce titre, notamment, « l’Autorité Délégante » :
- Décide de la consistance et de la nature des dessertes, de la tarification et de la billettique ;
- Décide des tarifs à faire payer par les usagers
- Verse une contribution forfaitaire au « Délégataire », etc.

Le contrat DSP définit les conditions financières du service public de transports des voyageurs, à savoir :

- Les RECETTES (R), essentiellement constituées de la vente des titres de transport auprès de l’ensemble des usagers et complétées de la commercialisation d’espaces publicitaires sur les bus et dans les stations, etc ; 
- Les DEPENSES (D), essentiellement constituées des charges d’exploitation du service, des charges d’entretien des biens mise à disposition par « l’Autorité délégante » et l’amortissement des matériels du « Délégataire » ?

- La CONTRIBUTION FINANCIERE FORFAITAIRE (C), versée, chaque année, par « l’Autorité Délégante » au « Délégataire » en compensation de l’insuffisance de recettes résultant de la vente des tickets aux usagers.

Ces dispositions financières sont basées sur l’équation suivante : D = R+C.

Le règlement de la contribution financière forfaitaire par « l’Autorité Délégante » donne lieu à des versements mensuels au « Délégataire », sous réserve de la vérification du service fait !

Le règlement des sommes dues est soldé sur la base des pièces justificatives certifiées par un expert-comptable et par le commissaire aux comptes agréé du « Délégataire » !

Ce sont ces pièces justificatives qu’Alfred MARIE-JEANNE ne cesse de demander au Président de la CFTU !!!

D’où proviennent les ressources qui permettront à « l’Autorité Délégante » de verser la compensation financière forfaitaire au « Délégataire » ?

De deux sources :

- des taxes sur les carburants (essence eu gasoil), payées par les automobilistes,

- des taxes « Versement-Transport », payées par les employeurs des secteur public et privé de 11 salariés et plus, situés dans le périmètre de la CACEM !

Lorsqu’ on examine l’équilibre financier du système, on se rend compte que si le montant des « DEPENSES (D) » est exagéré par la CFTU, cela nécessite:

- soit une augmentation des tarifs des bus au détriment des voyageurs modestes,
- soit une augmentation de la taxe sur les carburants au détriment des automobilistes,
- soit une augmentation du niveau de la taxe versement Transport aux détriments des employeurs de 11 salariés et plus !

En définitive l’augmentation de la fiscalité pour les contribuables !

J’ai voulu porter ces éléments d’information dans le débat, afin que chacun des citoyens martiniquais constate qu’il est concerné, à un titre ou à un autre par les décisions qui seront prises !

Si la CFTU ne baisse pas « D » :

- l’augmentation de « R » impactera les usagers des transports collectifs,

- l’augmentation de « C » impactera les automobilistes acheteurs de carburants ou les entreprises de 11 salariés ou plus !...

Ces débats qui animent les rapports entre la « CFTU » dirigée par Alain ALFRED, un élu néo-ppm et « Martinique Transport » dirigé par Alfred MARIE-JEANNE, un élu patriote du MIM, ne sont, donc, pas des simples « cancans », comme veulent le faire croire certains journalistes en mal d’audience, mais des débats fondamentaux !

Le 28 janvier 2018 
Daniel MARIE-SAINTE
Elu patriote du MIM

jeudi 25 janvier 2018

LES DESSOUS DU "FEUILLETON TCSP"

Compte-tenu de la violence des attaques menées par les dirigeants "néo-ppm" de la CACEM à l'encontre du Président de Martinique Transport , Alfred MARIE-JEANNE , parce qu'il a dit "NON" aux prétentions financières exorbitantes du président "néo-ppm" de la CFTU, je publie un extrait d'un rapport sur la situation financière calamiteuse de la CFTU.

Cette information permettra de comprendre pourquoi, les élus "néo-ppm" veulent détourner l'attention de l'opinion publique, par des manoeuvres de diversion !

Ce rapport, communiqué aux membres de la CACEM,lors de la réunion du Conseil communautaire du 29 novembre 2017, révèle la situation déficitaire de la CFTU, consécutive à de mauvais choix de gestion faits en 2O15 !

De là, à imaginer de tenter de faire combler le déficit en "gonflant" la somme demandée à Martinique Transport pour faire fonctionner le TCSP, il n'y a qu'un pas ...

Ils ont osé le franchir !

Mais, hélas pour eux, le Président MARIE-JEANNE qui n'est pas un novice en politique, a déjoué leurs manoeuvres.

En conséquence, la CFTU, qui a comme actionnaires, la CACEM pour 53%, la Ville de Fort de France pour 27% et TRANSDEV pour 20%, n'a que la solution de se tourner vers eux pour renflouer ses caisses !

Comme disent les spécialistes : " elle devra appeler ses actionnaires en comblement de son passif " !!!

Le 25 janvier 2018
Daniel MANIEL-SAINTE 
Conseiller Communautaire "Patriote" de la CACEM





RIVIERE DU PRECHEUR



Les produits sableux et rocheux, charriés dans le lit de la Rivière du Prêcheur, par les coulées successives de boue que d’aucuns appellent les «lahars» pour paraître savants, attisent les convoitises !

Le lobby des carriers monte au créneau et cherche par tout moyen à influencer les responsables élus et préfectoraux.

Ils prétendent même (peut-être au nom de la charité chrétienne) qu’ils sont prêts à curer le lit de la rivière GRATUITEMENT !

Ils vont jusqu’à accuser les élus de la Collectivité Territoriale Martinique d’être des incompétents !

Qu’est-ce qui les intéresse en réalité ?

C’est de faire de l’argent !!!

La rivière n’est pas pour eux un écosystème où il y a une faune vivante, mais une source de profits.

C’est une mine d’où on peut extraire des matériaux à commercialiser.

Quitte à «décaler» la rivière du #Prêcheur et son affluent la rivière #Samperre !!!

Devant toutes ces spéculations d’affairistes, le moment venu pour nous de révéler la réalité juridique que nous avons découverte en arrivant aux responsabilités à la CTM en janvier 2016, au sujet de ces deux rivières !

Nous avons découvert deux conventions et un appel d’offres, trois actes ayant pour objet la gestion de la rivière du Prêcheur et son affluent la rivière Samperre :

- Une convention passée entre l’Etat et l’ex-Région Martinique
- Une convention passée entre la Ville du Prêcheur et l’ex-Région Martinique
- Un appel d’offres ayant pour objet de désigner une entreprise pour assurer «l’entretien de la rivière du Prêcheur et des travaux de curage»

1°) LA CONVENTION ETAT-REGION MARTINIQUE :

Il s’agit d’une «Convention relative au transfert expérimental à la Région Martinique de la compétence pour aménager et entretenir le domaine public fluvial de la rivière du Prêcheur de l’embouchure à la source.»

Au titre de cette convention, l’Etat, qui reste propriétaire du domaine public fluvial, a confié à la Région Martinique la charge de la gestion pour une période de 6 ans à compter du 1er janvier 2015.

La Région Martinique qui a accepté la charge d’exercer les «missions d’aménagement, d’entretien et d’exploitation du domaine géré», n’a pas la liberté d’agir car l’Etat a gardé les «missions de police des eaux, de la conservation du domaine public fluvial, de la pêche et de la chasse.» (Fin de citations)

Il faut, également, savoir que transfert de ces nouvelles charges à la Région Martinique était accompagnée de la promesse d’une nouvelle ressource venant de l’Etat, qui, en dépit de son faible montant (14.073 € par an), n’a fait, jusqu’à aujourd’hui, l’objet d’aucun versement !

2°) LA CONVENTION VILLE DU PRECHEUR – REGION MARTINIQUE :

Cette seconde convention, sans dispositions financières, qui a pris effet également en janvier 2015, a pour objet de répartir les rôles entre la Ville du Prêcheur et la Région Martinique :
- A la Ville du Prêcheur, la mission de surveillance de la rivière et «l’information de tous les usagers du domaine publique fluvial (riverains et entreprises)»

- A la Région Martinique la mission d’assurer la «maîtrise d’ouvrage des marchés publics nécessaires à l’entretien et l’aménagement de la rivière» et en particulier la prise en charge financière de ces travaux.




3°) LE MARCHE D’ENTRETIEN DE LA RIVIERE ET DES TRAVAUX DE CURAGE :

Après la mise en place de la CTM, en janvier 2016, nous avons découvert qu’appel d’offres avait été lancé par l’ex-Président de la Région Martinique, en novembre 2015, soit 15 jours avant le 1er tour des élections de la CTM avec une date de remises des offres fixée entre le 1er et 2ème tour des élections de décembre 2015 !

Plus curieux encore, alors que la gestion de la Rivière du Prêcheur avait été transférée depuis près d’un à l’ex-Région, nous avons découvert que le DCE (dossier de consultation des entreprises) avait été rédigé par la DEAL qui avait été choisi, sans mise en concurrence, par l’ex-président de Région, pour assurer la mission de maître d’œuvre.

La lecture des pièces du marché qui a été attribué à une entreprise martiniquaises, nous a révélé que, l’essentiel des pouvoirs de décisions sur le chantier étaient confié aux fonctionnaires d’Etat de la DEAL, l’ex-Région n’ayant que la charge de payer le coût des travaux !

Ce marché d’un type particulier, prévoit que, lors des travaux de curage, l’entreprise est rémunérée pour les travaux de curage, le transport et la mise en décharge des déchets sous le contrôle de la DEAL (maître d’œuvre).

Lorsque les matériaux pierreux peuvent être valorisés, l’entreprise est rémunérée pour le curage et le transport jusqu’à une zone de dépôt, agréé par la DEAL, mais l’entreprise paie, à un prix convenu dans la contrat de marché, pour disposer librement de ces matériaux !!!

Autre curiosité, seuls les engins de l’entreprise désignée pour les travaux, sont autorisés à évoluer dans le lit de la rivière, par le maître d’œuvre !

Telle est la réalité juridique que nous avons découverte en étudiant les documents que nous avons trouvés en arrivant à la CTM.

La loi faisant obligation à la CTM d’assumer l’intégralité des engagements pris par l’ex-Région et l’ex-Département, nous sommes contraints d’assumer.

Toutefois, vu la multitude de réunions que tiennent les diverses, à la Mairie ou à la Sous-Préfecture, une question se pose :

Dans la gestion de la rivière du Prêcheur qui commande ?

Le Maire du Prêcheur, parce que son territoire est traversé par la rivière ?

Le Préfet parce qu’il a gardé la police de l’eau et que, selon les dispositions du marché passé avec l’entreprise ses services devrait assumer rôle de maître d’œuvre ?

Le Président du Conseil Exécutif de CTM, à qui la convention Etat-Région pour le transfert de gestion, confie le rôle de Maitre d’ouvrage avec la charge de payer le coût de travaux?

Quand de surcroit, le lobby des carriers viennent poser la question de la gestion des matériaux valorisables, issus du curage de la rivière du Prêcheur et des profits commerciaux qu’ils peuvent générer, le confusion devient totale !

A chacun de se faire son jugement !!!

Le 24 janvier 2018

Daniel MARIE-SAINTE
Conseiller Exécutif de la CTM
En charge des infrastructures

mercredi 24 janvier 2018

Ils ont sacrifié la population pour quelques bananes, et des subventions


 Vous aussi, vous avez dégusté les délicieuses écrevisses de Séguineau, au Lorrain, Martinique? C'est vrai que 200 fois le taux de chlordecone toléré, ça doit donner du goût...

L'affaire est grave, et loin d'être terminée. La rémanence, c'est à dire la durée d'activité de ce pesticide, varie de soixante ans à sept siècles selon les sols!

Qui, et pourquoi?

D'abord, cette molécule de chlordécone est brevetée aux USA et commercialisée sous le nom de Kepone en 1952. En 1976, les Etats-Unis interdisent ce produit. Ce pays, qui ne connaît pas une patate sur le principe de précaution, et à peine celui de réparation , qui fourgue ses OGM en phase bêta-tests à la moitié de la planète, qui n'a instauré aucune traçabilité obligatoire des produits alimentaires, en arrive à considérer ce pesticide comme trop dangereux.

Mais ici, non.

Source FB - V. Votier sur le post de Josépha Luce

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Ils ont sacrifié la population pour quelques bananes, et des subventions


Laurent de Laguarigue, béké martiniquais, rachète en 1981 à vil prix, puisqu'interdit depuis 5 ans, les stocks et le brevet du chlordécone aux Ricains, à Allied Chemical.

Oui, vous avez bien lu: Monsieur Laurent de Laguarigue RACHETE en 1981 le brevet d'un produit INTERDIT, pour nous le balancer sur la figure pendant 12 ans EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE, et sans que ce Monsieur soit inquiété jusqu'à ce jour. 

Avec l'aide de ses potes békés qui sirotent le JM avec le Ministre, il le fait homologuer, le fabrique au Brésil, et le vend sous le nom de Curlone dans les magasins du même nom ( Laguarigue, pas Curlone, faut suivre ) . Il en déverse des tonnes, de sa saloperie, sur la Martinique jusqu'en 1993, pendant plus de 10 ans... L'épandage aérien sur les zones habitées, rien n'est épargné. Les témoignages de petits planteurs, ignorants de la nocivité, victimes et souvent esclaves économiques du colon sont accablants: l'épandage par seaux, à mains nues, sans protections, sous le soleil. Les saignements de nez , l'odeur infecte des produits. Et puis ensuite les cancers...

Henri Nallet, Ministre de l'Agriculture: 
en 1990, le Curlone est interdit de vente en France. Ce Sinistre Ministre signe une dérogation pour que l'on continue à balancer des pesticides INTERDITS sur la population de ce pays pendant encore 2 ans.
Et qui est ce Monsieur Nallet? Il a été Conseiller aux Affaires Internationales du Groupe Servier...
Vous avez dit Servier? Bon sûr mais c'est bien sang! L'affaire du Médiator! Ce Mr Nallet a défendu les intérêts d'un laboratoire criminel, condamné pour tel... Je vous l'avais dit: Sinistre Triste Ministre...

Jean-Pierre Soisson: autre Sinistre de l'Agriculture, qui nous en a remis une couche, et n'a pas dérogé à la règle: une p'tite dérogation pour ses copains en 1991, et encore 2 ans de tartinage de pesticides sur notre île, où, comme vous le savez, l'air a des senteurs de sucre et de vanille... surtout dans les champ de bananes de Vivé après le passage de l'épandage aérien... Il a fallu attendre quand même Septembre 2014 pour que l'épandage aérien soit enfin interdit, après moults dérogations préfectorales. Il s'en fout, le Préfet, Didier pa ni banann...

Ensuite viennent certains politiques locaux, macoutes de pacotille, avides de pouvoir, et autres kok-jemm du pitt local , krab ka véyé dan barik , mortiférés tournant dans la calebasse césairienne, dont le silence sur ces questions relèvent à la fois d'un fatalisme prudent, et d'une myopie caractérisée: leur horizon intellectuel s'est, depuis plusieurs années, arrêté à Décembre 2015, c'est à dire aux élections pour la CTM. 
Les Guadeloupéens se sont montrés plus combatifs: en 2006, une plainte contre X a été déposée par l'Union des Consommateurs de Guadeloupe, et l'avocat écologiste député Verts Harry Durimel. Cette plainte a été plusieurs fois ajournée pour "vice de procédure", et est toujours en cours...

Nos politiques sont, jusqu'à présent, beaucoup plus forts pour s'invectiver que pour travailler ensemble. Ils n'ont eu sur ce sujet aucune position commune, alors qu'il s'agit là d'un problème de santé publique.
Ils ont peut-être pris goût aux touchers rectaux... en tout cas ils se reconnaîtront eux-mêmes. Je vous laisse juges de leur détermination.

La banane intensive: une agriculture du tiers-monde.

Les colons locaux utilisent depuis des siècles des techniques de culture intensives sur un territoire qui n'en a absolument pas la capacité. Au lieu de laisser cette agriculture à des pays qui en ont vraiment besoin, et développer d'autres secteurs qui auraient un peu élevé le QI de la masse ouvrière concernée, ils ont préféré continuer cette culture coloniale pour une excellente raison: 

La culture de la banane n'est qu'un prétexte pour toucher des subventions, de l'argent public. 

Un bananier par terre est un bananier qui rapporte

Le bananier n'est pas un arbre, mais une plante herbacée, de l'herbe, quoi... Et donc au moindre coup de vent, il se couche plus vite qu'une péripatéticienne des Terres-Sainvilles. L'analogie ne s'arrête pas là, puisqu'après un cyclone, ces messieurs se dépêchent de prendre un hélico, et d'aller "relever les compteurs" pour dénombrer leurs "pertes" et calculer leurs indemnités. Jackpot! 

Inconséquences et conséquences

Leur cupidité a entraîné toute la filière banane dans un marasme sans manman, laissant sur le carreau tous les petits planteurs. Les champs de bananes sont de plus en plus remplacés par des supermarchés ( oui, oui, ils se sont reconvertis...) ou des lotissements, alors qu'on aurait pu, comme à la Dominique, développer une banane bio, diversifier les variétés, planter d'autres espèces etc... Non, ce qui intéresse ces capitalistes voyous, c'est le profit à court terme.

Alors ils nous disent que c'est fini, plus de chlordecone, promis juré. Sauf que ces produits n'étaient pas tous seuls: des tonnes d'insecticides ( TEMIK, etc..) ont été également déversés pendant des décennies, et traînent encore dans les hangars désaffectés des planteurs. Ils continuent aujourd'hui avec des produits soit-disant moins rémanents, des désherbants comme le RoundUp, le BastaF1... que nous retrouvons dans nos mangroves et nos nappes phréatiques.

Aujourd'hui, nul ne peut dépolluer un sol contaminé par le chlordecone. Aucun produit, aucune technique ne peut venir à bout de ce poison. On en a juste pour quelques siècles...

Aucun suivi sanitaire n'a été mise en place. ll faut dire que la détection du chlordecone dans le sang coûte entre 500 et 1000 euros par analyse, non remboursés, et que peu de labos en sont capables.

En guise d'étude épidémiologique, on se contentera des avis d'obsèques...

Le Mediator des Laboratoires Servier serait à l'origine de 500 à 2000 morts, depuis 1976. On connaît le battage "médiatorique", et le procès retentissant.

Quand verra-t-on Messieurs Laurent de Laguarigue, Henri Nallet, Jean-Pierre Soisson, et leur copains, devant un tribunal pour répondre de leurs actes?

Est-il normal que ces gens n'aient à répondre de rien?

Pas responsables, pas coupables ?

Patrick JEAN-ELIE31/10/2015

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jeudi 18 janvier 2018

ECLAIRAGE PUBLIC DES VOIES ET DES QUARTIERS : A LA CHARGE DES MAIRES !



Beaucoup de citoyens, usagers de la route, m’interpellent, en ma qualité de Conseiller Exécutif de la CTM en charge des infrastructures, à propos de manque d’éclairage public le long de certaines routes en agglomération.

Certains maires leur auraient même déclaré que lorsqu’il s’agit de RN ou RD, ce serait à la CTM d’en assurer l’éclairage public !

C’est donc l’occasion, pour moi, de rappeler ce que dit la loi, en l’occurrence, le Code générale des Collectivités, quant à la répartition des compétences !

En agglomération, les Maires ont en charge la sécurité des administrés sur les voies publiques quelque soit leur statut, communale, départementale ou nationale !

Les réseaux d’éclairage public, participant de la sécurité et de la tranquillité nocturne des administrés, doivent donc être installés et entretenus par les villes.

A titre d’exemple, l’éclairage public de la rocade de Fort de France dans sa traversée de l’agglomération foyalaise doit être assuré par la mairie de Fort de France, en dépit du fait que cette route soit une départementale !


Je suis, personnellement, bien placé pour le savoir !

Car ayant exercé, pendant une trentaine d’années (1974 à 2004), les fonctions d’ingénieur en chef, Directeur des Travaux aux services municipaux de Fort de France, j’avais la charge de concevoir, de réaliser et de gérer les réseaux d’éclairage public dans de toute l’agglomération foyalaise et, en particulier, le long de toutes les voies quelque soit leur statut !

Aux responsabilités au Conseil régional de 1998 à 2010, puis à la CTM depuis janvier 2016, le Président Alfred MARIE-JEANNE et moi, les dérogations, que nous ayons faites, sont :
- 1°) l’installation et la gestion d’un réseau d’éclairage public le long de l’autoroute entre le carrefour de Dillon à Fort de France et l’échangeur de l’aéroport au Lamentin.

Nous avons considéré qu’il s’agissait là de la « porte d’entrée » de la Martinique pour le visiteur sortant à l’aéroport !

- 2°) pour améliorer la sécurité routière de nuit, l’installation d’éclairage dans les carrefours giratoires sur les RN, à la condition que les maires des communes concernées acceptent d’en assurer la gestion et le fonctionnement.

En conclusion, les maires qui doivent faire réaliser les réseaux d’éclairage public sur le territoire de leur commune.

Ce qui n’exclut pas qu’ils puissent, éventuellement, bénéficier d’aides en investissement de la CTM, s’ils en font la demande !

Le 17 janvier 2018 
Daniel MARIE-SAINTE
Conseiller Exécutif de la CTM
En charge des infrastructures

vendredi 5 janvier 2018

CHLORDÉCONE : DE NOUVELLES LIMITES MAXIMALES DE RÉSIDU QUI INTERROGENT


Ainsi, avec la bénédiction du ministère de l'agriculture et de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, l'Union Européenne a pris la décision de multiplier par 5 les limites maximales de résidu de #chlordécone autorisées pour la viande (porcins, bovins, ovins, caprins, équins ) et par 10 pour les volailles.

En substance, il est désormais légalement permis de vendre et de consommer des produits carnés cinq fois ou dix fois plus contaminés par la #chlordécone...

Ces nouvelles limites maximales semblent concerner toutes les parties des animaux alors que l'on sait que les concentrations de #chlordécone sont plus élevées dans la graisse que dans les muscles et le sont encore davantage dans le foie.

Ces mesures sortent manifestement des politiques de prévention jusqu'alors affichées et doivent nous interpeller, surtout dans un contexte où la Martinique détient le record mondial du cancer de la prostate.

Nous reviendrons sur le sujet.


Francis CAROLE
Martinique

Dimanche 31 décembre 2017



Enquête sur le scandale du chlordecone en Martinique.